> Burundi
APPARTENANCE
RELIGIEUSE
Chrétiens : 91,7 %
Animistes : 6,7 %
Autres : 1,6 %
Chrétiens : 6 919 682
Catholiques baptisés : 5 078 000
SUPERFICIE
27 834 km2
POPULATION
7 546 000 habitants
RÉFUGIÉS
24 483
DÉPLACÉS
100 000
La Constitution de 2005 a réaffirmé le droit à la liberté de religion, déjà établi par la Constitution précédente. Les groupes religieux doivent se faire enregistrer auprès du ministère de l’intérieur et avoir leur siège principal dans le pays. Les groupes non enregistrés risquent la fermeture de leurs sièges et de leurs lieux de culte, l’interdiction de toute activité, et en cas de violation de ces dispositions, la condamnation de leurs responsables à une peine de prison allant de six mois à cinq ans. La nouvelle Constitution reconnaît pour la première fois comme fêtes légales non seulement certaines fêtes chrétiennes, mais aussi les fêtes musulmanes de l’Aït al-Fitr (rupture du jeûne à la fin du Ramadan) et de l’Aïd al-Adha (fête du sacrifice).
Les espoirs de paix ne se sont pas tous avérés depuis que la Constitution a réparti les sièges du parlement selon des critères ethniques qui répondent à la demande des Tutsis d’être mieux représentés dans la vie publique (40% des sièges aux Tutsis qui représentent 14% de la population, et 60% aux Hutus qui représentent 85% de la population), et depuis qu’en septembre 2006 le dernier groupe de rebelles, les Forces nationales de libération (FNL) a signé un armistice avec le gouvernement. Dès le mois de juillet 2007, les hostilités ont repris et le FNL a recommencé ses massacres et ses pillages dans les villages et les petites villes, notamment dans la province de Burbanza, au Nord-Ouest du pays, obligeant des milliers de personnes à abandonner leur maison pour échapper à leurs incursions continuelles. Le pays sort péniblement de la guerre civile qui a éclaté en 1993 entre les deux principales ethnies, Hutus et Tutsis, et qui a fait 300.000 morts. Bien que des élections démocratiques aient eu lieu, les abus de l’armée et de la police se sont poursuivis avec tortures et exécutions extrajudiciaires présumées, ainsi que les actes de corruption et les arrestations d’opposants politiques.
Catholiques
Dans l’après-midi du 4 février 2006 a été tué le père jésuite Elie Koma, 59 ans. Il roulait en voiture dans l’artère principale de la capitale Bujumbura près d’un bar où un groupe d’hommes armés avait ouvert le feu sur un major des forces de la défense nationale du Burundi et sa femme. On présume que le père Koma a été tué pour supprimer un éventuel témoin de ces crimes : en effet les assassins ont d’abord immobilisé sa voiture en tirant dans les pneus, puis l’ont tué de cinq balles dans le dos (Fides). Le père Koma, qui était responsable de la nouvelle église construite à Kamenge, l’un des quartiers les plus pauvres de la capitale, était très estimé pour son apostolat comme directeur des Exercices spirituels.
Les circonstances du meurtre, le 29 décembre 2003, du Nonce apostolique, l’archevêque irlandais Michael Aidan Courtney, n’ont pas encore été éclaircies. Le prélat a été tué par balles lors d’une embuscade à Minago. Il a été un grand promoteur de la paix pendant la guerre civile qui a déchiré le pays, et l’actuel accord de paix est considéré en grande partie comme le fruit de ses efforts.
Le 31 décembre 2007 la bénévole française de 31 ans Agnès Dury, psychologue d’Action Contre la Faim, a été tuée dans la région de Ruyigi. Un homme armé d’une mitraillette a tiré contre la voiture dans laquelle la jeune femme voyageait avec une collègue (gravement blessée) et deux collaborateurs locaux. L’association a décidé de suspendre ses opérations dans le pays.







