« Il faut pardonner, pardonner malgré tout ! »
Le 17 janvier 2013, le Père Werenfried van Straaten, fondateur de l’AED, aurait fêté l’anniversaire de ses 100 ans.
Dans les 17 pays donateurs de l’AED, l’année 2013 sera marquée par différentes commémorations : expositions, concerts de bienfaisance, publications spéciales, débats publics et journées de rencontre auxquels seront conviés de nombreux représentants de l’Église universelle. Un grand pèlerinage commun des collaborateurs et des bienfaiteurs de l’AED se tiendra à Rome.
Né aux Pays-Bas le 17 janvier 1913, le Père Werenfried van Straaten est rentré en 1934 dans l’abbaye des prémontrés de Tongerlo en Belgique.
Après la seconde guerre mondiale, il appela les catholiques aux Pays-Bas et en Belgique à aider par des dons de nourriture et de vêtements la population allemande en détresse, les « ennemis honnis d’hier ». Il s’agissait des millions de réfugiés allemands chassés des territoires de l’Est.
Selon ses propres écrits : « Beaucoup, meurtris, blessés, ne pensaient qu’à se venger, à épurer. D’autres profitaient de la misère des autres avec le marché noir… partout des ruines, des familles en deuil, la pauvreté et la faim. Pourtant tout pour moi ne pouvait trouver de solution effective que dans l’amour du prochain. »
Bouleversé, le Père Werenfried, nom choisi qui signifie « combattant pour la Paix », disait à l’époque aux personnes qui avaient pourtant beaucoup souffert de l’occupation nazie : « L’amour exige que l’on prenne nettement position à l’égard des affamés, des persécutés, de ceux qui sont nus, malades ou prisonniers. Il faut pardonner, pardonner malgré tout ! »
L’AED est donc née dans un désir profond de son fondateur d’œuvrer en faveur de la réconciliation entre les peuples.
C’est à cette action qu’il dut son surnom de « Père au lard » et que naquit l’AED, qui étendit ensuite ses activités dans le monde entier, soutenant aujourd’hui plus de 150 pays.
Le Père Werenfried a aussi été le « découvreur » de Mère Teresa de Calcutta et la rendit célèbre en Europe alors qu’elle était encore parfaitement inconnue à l’échelle internationale au début des années 1960.
Le Père Werenfried van Straaten était un ami intime du Bienheureux Jean-Paul II, candidat au Prix Nobel de la paix et l’un des « maîtres d’œuvre d’une Europe unie et chrétienne ». Il s’éteint le 31 janvier 2003, laissant derrière lui une œuvre immense.

