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> Violences inter-religieuses : 300 morts au Nigéria

21/01/2010

Malgré le déploiement de l’armée nigériane, les affrontements entre chrétiens et musulmans se sont poursuivis ce mercredi 20 janvier 2010 dans la ville de Jos. Les confrontations ont fait en trois jours déjà près de 300 morts et se sont étendues dans la périphérie de cette agglomération du centre-nord du pays. Les combats ont éclaté dimanche 17 janvier en raison de la construction d’une mosquée dans un quartier chrétien de cette ville située entre le nord musulman et le sud chrétien et animiste, une agglomération où vit un demi-million d’habitants.
Le déploiement des militaires, mardi 19 janvier, a permis de calmer la situation. Mais ce mercredi 20 janvier au matin, avant même la levée du jour, de nouvelles attaques se sont produites au sud de Jos, dans une zone où l’armée n’était pas encore déployée.
On parle de maisons brûlées. Des centaines d’habitants fuient vers le centre-ville. Il est difficile de donner un bilan. Les militaires ont été dépêchés sur place pour tenter de mettre un terme à ces nouveaux affrontements. Depuis le début de cette crise, la stratégie des belligérants est toujours la même : des attaques d’une communauté sur l’autre dans des secteurs non protégés par les autorités, avant même la levée du jour pour conserver l’effet de surprise.
Les autorités locales sont aujourd’hui mises en cause par les habitants de Jos qui ne comprennent pas comment - pour la troisième fois depuis 2001 - un tel niveau de violences ait pu être atteint. On parle ainsi de plusieurs centaines de morts et de plus de 20 000 déplacés. Ces déplacés sont aujourd’hui orientés vers une dizaine de camps à l’intérieur, comme à l’extérieur de la ville. Ils ont fui en laissant tout derrière eux et ont un besoin urgent d’assistance.

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