> Emirats arabes unis
APPARTENANCE
RELIGIEUSE
Musulmans : 75,6 %
Chrétiens : 11,6 %
Hindous : 7,6 %
Autres : 5,7 %
Chrétiens : 464 696
Catholiques baptisés : 459 000
SUPERFICIE
83 600 km2
POPULATION
4 496 000 habitants
RÉFUGIÉS
159
DÉPLACÉS
-
L’islam est la religion officielle des sept émirats de la
Fédération, de même qu’elle est celle de la Constitution. La charte
fondamentale de l’Etat garantit la liberté religieuse pour tous les
non-musulmans sous réserve qu’ils respectent la Loi et la morale
publique. L’article 75 des dispositions relatives au Conseil
Fédéral Suprême précise que « les règles de la charia
islamique s’appliqueront, ainsi que les autres lois en vigueur dans
les émirats membres de la Fédération qui s’accordent avec les
dispositions de la charia. De plus, ces règles et principes
habituels de la loi naturelle et comparative s’appliqueront dans la
mesure où elles ne sont pas en contradiction avec les règles de la
charia ».
Comme dans les autres pays du Golfe, le prosélytisme est interdit - conduisant à des menaces d’expulsion à l’encontre d’un certain nombre de missionnaires - comme l’est la distribution de littérature religieuse non-islamique. Le strict contrôle gouvernemental peut être déduit indirectement de la déclaration faite par le Vicaire apostolique d’Arabie, Mgr Paul Hinder, qui, en 2004, à dit : « nous ne pourrions jamais accepter la conversion d’un musulman. Un tel événement créerait des risques extrêmement graves, non seulement pour ceux concernés, mais pour l’Eglise tout entière.
Les autorités sont tolérantes au point d’accorder des permis de construire pour des bâtiments de culte et des écoles, les chrétiennes en particulier. En fait, il y a au moins 31 lieux de culte dans ce pays, construits sur des terres données par des familles royales dans les émirats individuels. Les émirats de Dubaï et d’Abu Dhabi ont donné aussi bien des terres pour la construction de cimetières chrétiens que pour des établissements de crémation pour la communauté hindoue.
Il y a également deux temples hindous à Dubaï, dont un est aussi fréquenté par les sikhs. Toutefois, une permission officielle doit être obtenue à chaque utilisation du bâtiment.
Le 12 décembre 2006, la presse locale rapporta le renvoi d’une enseignante étrangère pour avoir essayé de convertir ses élèves au christianisme. Selon le proviseur de l’école, elle fut plus tard expulsée du pays.
Le père Tony Kuruvilla, salésien, a dit qu’il était surpris par la dévotion qu’il avait remarquée parmi les immigrants de différentes nationalités. En fait, l’assistance des fidèles aux messes et aux activités paroissiales cause des problèmes d’encombrement. « Je me suis souvent demandé quelle était la raison d’une telle dévotion », pense le père Kuruvila. « Je crains que ce soit à cause de l’atmosphère d’encerclement qui pèse sur les chrétiens ».
Fin mai 2007, le Saint Siège et les Emirats arabes unis ont annoncé la décision d’établir des relations diplomatiques. Le communiqué commun a mis l’accent sur « le désir d’une amitié réciproque » et sur « une coopération internationale plus approfondie » et a précisé que le niveau de leur représentation réciproque serait celui du Nonce apostolique pour le Saint Siège et de l’ambassadeur pour les Emirats.
Les Emirats arabes unis font partie du Vicariat apostolique d’Arabie, dont le quartier général est à Abu Dhabi, sous l’autorité de Mgr Paul Hinder. Selon de sérieuses estimations, il y a plus d’un million de chrétiens, la plupart catholiques, appartenant à plus de cent nationalités différentes, qui contribuent au bienfait de la société dans les Emirats. Dans les églises de ce pays, la messe est célébrée en différents rites et langues, tandis que de nombreuses congrégations religieuses proposent leurs services dans le domaine éducatif en enseignant dans les écoles chrétiennes.
En juillet 2006, le quotidien Gulf News a publié un article sur la confiscation de matériel décrit comme « associé à la sorcellerie » dans diverses régions frontalières, comme des gravures sur tablettes en pierre, des griffes d’animaux, des amulettes datant de l’ère pré-islamique et d’autres objets. Les autorités pensent que nombre de ces objets confisqués concerne des personnes qui les possèdent pour leur usage personnel, mais beaucoup parlent d’un commerce très bien organisé dans la région. Abdullah Ibrahim, un des responsables du service consommateurs à Abu Dhabi a expliqué que ce matériel était confisqué parce que considéré comme illégal ; la plupart de ces objets datent en fait de la période pré-islamique, et sont par conséquent contraires aux principes islamiques ».
Ibrahim déclare que l’émirat d’Abu Dhabi détruit le matériel confisqué sans pénaliser les fraudeurs qui les transportent, et assure que les inspecteurs responsables de ces confiscations sont qualifiés pour reconnaître des objets de valeur historique ou artistique, lesquels sont remis aux musées.







