Colloque de l’AED : Quand l’Orient découvre la Lumière

Le prochain colloque de l’AED, en partenariat avec l’association EEChO (Etudes des Enjeux du Christianisme des Origines), se tiendra à Paris les

VENDREDI 30 NOVEMBRE & SAMEDI 1er DECEMBRE 2012
- 9h à 18h-

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Quand l’Orient découvre la Lumière

Sur les pas de Saint Thomas en Irak, Iran, Inde, Chine
L’évangélisation hier et aujourd’hui
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Comment la Bonne Nouvelle s’est-elle répandue du Proche à l’Extrême-Orient? Quels ont été les itinéraires des apôtres et plus précisément celui de Thomas? Sur quels éléments peut-on aujourd’hui s’appuyer pour tirer des conclusions?
Quelles leçons recevoir aujourd’hui de l’évangélisation du premier siècle de notre ère? Qu’est-ce qui caractérise l’évangélisation de cette partie du globe? Quels sont les enjeux de ces études pour notre époque?

L’AED, en partenariat avec EEChO, vous propose d’explorer, deux jours durant,  ces sujets passionnants sur lesquels les récentes découvertes semblent ouvrir des perspectives nouvelles.

RESERVER UNE PLACE (attention, les inscriptions pour le vendredi sont closes)

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Merci de noter le lieu du colloque
Vendredi 30 novembre: 21 rue d’Assas (Institut Catholique de Paris, 6°arrdt)
Samedi 1er décembre: 6 rue Albert de Lapparent (Bon Conseil, Paris 7°arrdt)

BRIEF
Ces dernières années, des découvertes archéologiques bouleversantes ont mis en avant un aspect trop méconnu de l’histoire du Ier siècle : le témoignage que les Apôtres et leurs disciples ont porté de par le monde. Parmi ces découvertes, les plus extraordinaires sont de vestiges chrétiens en Chine, en particulier à Lianyungang, un port situé (aujourd’hui) à mi-distance entre les deux grands fleuves.

Là, une frise remontant sans aucun doute aux années 69-70 de notre ère présente cent sept personnages : aucune explication n’a pu être avancée, sinon en rapport avec la venue de l’Apôtre St Thomas. Des études documentaires faites indépendemment permettent d’ailleurs de confirmer cette explication, qui rejoint ce que les Églises orientales, en particulier celle des Assyro-chaldéens, n’ont jamais cessé d’affirmer – mais on a sans doute négligé de les écouter au cours des siècles passés. Des fouilles restent encore à faire dans les environs, tout comme en Inde en plusieurs lieux qui, remontant eux aussi à cette époque chrétienne, sont encore peu connus des chercheurs occidentaux.

Il s’agit d’un patrimoine culturel inouï, qui nous révèle des aspects oubliés de l’histoire des grandes civilisations à l’époque du christianisme des origines. Du point de vue chrétien, ce qui surprend – au regard de notre mentalité actuelle –, c’est l’action que les Apôtres et leurs disciples ont menée : inculturer l’Evangile dans toutes les grandes civilisations et dans une multitude de langues et de cultures (réalisant ainsi ce que le Christ leur avait demandé). Comment ont-ils fait ? Les études relatives au monde araméen – celui même du Christ – et au contexte historique permettent de comprendre.

À deux millénaires de distance, au contraire, l’évangélisation apparaît confrontée à des obstacles importants ; le christianisme apparaît comme dépassé ou inutile, dans un monde culturellement hostile. En Asie, le bouddhisme par exemple ne prédispose clairement pas à l’accueil de l’Evangile. Or, aucune source ne permet de dire que St Thomas y ait été confronté, et en Chine, il est manifestement postérieur de deux siècles à son arrivée. Le rayonnement si rapide et universel des Apôtres s’est donc fait dans des circonstances très différentes de celles d’aujourd’hui.

Il sera donc très important de comparer la situation des Apôtres à celle du monde actuel – et de rappeler ainsi que l’Evangile en Asie n’est pas un produit européen. Si certains venus d’Occident en ont eu l’impression parfois en décelant une sorte de désintérêt vis-à-vis de leur christianisme, cela était dû sans doute au simple fait qu’ils n’arrivaient pas en terrain vierge et que ce continent avait déjà reçu la Lumière. Depuis l’époque des Apôtres jusqu’aux grands massacres des non-musulmans par le turco-mongol Tamerlan (au XIVe siècle), la majorité des chrétiens se situait en Asie : elle était constituée au delà du moyen-Orient des fidèles de la Grande Eglise de l’Orient, basée dans la capitale des Parthes (Ctésiphon) puis dans celle de l’Empire musulman (Bagdad) et au-delà sous les mongols. Ses évêchés couvraient le nord de l’Asie jusqu’en Chine, mais aussi toute l’Inde du sud (du moins jusqu’à l’intervention des Portugais au XVIe siècle). Au reste, jusqu’à il y a peu de siècles, en plusieurs pays ou régions du Proche-Orient, les chrétiens formaient encore la majorité de la population.

Les tables rondes confronteront les multiples approches liées à ces questions et dégageront sans doute des points de vue nouveaux sur l’évangélisation et sur son universalité.

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(attention, les inscriptions pour le vendredi sont closes)
L’inscription est aussi possible par téléphone au 01 39 17 30 25 (confirmation après réception du chèque)

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