> Ghana
APPARTENANCE
RELIGIEUSE
Chrétiens : 55,4 %
Animistes : 24,4 %
Musulmans : 19,7 %
Autres : 0,5 %
Chrétiens : 12 685 492
Catholiques baptisés : 2 808 000
SUPERFICIE
238 533 km2
POPULATION
22 113 000 habitants
RÉFUGIÉS
34 958
DÉPLACÉS
-
La Constitution de 1992, dont le préambule commence avec les paroles ‘au nom de Dieu tout-puissant’ prévoit en détail, à travers de nombreux articles du Ve chapitre, la sauvegarde des droits humains fondamentaux, parmi lesquels la liberté religieuse.
Les groupes religieux doivent s’inscrire et recevoir l’approbation officielle de l’Etat ; le gouvernement n’a refusé l’approbation d’aucun groupe. Les missionnaires étrangers travaillent librement dans le pays. Il existe des écoles aussi bien chrétiennes qu’islamiques. L’enseignement religieux est obligatoire dans les écoles publiques : aux élèves de primaire l’on enseigne la religion de façon générale, tandis qu’au secondaire les élèves peuvent choisir entre l’islam, le christianisme, et les religions traditionnelles africaines. Dans tous les cas l’on reconnaît à tous la possibilité de prier selon sa propre foi, et de nombreuses écoles sont organisées de façon à respecter le jeûne des élèves musulmans durant la période sacrée du Ramadan. L’église catholique gère environ 30% des écoles et des hôpitaux, et depuis quelques années a ouvert une université.
Il existe encore dans beaucoup de zones une forte crainte de la sorcellerie, ce qui peut porter les communautés à ostraciser les femmes, même de lien sanguin, sur le simple soupçon qu’elles soient des sorcières, souvent avec la seule motivation de quelque malchance, mort ou maladie, ou encore de rêve étrange prétendu être une révélation, même parfois à cause d’un succès ou une bonne fortune inattendus. Les femmes expulsées doivent souvent partir vivre dans des « witchcamps, » de véritables villages dans le nord du pays, habités par des « sorcières » présumées, dont le nombre est estimé à environ 3000. Si elles tentent de retourner dans leur village, elles risquent d’être battues ou lynchées. Le gouvernement protège les « sorcières » et punit les actes de violence contre elles, et s’efforce de changer la situation. Richard Ouavson, membre de la commission pour les droits humains et la justice administrative du Ghana, a affirmé le 2/1/2007 dans un entretien pour l’agence Reuters que « la population devient plus consciente de ces problèmes » et « généralement ne harcèle plus celles qui quittent les camps et rejoignent la société. » Abraham Akrong, professeur à l’Institut d’études africaines de l’université du Ghana, explique toutefois que « beaucoup de femmes brillantes, qui réussissent, ont été accusées de sorcellerie, pour ‘expliquer’ » leur succès.
Les personnes qui souffrent de maladies mentales sont considérées comme possédées, et sont à leur tour confinées dans des camps. Il arrive souvent qu’on les laisse sans nourriture ni eau pendant des jours, pour chasser leur mauvais esprit. Elles sont aussi parfois attachées à leur lit et emprisonnées dans des pièces sans fenêtres. Nombreux sont des enfants, qui ont manifesté des problèmes tels que l’épilepsie et qui sont apportés aux camps par leurs propres parents.







