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Opération
Simon de Cyrène

Tel Simon de Cyrène qui a aidé le Christ a porter sa Croix, aidons un prêtre en détresse à supporter ses épreuves quotidiennes, par un effort de jeûne ou de pénitence. >>>



> États-Unis d’Amérique

États-Unis d'AmériqueAPPARTENANCE RELIGIEUSE
Chrétiens : 84,7 %
Agnostiques : 9,4 %
Autres : 5,9 %

Chrétiens : 253 503 712
Catholiques baptisés
: 67 530

SUPERFICIE
9 372 614 km2

POPULATION
298 296 000 habitants

RÉFUGIÉS
281 219

DÉPLACÉS
-

Plusieurs dispositions constitutionnelles, telles que le 14e amendement, interdisent toute discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale, et de nombreuses lois garantissent la liberté religieuse.

Des mesures plus spécifiques ont été ajoutées au cours du temps, dont le respect est garanti par la division des Droits civiques du département de la Justice. La section « Égalité des chances pour l’étude » de cette division assure la mise en application des titres IV et IX de la loi sur les droits civiques de 1964, qui interdisent la discrimination religieuse dans les écoles, les collèges, les lycées et les universités. La « Commission de l’égalité des chances pour l’emploi » garantit le respect du titre VII de la loi de 1964, qui interdit la discrimination sur le lieu de travail. La section « Mise en application en matière civile et de logement » garantit l’exécution des lois anti-discriminatoires sur le logement et le crédit, et met en application les dispositions du Titre II de la loi de 1964, qui interdit la discrimination dans les lieux publics.

En l’an 2000 la loi dite RLUIPA (Religious Land Use and Institutionalized Persons Act), sur l’usage des terrains religieux et les personnes vivant en institution, a été adoptée; elle est destinée à protéger les individus, les lieux de culte et les institutions religieuses de toute discrimination législative concernant la gestion des terres publiques, ainsi que les droits religieux des personnes vivant en institution.

Au cours des dernières années, ce système juridique a permis de traiter un nombre toujours plus grand d’affaires relevant de la discrimination religieuse. La division des Droits civiques fait état d’une augmentation significative de cas de ce type entre 2001 et 2006, comparés à ceux enregistrés entre 1995 et 2000 ; cette tendance est particulièrement marquée dans le secteur éducatif, où leur nombre est passé de 1, examiné sans enquête formelle, à 82 occasionnant 40 enquêtes ; la section « Mise en application en matière civile et de logement » quant à elle, est passée de 4 enquêtes et 1 procès à 18 enquêtes et 6 procès ; la RLUIPA de son côté a été appliquée dans 118 révisions de procès et 26 enquêtes, dont 15 ont été résolues sans recours au tribunal et 4 ont conduit à des poursuites civiles. En ce qui concerne les affaires familiales, le nombre des dossiers relevant de questions religieuses s’est élevé de 1 à 16.

De son côté, l’avocat général Alberto Gonzales a annoncé le 20 février 2007 le lancement par le département de la Justice du « Projet de la première liberté », dont l’objectif est de renforcer les mesures destinées à faire reconnaître et protéger le droit à la liberté de religion. Parallèlement, le département de la Justice (qui depuis 2004 publie une lettre d’information sur les procès pour atteinte à cette liberté les plus significatifs) a fait paraître le « Rapport sur la mise en application des lois protégeant la liberté religieuse: années 2001 à 2006 ».

Au cours de l’année 2007, on a pu constater une augmentation remarquable du nombre de verdicts de tribunaux où la religion islamique a été spécifiquement mentionnée: 888 sentences de ce type ont en effet été prononcées en un an, soit plus que sur toute la période comprise entre 1980 et 2006. On peut regrouper ces cas en sept catégories.

La plus nombreuse concerne les prisons, totalisant 280 poursuites engagées par des prisonniers musulmans pour violation de leurs droits constitutionnels.

Puis viennent les contestations portées devant les tribunaux par 212 demandeurs d’asile politique et humanitaire, dont la moitié sont des citoyens indonésiens non-musulmans, mais 44 sont musulmans (12 venant du Pakistan, et 6 du Bangladesh).

On compte aussi 69 procès pour discrimination sur le lieu de travail, bien que le verdict ait été en faveur de l’employeur dans tous les cas, à l’exception d’un seul.

En justice criminelle, en-dehors des délits et crimes de droit commun où l’islam a été cité dans les procès, de nombreux cas liés au terrorisme d’origine islamique ont aussi été traités par les tribunaux. Seulement trois cas par contre se rapportent à des actes de violence inspirés par des sentiments anti‑islamiques, même si à plusieurs occasions un certain nombre de citoyens américains ont mis en cause la République islamique d’Iran, la République du Soudan, et quelques banques ou organisations islamiques qu’ils accusaient d’avoir favorisé des actes de terrorisme.

Trois autres cas se rapportent à des insultes, et de nombreuses actions en justice ont été engagées pour diffamation, le plus souvent en conflit avec le droit constitutionnel de liberté de parole.

Sur un plan plus politique, plusieurs associations islamiques ont contesté par la voie des tribunaux certaines décisions prises par l’administration des États-Unis et les agences gouvernementales dans le cadre du Patriot Act, qui concerne la sécurité nationale.

Enfin, l’islam a été cité dans des dossiers relevant des affaires familiales, où les coutumes des immigrés s’opposent souvent aux dispositions juridiques américaines.

Les sentences n’ont cependant pas toujours respecté les droits des individus et des familles, au point qu’un juge fédéral de l’État du Massachusetts a pu statuer que des enfants chrétiens fréquentant des écoles publiques suivent obligatoirement des cours sur les droits des « gays », indispensables selon lui pour qu’ils deviennent « des citoyens engagés et productifs ». Le 24 février 2007, le juge de district Mark L. Wolf a en effet débouté de sa plainte David Parker, décrétant qu’il était raisonnable, voire obligatoire, pour les écoles publiques d’apprendre aux enfants à accepter et approuver l’homosexualité. Wolf cautionnait sans réserve les arguments d’un groupe d’associations de défense des homosexuels, pour lequel les droits en matière de liberté religieuse et le contrôle exercé par les parents sur l’éducation de leurs enfants sapent les fondements de l’enseignement. David et Tonia Parker, ainsi que Joseph et Robin Wirthlin, dont les enfants fréquentaient l’école primaire d’Estabrook à Lexington, dans l’État du Massachusetts, avaient intenté un procès contre la ville de Lexington et le conseil de l’école, qu’ils accusaient d’avoir violé les lois fédérales et les droits civils en soumettant leurs enfants à un endoctrinement sur des mœurs qu’ils considéraient immoraux en tant que chrétiens. Les seuls choix restant aux Parker, leur déclara le juge, étaient soit d’envoyer leurs enfants dans une école privée, soit de les instruire à la maison, soit de faire élire un comité d’école avec une majorité de gens partageant leurs idées. Le juge a aussi estimé que même le fait d’autoriser des chrétiens à dispenser leurs enfants de cours qui violent leurs principes religieux n’était pas une option raisonnable. Il s’en est ainsi expliqué: « Un départ de la classe, lorsque des sujets sur l’homosexualité ou le mariage entre personnes du même sexe sont traités, enverrait le message que les gays, les lesbiennes et les enfants de parents du même sexe sont inférieurs, et aurait donc un effet nuisible sur les autres enfants ».

Une loi votée le 31 mai 2006 en Caroline du Sud autorise les établissements du cycle secondaire de cet État à inclure dans leurs programmes une option facultative d’enseignement de la Bible hors des locaux scolaires. La Caroline du Sud a été le premier État à valider ces cours et les introduire dans les cursus pédagogiques. La Cour suprême des États-Unis avait statué en 1952 que l’instruction religieuse pendant le temps scolaire était légale, mais aux conditions qu’elle ait lieu à l’extérieur des établissements, que les parents donnent à leurs enfants une autorisation écrite de quitter l’école pour y assister, et qu’elle ne soit pas financée par les fonds publics. Selon le Réseau de l’enseignement de la Bible en temps scolaire, il y a environ 250.000 élèves dans le pays qui suivent ces cours, mais jusqu’à présent seuls les États de Géorgie et de Caroline du Sud les ont validés et admis dans les cursus scolaires.

Les controverses autour du droit des élèves à manifester leurs croyances à l’école et à l’université se poursuivent. Le crucifix retiré de l’autel de la chapelle du collège William and Mary à Williamsburg, Virginie, en octobre 2006, sur l’ordre du principal Gene Ray Nichol, va être réinstallé, mais sous une enveloppe de verre. Cet incident a alimenté un débat à l’échelle nationale, à la suite des protestations des familles des élèves, qui avaient menacé de supprimer leurs dons à l’institution. Dans leurs doléances, elles faisaient notamment valoir qu’avant cette décision, toute personne qui utilisait la chapelle pour d’autres manifestations que religieuses pouvait demander qu’on retirât le crucifix.

L’église catholique

La presse a accordé une attention significative au document publié par la Conférence catholique épiscopale des États-Unis intitulé « Déclaration sur les responsabilités des catholiques dans la vie publique », daté du 10 mars 2006. Les évêques américains y réitèrent les principes non-négociables orientant l’action de l’Église - et donc aussi celle des fidèles catholiques - dans la sphère publique.

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