> Les Philippines frappées par une série d’attentats : bilan provisoire, 11 morts
Au moins 5 personnes ont été tuées et 34 autres blessées,
dimanche 5 juillet par l’explosion d’une bombe devant une église
dans le sud des Philippines, a annoncé la police qui a attribué
l’attaque à des rebelles musulmans. L’engin a explosé alors que des fidèles
sortaient de la cathédrale de l’Immaculée Conception, dans la ville
de Cotabato (Mindanao), après avoir assisté à la messe, a précisé
la police. Au Vatican, Benoît XVI a prié pour les victimes de “cet
acte ignoble”. “J’élève ma voix pour condamner une fois encore le
recours à la violence, qui n’est jamais une manière valable de
résoudre les problèmes”, a lancé le pape, s’adressant aux pèlerins
rassemblés sur la place Saint Pierre de Rome.
L’attaque n’a pas été revendiquée, mais un porte-parole de l’armée,
le lieutenant-colonel Jonathan Ponce, a immédiatement mis en cause
les rebelles séparatistes musulmans du Front Moro islamique de
Libération (MILF). Fort de 12.000 hommes, le MILF mène une guérilla
depuis 30 ans pour obtenir un Etat islamique indépendant dans le
sud des Philippines
Le cauchemar s’est poursuivi mardi 7 juillet : au moins six
personnes ont été tuées et 40 autres blessées dans deux attentats à
la bombe sur l’île de Jolo, dans le sud des Philippines, ont
indiqué des responsables policiers, attribuant la responsabilité
des attaques au groupe islamiste Abou Sayyaf.
La première bombe a explosé dans une zone commerciale de l’île de
Jolo, tuant six personnes et en blessant 30 autres, selon la police
locale. Selon la presse locale, un engin aurait été placé sur une
moto garée près d’une église catholique, la Mount Carmel Church.
Deux heures plus tard, une autre bombe a explosé à proximité d’une
jeep militaire de patrouille, à Iligan, sur l’île de Mindanao,
faisant au moins 10 blessés, dont 3 soldats, selon l’armée.
Selon le principal conseiller de la présidente Gloria Arroyo pour
le sud du pays, Jesus Dureza, les attaques à la bombe des derniers
jours ont été coordonnées. “Il ne s’agit plus d’actes isolés mais
d’attaques orchestrées”, a-t-il déclaré. Il a indiqué que des
militants étrangers de la Jemaah Islamiyah (JI) se trouvent dans le
sud des Philippines et entraînent des habitants de l’île en vue
d’attentats à la bombe.







