> Pakistan: l’AED lance une grande chaîne de prière
« C’est l’incident le plus tragique auquel j’ai assisté en
10 années d’efforts et de présence auprès de victimes de la loi
anti-blasphème » a affirmé Atif Jamil Pagaan, un
porte-parole de la fondation démocratique des minorités du
Pakistan.
Le 19 juillet dernier, deux frères d’une famille catholique, Rashid
et Sajid Emmanuel, étaient froidement abattus à la sortie du
tribunal qui venait pourtant de les disculper d’une accusation de
blasphème, pesant sur eux depuis le début du mois. Un
feuillet manuscrit, comportant de graves diffamations à l’encontre
de l’islam et de Mahomet, circulait avec les noms et coordonnées
des deux hommes en question. L’enquête venait de prouver qu’ils
n’en étaient pas les auteurs. Les chrétiens n’ont pas manqué de
manifester leur douleur et leur peine.
Voir notre précédente dépêche.
Quelques heures plus tard, dans la nuit du 19 au 20 juillet, quelque 2000 militants islamistes saccageaient le quartier chrétien de Faisalabad, mettant le feu aux échoppes et lançant des pierres contre la façade de l’église catholique du Saint-Rosaire.
Quatre prêtres ont sillonné le quartier toute la nuit pour
exhorter les chrétiens à ne pas rentrer dans la spirale de la
violence. « Nous sommes du Christ, nous aimons la paix,
nous pardonnons à nos agresseurs » a indiqué l’un d’eux,
le père Khalid Rashid Asi, vicaire général du diocèse de
Faisalabad, selon des propos rapportés par l’agence Fides.
Les funérailles des deux frères ont été célébrées par Mgr Coutts,
évêque de Faisalabad, le lendemain de leur
assassinat.
Interrogé par l’agence Fides, Mgr Coutts, a déclaré : « Il y a des forces obscures qui cherchent à provoquer la haine et le conflit entre les deux communautés. Nous pensons aux attaques récentes contre le temple des ahmadis à Lahore et à la mosquée chiite à Sargodha, et à présent la violence à Faisalabad : je crois qu’il s’agit d’une stratégie pour faire monter la tension et la haine interreligieuse au Pakistan ».
L’Eglise, par la voix de l’évêque, n’a de cesse
d’inviter à la paix : « Nous resterons en contact
avec les autorités civiles et les chefs religieux, en expliquant
que les chrétiens ne haïssent pas les musulmans et veulent la paix.
Bien sûr, ce travail est bien compliqué aujourd’hui, puisqu’un
écart s’est créé entre la communauté chrétienne, nombreuse à
Faisalabad, et une grande partie de la communauté islamique. Nous
essayons de servir de médiateur, grâce à la bonne volonté de
certains chefs islamiques, mais c’est très difficile. La première
étape est de reconstruire une confiance réciproque », a
poursuivi l’évêque.
Dieu pleure aujourd’hui au Pakistan
aurait dit notre bien aimé fondateur, le père
Werenfried.
Les chrétiens sont terrorisés, ils tentent de chercher refuge
ailleurs. La loi sur le blasphème est encore une fois à
l’origine de cette situation tragique.
« L’Eglise du Pakistan est en première ligne, avec la
Commission Justice et Paix, au sein de la Conférence Episcopale,
pour demander son abrogation. Nous continuerons cette
campagne pour la justice, la liberté et le droit. Mais la loi est
le fruit d’une mentalité, d’une attitude culturelle : il faut
travailler beaucoup dans le dialogue interreligieux pour changer
cette mentalité. Nombre de chefs musulmans sont aussi en
colère à cause de la situation internationale, et des idées
radicales contre l’Occident et contre le Sionisme circulent. Notre
travail de médiation et de pacification n’est pas facile, mais nous
faisons confiance à l’aide de Dieu et de tous les chrétiens du
monde », a affirmé mgr Coutts, qui souhaite faire prendre
conscience au monde entier de la situation catastrophique de
l’Eglise du Pakistan.
Que faire ?
PRIER pour les chrétiens du Pakistan :
- A partir de la prière des
martyrs
Donnons ainsi la force aux chrétiens du Pakistan de ne pas rentrer dans la spirale de la violence. « Nous appartenons au Christ, nous aimons la paix, nous pardonnons à nos agresseurs », a indiqué le père Khalid Rashid Asi, vicaire général du diocèse de Faisalabad. - En faisant célébrer des messes pour
eux
Ainsi nous répondons à l’appel de Mgr Coutts : « Nous offrons le sang de ces innocents à Dieu avec le sang du Christ. Il servira à notre salut et, espérons-le, à la guérison de notre communauté de Faisalabad, rongée par la haine et la violence. »
DIFFUSER A VOTRE ENTOURAGE LA
PETITION, afin de leur proposer de joindre leurs voix
à des milliers d’autres qui ont demandé l’abrogation de la loi
anti-blasphème au Pakistan, à l’origine des violences à l’encontre
des minorités religieuses.
Les chrétiens du Pakistan comptent sur nous, ne les abandonnons
pas.











