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Journée mondiale de prière pour Paix et la venue du Pape en Centrafrique – dimanche 22 novembre

Enfants du camp de déplacés au grand séminaire St Marc à Bangui, novembre 2015

036IMG_8964-38Notre pays est en deuil, nous prions pour les victimes des attentats du 13 novembre, ainsi que pour leur famille. Au milieu de cette épreuve, nous avons aussi une autre mission spirituelle à vous confier, pour soutenir une partie de nos frères chrétiens qui se sentent oubliés. Voici des appels vidéos que nous avons filmés entre le 5 et le 10 novembre, lorsque la venue du Pape en Centrafrique a été mise en cause pour des raisons de sécurité. Ce sont des évêques et des prêtres qui ont consacré leur vie et sont dévoués à la population, notamment les déplacés (1 million dans le pays, soit le quart de la population).

Les appels vidéos des évêques et prêtres :

Vidéo : P. Edouard, recteur du grand séminaire de Bangui qui accueille 2000 déplacés aujourd’hui

Vidéo : l’appel de l’évêque de Bossangoa

Vidéo : L’appel de l’évêque du diocèse de Mbaïki

Vidéo : P. Guy Charlie, dont la paroisse a été réduite en cendres 

Vidéo : appel du P. Albert, qui accueille des déplacés

Vidéo : P. Ludovic, centre Jean XXIII qui accueille des déplacés

Vidéo : Mgr Guerrino Perin évêque de Kaga-Bandoro

Vidéo : Mgr Albert Vanbuel, évêque émérite de Kaga-Bandoro

Vidéo : P. Mesmin, Prieur des Carmes qui accueillent des déplacés

Freddy Wenceslas, séminariste qui évoque son attente de la venue du Pape

Une délégation de l’AED France rentre tout juste de Centrafrique. Ce pays attend la visite du Pape avec une grande espérance. Dans ce pays, près du quart de la population est déplacée. Nous avons assisté à un véritable exode, le jour où les violences reprenaient dans l’un des quartiers de Bangui. Les gens fuyaient avec tout ce qu’ils pouvaient, tandis que d’autres pillaient ce qu’il restait des maisons abandonnées. Le jour de la Toussaint, l’église St Joseph de Mukasa s’était vidée des trois quart des paroissiens. Au milieu de ces violences, l’attente du Pape se fait de plus en plus importante, « les yeux du monde vont être enfin tournés vers la Centrafrique » expliquent les habitants.

Ce serait un drame si la visite du Pape François était annulée. Ce serait une humiliation pour le pays et pour son peuple. La République centrafricaine est un pays oublié. La population est en proie à la violence depuis des années. Il est capital que le Pape vienne et mette fin au cycle de violence. Le Pape représente pour tous l’espoir d’un avenir meilleur.


Sans l’Église, la situation serait beaucoup moins stable. Mgr Nzapalainga est une figure d’autorité charismatique et respectée. Nous avons vu comment il parvient à calmer la situation dans les zones de conflit. Les prêtres et les religieux sont aussi très appréciés des chrétiens comme des musulmans, car ils restent auprès de la population malgré le danger.

Le dimanche 22 novembre, en la fête du Christ-Roi, prince de la Paix, les 600 000 bienfaiteurs et amis de l’AED sont appelés à se joindre à la journée de prière mondiale de prière pour la venue du Pape en Centrafrique en lisant à midi cette prière, que nous avons dites à la messe la semaine dernière avec les déplacés 

 

Message de l’archevêque de Bangui aux bienfaiteurs de l’AED :

Bangui, le 10 novembre 2015

Chers bienfaiteurs,

Au cœur de notre tempête de violences, les bénévoles sont venus en votre nom témoigner de votre proximité. Nous ressentons la solidarité des Églises et le réconfort du Seigneur.

Malgré la détresse, nous gardons l’espoir. «Quelque soit la durée de la nuit, le jour finira par se lever ». Le jour s’appelle le Christ.

Merci pour vos prières et vos aides multiples,

Que le Seigneur vous le rende au centuple,

signature lettre bienfaiteurs

Pour Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui : « Nous attendons de cette venue un message de paix, de réconciliation et surtout de miséricorde. C’est le Pape des pauvres qui vient visiter les pauvres. La Centrafrique est un pays pauvre, un pays oublié, un pays démuni, un pays abandonné.»

Sœur Prisca, religieuse de la paroisse Notre-Dame d’Afrique à Bangui, témoigne : « Notre pays a beaucoup souffert ces trois dernières années. La venue du Pape François peut nous apporter un témoignage de paix, c’est ce que le peuple centrafricain attend. J’attends aussi qu’il nous invite, nous personnes consacrées, à aller davantage porter la bonne nouvelle à ceux qui massacrent leurs frères et sœurs, à aller parler de paix et de réconciliation. »