> Les défis de l’Eglise en Egypte
Le fondamentalisme religieux, l’émigration des cadres chrétiens,
les réfugiés, le travail œcuménique, la formation adéquate des
prêtres, des religieux et religieuses et des laïcs, pour faire face
aux changements de la société : autant
de défis pour l’Église catholique d’Egypte qui ont été présentés
par Mgr Kyrillos William, évêque d’Assiout des coptes, lors du
Synode pour l’Afrique réuni actuellement à Rome.
Sur une population totale de 80 millions d’habitants, a expliqué
Mgr William, « les chrétiens en Égypte sont environ 10
millions, dont quelque 300.000 catholiques » : coptes
catholiques, majoritaires, melkites, maronites, syriens, arméniens,
chaldéens et latins. Il souligne aussi la nécessité de
« promouvoir la communion entre les différents rites et les
nouveaux mouvements dans l’Église ».
L’Église catholique d’Égypte est « une petite communauté qui
garde son cachet d’Église universelle, elle porte aussi les soucis
de toute Église africaine, tout en ayant sa spécificité, vivant
dans un contexte arabo-musulman différent de celui des autres pays
africains », a fait observer l’évêque : « Elle est aussi
une Église locale riche de traditions, de cultures, de rites et une
liturgie propre ».
Les activités socio-pastorales des diocèses, des congrégations
religieuses et des organismes laïcs donnent « la priorité à
l’éducation ».
« Par l’école, a précisé Mgr William, nous formons l’enfant à
la tolérance, au respect de l’autre différent et aux valeurs
humaines. Cette formation crée des ponts entre les différentes
couches religieuses et sociales ».
Mais l’Eglise locale s’investit aussi dans le domaine du
développement socio-économique : « promotion de la
femme » et « animation rurale » par
l’alphabétisation, la santé, les micro projets, etc.







