> Il faut que les Chrétiens puissent rester en Terre Sainte
Il est nécessaire d’accomplir tous les efforts possibles afin
que les chrétiens continuent de rester en Terre Sainte, comme
témoins du Seigneur et promoteurs de paix.
C’est ce qu’a affirmé en synthèse le cardinal Leonardo Sandri,
préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, à l’occasion
de la 81e session de la ROACO (Réunion des Œuvres d’Aide aux
Eglises Orientales), le 23 juin à Rome.
Dans son intervention, le cardinal Sandri a souligné un contexte
caractérisé par une réduction des dons, qui s’ajoute à une
réduction sensible des offrandes de messes, qui constituent pour
beaucoup de prêtres orientaux la seule forme de subsistance.
« Il faut que toute l’Eglise mette en pratique une grande
générosité et charité, afin que tous nos frères, qui aujourd’hui
quittent malheureusement la terre du Seigneur, restent comme des
témoins vivants de son passage au milieu de nous » a-t-il
souligné. « Le pape - a-t-il ajouté à Radio Vatican - a porté
la Terre Sainte, de manière beaucoup plus spécifique, à l’attention
de tous les catholiques du monde, de tous les chrétiens. C’est
pourquoi nous souhaitons, à la lumière de ses discours, renouveler
encore notre engagement de proximité et de solidarité envers nos
frères qui vivent sur la terre du Seigneur ».
« Vivre ensemble »
Lors de cette même assemblée de la ROACO, S.B Fouad Twal,
patriarche latin de Jérusalem, a invité au « dialogue »,
à la « collaboration » en Terre Sainte.
Le patriarche latin de Jérusalem a évoqué la situation de la Terre
Sainte, en affirmant que « personne n’est disposé à préparer
ses valises et à partir avec un peuple : ni l’israélien, ni le
palestinien, ni le musulman, ni le chrétien ». « Nous
sommes invités à vivre ensemble », a-t-il ajouté. « Ce
serait mieux de vivre sous le signe du dialogue, de la
collaboration, du respect plutôt que d’affronter d’autres mois de
conflits, de violence », a encore souligné le patriarche, pour
qui « l’Eglise a toujours été un élément de paix, de
collaboration, de pacification ». « Espérons de pouvoir
aller de l’avant avec cette mission ! », a-t-il souhaité.
Enfin, Mgr Fouad Twal a souligné un autre moyen d’aider les
jeunes : celui de construire des maisons. « Ces efforts
servent à limiter, à freiner l’immigration : de nombreux jeunes
couples ne peuvent pas non plus célébrer leur mariage ou créer une
famille parce qu’il n’ont pas les moyens de construire une
maison », a-t-il expliqué.
« A travers l’aide de ces organisations, nous pouvons assurer
une habitation pour les jeunes couples chrétiens ». « Et
c’est un des nombreux moyens de donner de l’espérance aux jeunes et
d’éviter ou de limiter le phénomène de l’immigration », a
conclu S.B. Fouad Twal.
(Source : Zénit)





