> Irak : Deux églises attaquées, regain de tensions à l’approche de Noël
A nouveau, le choc et la peur ont saisi l’Église en Irak après
un double attentat dans la métropole de Mossoul, au nord de
l’Irak.
Une bombe a d’abord explosé devant l’église syro-catholique d’Al
Beshara à Mossoul, dans la matinée du mardi 15 décembre. Cet
attentat n’a fait que des dégâts matériels. Dans les murs, se trouve une école chrétienne,
mais les élèves ont réussi à se mettre à l’abri.
Quelques heures plus tard, une seconde bombe a explosé dans
l’église syro-orthodoxe d’Al Gahera, en plein centre de Mossoul.
Plusieurs personnes ont été blessées par l’explosion qui a fait des
dégâts considérables dans cette église située au cœur d’un quartier
très populaire du district d’Al Shefaa, dans le centre ville.
Continuer à préparer Noël, malgré la « peur et le
choc »
Le gouvernement de Bagdad a averti les dirigeants des Églises que
d’autres attaques étaient possibles dans la période de Noël,
demandant aux prêtres, religieux et religieuses d’être spécialement
vigilants.
Pour Mgr Casmoussa, archevêque syro-catholique de
Bagdad, ces attaques sont « un mauvais signal pour les
chrétiens à la veille de Noël ». Elles visent à montrer que
l’Etat irakien n’est pas maître de la situation et que la
communauté chrétienne est toujours plus vulnérable et soumise à de
nombreux dangers. « Il est urgent que les minorités comme les
chrétiens soient davantage protégées par les institutions de
l’Etat », a lancé l’évêque syriaque de Mossoul, qui a trouvé
refuge dans son village natal de Karakosh, dans la Plaine de
Ninive.
L’an dernier, suite à des attaques meurtrières, près de 15 000
chrétiens de Mossoul s’étaient enfuis de cette grande ville située
à moins de 400km au nord de Bagdad, où règnent des groupes armés
sunnites. Selon le dernier bilan publié par la BBC, les derniers
attentats de Mossoul ont fait quatre morts et une quarantaine de
blessés.







