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Brésil : Trois évêques menacés de mort. L'épiscopat brésilien a exprimé sa solidarité aux évêques menacés de mort pour leur action pastorale dans le pays.
Trois évêques brésiliens ont reçu des menaces de mort par téléphone ou par écrit : Mgr Erwin Krautler, de la prélature de Xingu, Mgr José Luiz Azcona Hermoso, de la prélature de Marajó, et Mgr Flávio Giovenale, du diocèse d' Abaetetuba (tous situés dans l'Etat du Pará, dans le nord du Brésil).
« Toute agression contre eux nous touche tous, nous leurs frères dans le ministère épiscopal, et le peuple qu'ils servent, d'un zèle intrépide et d'une courageuse clairvoyance », a déclaré la Conférence nationale des Évêques du Brésil (CNBB) dans un communiqué le 14 avril.
« En Jésus Christ nous sommes tous un avec eux et avec les personnes qu'ils défendent: les peuples autochtones, les femmes, les enfants et les adolescents instrumentalisés par le trafic d'êtres humains, vendus comme esclaves sexuels et tués par les drogues ».
« Nous soutenons également leur engagement en défense de l'environnement, auquel la recherche du profit nuit gravement au détriment de la vie humaine », souligne le texte.
« Leurs combats sont nos combats, leurs souffrances sont nos souffrances », insiste l'épiscopat.
La CNBB exprime également sa solidarité aux autres « évêques, prêtres, personnes consacrées et laïcs qui, travaillant pour les mêmes idéaux de vie et de justice dans tout le Brésil, là où les droits de l'homme sont continuellement bafoués, sont eux aussi victimes de menaces ».
« Nous demandons aux autorités compétentes des enquêtes sérieuses et une protection pour ces personnes menacées. Leur vie est précieuse pour le peuple qu'ils défendent et pour nous qui leur sommes solidaires. Que cette violence cesse », concluent les évêques dans leur communiqué.
Vietnam : Les autorités devraient restituer des terres confisquées à Notre-Dame de La Vang.
Les autorités vietnamiennes devraient restituer la quasi-totalité des terres confisquées du Centre national de pèlerinage marial de Notre-Dame de La Vang, le "Lourdes du Vietnam", au centre du pays. L'Eglise catholique les réclame depuis leur confiscation par le pouvoir communiste en 1975.
Selon "Eglises d’Asie", l'agence d’information des Missions Etrangères de Paris (MEP), l’archevêché de Huê et les autorités de la province de Quang Tri viennent de conclure un accord de principe. Même si cet accord est encore oral, il pourrait, s’il se confirmait, revêtir une certaine importance pour l’évolution des relations entre l’Eglise catholique et l’Etat au Vietnam.
Les autorités devraient en effet restituer la quasi-totalité des terres du sanctuaire marial de La Vang, un centre vital de l’Eglise du Vietnam. Le Centre national de pèlerinage dédié à la sainte patronne du Vietnam accueille chaque année des centaines de milliers de pèlerins, notamment au moment des fêtes du 15 août.
Lors d’une récente rencontre entre une délégation du diocèse et les plus hautes autorités de la province, ces dernières ont laissé entendre que la quasi-totalité du terrain du centre de pèlerinage, confisqué après le changement de régime de 1975, serait rendu à l’Eglise catholique. Avec la restitution de la Délégation apostolique à Hanoi et de l’ancien Institut théologique de Dalat, celle des terres confisquées de La Vang par le pouvoir communiste lors de la réunification du Vietnam fait partie des revendications officielles la Conférence épiscopale auprès de l’Etat.
La semaine dernière, s’adressant à la délégation de l’archidiocèse de Huê, au sein de laquelle se trouvaient l’archevêque, Mgr Nguyên Nhu Thê, et son auxiliaire, Mgr Lê Van Hông, le vice-président du Comité populaire de la province de Quang Tri, a donné des assurances. Nguyên Duc Chinh, qui est aussi membre du Comité central du Parti communiste vietnamien, a ainsi exprimé les intentions du gouvernement pour le règlement de la question de La Vang: "Elle sera réglée dans l’esprit qui anime les autorités catholiques dans les lettres qui viennent d’être lues".
En effet, auparavant, Mgr Hông avait lu devant les autorités du Quang Tri une lettre adressée au président de la Conférence épiscopale du Vietnam par l’archevêque de Huê, et la réponse du président à cette dernière. La première lettre faisait l’historique des négociations entreprises avec le gouvernement et précisaient le contenu de l’accord que le diocèse de Huê s’apprêtait à conclure au nom de la Conférence épiscopale.
Le 12 mars dernier, deux fonctionnaires du Bureau provincial des Affaires religieuses étaient venus informer l’archevêque et son auxiliaire du type de solution envisagée par la province pour les terres de La Vang. Les autorités provinciales proposaient de transmettre à l’Eglise catholique la presque totalité des terres aujourd’hui entre les mains de l’Etat, à savoir 21 ha 178 a, à l’exception d’une parcelle de 2 ha 48 a. L’Etat s’engageait à ne rien construire sur cette parcelle et, même, de négocier sa restitution en cas de besoin et de demande de l’Eglise en ce sens.
Lors de la visite historique du cardinal Crescenzio Sepe au Vietnam en 2005, l’évêque auxiliaire de Huê avait reçu le visiteur romain au sanctuaire de La Vang, le 1er décembre, et lui avait exposé la situation de l’époque. L’évêque avait parlé des 23 hectares de terre, propriété du sanctuaire comme l’attestent des documents irréfutables. De nombreuses fois, avait dit Mgr Hông, l’ordinaire du lieu a, sans résultat, réclamé cette terre aux autorités, en précisant qu’elle était indispensable pour l’accueil du demi million de pèlerins qui y séjournaient chaque année.
(Source : EDA, 14/04/08)
Israël/Palestine : Cri d'alarme de l'archevêque Fouad Twal, prochain patriarche latin de Jérusalem : "Les chrétiens de Terre Sainte vivent reclus derrière le Mur ". Le futur patriarche latin de Jérusalem, l'archevêque Fouad Twal, a lancé un appel pour une plus grande solidarité avec les chrétiens de Terre Sainte, menacés de disparition, lors du congrès de la section allemande de l’Aide à l'Eglise en Détresse (AED) le 12 et 13 avril à Augsbourg.
"Il y a 50 ans, les chrétiens faisaient encore le 10% de la population arabe, alors qu'aujourd'hui, ils sont moins de 2%", a-t-il déploré. Originaire de Madaba, en Jordanie, le patriarche désigné prendra très prochainement la succession de Mgr Michel Sabbah, un Palestinien originaire de Nazareth. Il a lancé un appel pour que les chrétiens d'Occident ne laissent pas tomber leurs frères vivant sur la terre qui a vu naître et mourir le Christ.
Pour les juifs, les chrétiens palestiniens sont un risque de sécurité, pour beaucoup de musulmans, au contraire, ils sont des complices "pro-occidentaux du colonialisme".
Parce qu'ils sont entre le marteau et l'enclume dans le conflit au Proche-Orient, ils subissent de plein fouet le poids de l'émigration, a-t-il laissé entendre. Et comme les autres Palestiniens, ils sont enfermés derrière le mur de séparation érigé par les Israéliens, qui les coupe même de l'accès aux services médicaux.
De nombreux chrétiens arabes ne peuvent plus, depuis des années, se rendre au Saint-Sépulcre, dans la partie arabe de Jérusalem, alors que les agglomérations chrétiennes de Bethléem, Beit-Jala, Beit-Sahour ne sont éloignées que de quelques kilomètres de ce lieu saint chrétien.
(Source : AED, 13/04/08)
Brésil : Nouvelles menaces de mort contre Mgr Erwin Kräutler, l'évêque des indiens.
Dom Erwin Kräutler, l'évêque des indiens du Brésil, a reçu de nouvelles menaces de mort. Le prélat du Xingu, dans l'Etat du Para, est la cible des tueurs à gages en raison de ses engagements en faveur de la réforme agraire, contre la destruction de la forêt amazonienne et contre les réseaux de prostitution infantile. Le prélat d'origine autrichienne - il est né à Koblach, dans le diocèse de Feldkirch, en juillet 1939 - l'a fait savoir à ses fidèles dans sa lettre pastorale de Pâques.
Mgr Kraütler, président du Conseil Indigéniste Missionnaire (Cimi) au Brésil, vit depuis plusieurs années sous constante protection policière. Il a déclaré que ces menaces n'allaient pas le détourner de sa lutte contre l'injustice en Amazonie et de l'amour qu'il portait aux personnes marginalisées vivant sur les rives du Rio Xingu.
D'après des informations de la prélature apostolique à Altamira (Etat de Para), un membre de la police militaire brésilienne a été récemment témoin d'une discussion entre deux hommes à propos de la prime pour assassiner l'évêque. Le prix pour la mort du prélat apostolique a été fixé à un million de reals (près de 400 000 euros). Malgré la présence de deux policiers militaires affectés à sa protection, il serait facile de l'atteindre, selon les deux personnes qui complotaient, estimant que l'on pourrait éventuellement acheter les deux policiers.
L'Etat du Para, où la religieuse américaine Dorothy Mae Stang a été assassinée en 2005, est l'Etat du Brésil où l'on enregistre le plus grand nombre de menaces. Des «listes noires» circulent dans ce véritable «Far West», et Dom Erwin Kräutler y figure en bonne place.
Titulaires de nombreux prix, dont celui de docteur honoris causa de la Faculté de théologie de Lucerne, Mgr Kräutler a également été menacé pour son engagement contre le gigantesque projet de barrage «Hidroelectrica de Belo Monte» sur le Rio Xingu. Il devrait inonder de nombreuses zones de forêt vierge amazonienne. Le projet, qui comprend cinq grands barrages, prévoit de recouvrir plus 40'000 hectares de forêt tropicale et de faire disparaître totalement le territoire des indiens Juruna. En cas de réalisation, ce projet toucherait sévèrement le territoire de neuf communautés indigènes.
Péninsule Arabique : Inauguration de la première église catholique à Pâques au Qatar.
La première église catholique du Qatar sera inaugurée à Doha dans les prochaines semaines par le cardinal Ivan Dias, rapporte aujourd'hui Radio Vatican. Un expert en droit islamique reconnaît le droit au lieu de culte.
Cette église sera dédiée à la Vierge Marie, et ouvrira ses portes à l'occasion de Pâques.
Elle sera inaugurée par le cardinal indien Dias, préfet de la congrégation romaine pour l'Evangélisation des peuples et par le Vicaire apostolique d'Arabie, Mgr Paul Hinder, capucin suisse.
Ce sera un lieu de rencontre des catholiques du Qatar, et de culte, mais sans signes extérieurs visibles (ni croix ni clocher) ni but de prosélytisme.
Dans cet émirat musulman et non-laïc, la construction de lieux de culte est interdite. Mais selon l'ancien président de la faculté de droit islamique de l'université du Qatar, Abdul Hamid al-Ansari, la possession d'un lieu de culte est un droit fondamental pour l'islam.
(Source : Zénit)
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