> Djibouti
APPARTENANCE
RELIGIEUSE
Musulmans : 94,1 %
Chrétiens : 4,5 %
Autres : 1,4 %
Chrétiens : 34 200
Catholiques baptisés : 7000
SUPERFICIE
23 200 km2
POPULATION
793 000 habitants
RÉFUGIÉS
6 651
DÉPLACÉS
-
L’islam est religion d’État, mais la Constitution reconnaît la liberté de confesser n’importe quelle Foi. De toute façon, le prosélytisme non musulman est découragé, si ce n’est interdit. Toutes les organisations religieuses doivent s’enregistrer tous les deux ans et déclarer de façon détaillée les finalités de leurs activités. Par ailleurs, les groupements religieux ne sont pas empêchés dans leurs opérations sanitaires ou éducatives. La religion n’est pas enseignée dans les écoles publiques.
En matière de droit de la famille et de droit des successions, le tribunal islamique a été remplacé par le tribunal de la famille, qui applique le code de la famille, un mélange de principes civils et de loi islamique. Ce juge n’a compétence que sur les musulmans, alors que les autres personnes sont jugées par des tribunaux civils. Par ailleurs les musulmanes ne peuvent pas épouser un non musulman.
Les catholiques
Le 28 octobre 2007, Don Sandro De Petris, vicaire général du diocèse de Djibouti a été arrêté (le diocèse dans son ensemble compte trois prêtres, pour 7.000 fidèles), tout d’abord sans aucun motif précis, puis accusé de pédophilie. L’évêque, Mgr Giorgio Bertin, a immédiatement déclaré être « complètement certain de l’innocence de Don Sandro » et a supposé qu’il avait pu « énerver quelqu’un » (Fides). Il a ajouté que c’était également du fait que « l’accusation venait de Portes Ouvertes, l’organisation qui fit de même en 1995 avec le juge français Borrel » (ce dernier avait découvert des faits de corruption, recyclage et trafic d’armes ; il fut retrouvé mort à Djibouti et sa mort fut classée comme suicide ; mais l’Élysée a rouvert le dossier et parle d’homicide). L’évêque parle de vendetta et de « complot » : « Ceux de Portes ouvertes ont été expulsés des locaux de Caritas quand Don Sandro était directeur » (Corriere della Sera) et de là est né un « différend judiciaire qui a duré dix ans et qui n’a été résolu que récemment ». Le prêtre arrêté n’a été entendu par le magistrat que le 29 décembre.
D’autres sources parlent d’une campagne de presse entreprise par le quotidien « La Nation » (unique journal permis par le gouvernement) contre la « France pédophile » et l’Église accusée de former « un repaire de pédophiles » (voir Avvenire du 10 janvier 2008).
Fin février 2008, une garde à vue à domicile a été concédée au prêtre pour raisons de santé, en attente du procès prévu au cours des semaines suivantes. Les accusations ont plusieurs fois changé au cours de cette période : de pédophilie à la diffusion d’images pédophiles, à la corruption de mineurs.







