> Bulgarie
APPARTENANCE
RELIGIEUSE
Chrétiens : 81 %
Musulmans : 11,9 %
Agnostiques : 7 %
Autres : 0,1 %
Chrétiens : 6 220 800
Catholiques baptisés : 73 000
SUPERFICIE
110 912 km2
POPULATION
7 680 000 habitants
RÉFUGIÉS
4836
DÉPLACÉS
-
La Constitution de 1991, en particulier l’article 6, décrète le droit à la liberté religieuse. Bien que la Constitution n’établisse pas une religion d’Etat, l’article 13 décrit l’Eglise orthodoxe comme la « religion traditionnelle » du pays.
Le gouvernement attribue une aide financière spécifique à cette religion, l’étendant aussi à quelques groupes religieux présents historiquement dans le pays, tels les musulmans, les catholiques et les juifs.
La loi interdit la pratique religieuse publique aux membres des groupes non-enregistrés. Une législation contestée de 2002 a transféré la responsabilité de l’enregistrement à la Cour Municipale de Sofia, qui gère l’actualisation du registre des différentes entités religieuses, de même que celle des partis politiques. Cependant, officiellement, l’institution responsable de l’enregistrement reste le Conseil supérieur des ministres pour les Cultes religieux, lequel a un rôle ambigu. Il n’y a pas de restriction à la libre activité des groupes enregistrés ; il y a deux séminaires orthodoxes fonctionnant librement, une école juive, trois écoles islamiques, une université islamique, un Centre culturel musulman, un séminaire pour les différentes dénominations protestantes et une faculté de théologie. En Bulgarie, Bible, Coran et autres écrits religieux sont soit importés, soit publiés directement dans le pays, sans restriction, et les journaux religieux sont également publiés régulièrement.
Au sujet de la restitution des biens confisqués durant la période communiste, orthodoxes, catholiques, musulmans, juifs et certains protestants ont déploré le fait que beaucoup de propriétés ne leur avait pas encore été rendues. L’Eglise catholique, par exemple, a calculé que seuls 60 % de ses possessions lui ont été restitués.
Le 30 mars 2007, Radio Vatican a diffusé un compte-rendu d’une rencontre, tenue en fin de mois à Sofia, entre les chefs de toutes les Eglises présentes en Bulgarie. Cette initiative fut prise par le synode de l’Eglise orthodoxe bulgare et fut secondée, entre autres, par l’Eglise catholique représentée par l’évêque de rite byzantin, Mgr Christo Proykov de Sofia, Président de la Conférence épiscopale de Bulgarie, et par le Nonce apostolique, l’archevêque Giuseppe Leanza. A la fin de cette rencontre, une déclaration commune fut rédigée, signée par tous les participants, condamnant l’exploitation de la religion au profit de la violence et de la haine. Le Métropolite orthodoxe bulgare Dometian de Vidin déclara que cette rencontre était la première d’une série, et le chef de l’Etat, Georgi Parvanov exprima également sa satisfaction pour cette initiative.
Le Bureau du Grand mufti bulgare a rapporté de nombreux cas de profanation de mosquées ; par exemple, le 3 mai 2007, quelques têtes de cochons furent suspendues à l’extérieur de deux mosquées de Silistra. Son Bureau a également exprimé sa crainte du fait que les responsables de tels actes sont rarement punis par les Cours de Justice.
Le parti politique extrémiste Ataka a inauguré une campagne visant à réduire au silence les haut-parleurs utilisés pour appeler les fidèles à la prière à la mosquée de Sofia, sous prétexte que le volume excessif des appels dérange les résidents de la partie centrale de la cité. A la demande du maire de Sofia, le Grand mufti a promis que le volume serait réduit, mais seulement s’il est prouvé que le niveau sonore excède les limites prescrites par la loi.
Le 19 septembre 2007, Radio Vatican a rapporté les paroles prononcées par le Nonce apostolique en Bulgarie, l’archevêque Guiseppe Laenza, à la fin de la conférence sur le rôle de l’Eglise catholique dans les Balkans, le « Carrefour de l’Europe », tenue à l’Institut diplomatique du Ministère des Affaires Etrangères à Sofia. Le nonce a remarqué que « ces dernières années, les relations entre l’Etat bulgare et l’Eglise, en particulier avec le Saint Siège, ont fait un progrès significatif - spécialement après la visite du Pape en mai 2002 ». L’ambassadeur Milan Milanov a souligné qu’à « Sofia, nous avons la cathédrale catholique, la synagogue et la mosquée très proches les unes des autres, et cela est le symbole de cet esprit positif que la Bulgarie désire en ce qui concerne la religion ».







