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Raphaël Delpard

« Je ne me tairai pas » photo-rd
Il en a été bouleversé. Incrédule d’abord, puis profondément meurtri. Le jour où un ami marocain lui montre une vidéo d’un mariage clandestin de chrétiens algériens, Raphaël Delpard est comme foudroyé par cette découverte : loin des regards et des caméras des grands médias, les chrétiens sont encore persécutés. Dès lors, cet humaniste, cinéaste et écrivain, se lance dans une enquête sans concession : cinq ans d’enquête, dans trente pays, parfois  de manière clandestine, pour aller à la rencontre de ces chrétiens que l’on veut empêcher de croire. Des rencontres par dizaines, bouleversantes, d’hommes et de femmes qui risquent de payer de leur vie leur fidélité au Christ. Des témoignages terribles, décrivant des souffrances horribles, que l’on est loin d’imaginer.
Egypte, Algérie, Irak, Iran, Kazakhstan, Liban, Terre Sainte, Afghanistan,… : accueilli et aidé par des religieuses, des prêtres, des diplomates, des rabbins, Raphaël Delpard entreprend des recherches, dans cet univers qui lui est jusqu’alors inconnu et fait le tour du monde des fosses aux lions du XXIe siècle. 
Pourquoi ? Rien de religieux dans la démarche de cet « athée convaincu ». Mais cette souffrance, insupportable, de ses frères en humanité qui le pousse à la prise de parole, publique. « A l’heure du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, il y a un déni flagrant de liberté de conscience, dans le silence assourdissant des grandes organisations internationales » s’énerve Delpard. De son travail de mémoire –et de ses ouvrages- sur la guerre d’Algérie, la guerre d’Indochine  ou l’Occupation, le cinéaste a gardé la soif de la vérité, et le goût de « débusquer les mensonges de l’Histoire officielle ». Aujourd’hui, il veut alerter le monde sur une tragédie ignorée ou occultée. Il n’a pas de mots assez durs contre le silence des médias qui refusent de relayer les informations sur ce sujet, enferrés dans une sorte de « politiquement correct religieux » qui voudrait faire croire qu’il n’est pas possible de parler des persécutions contre les chrétiens dans les médias laïcs, ces derniers ne croyant parfois même pas aux faits qui leur sont rapportés.
« Tant que je serai vivant, je ne me tairais pas » clame-t-il de sa voix profonde et chaleureuse.

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