> Japon
APPARTENANCE
RELIGIEUSE
Bouddhistes : 55,2 %
Nouvelle religion : 25,9 %
Agnostiques : 13,1 %
Chrétiens : 3,6 %
Autres : 2,2 %
Chrétiens : 4 606 020
Catholiques baptisés : 537 000
SUPERFICIE
377 829 km2
POPULATION
127 945 000 habitants
RÉFUGIÉS
1794
DÉPLACÉS
-
L’article 20 de la Constitution stipule que la liberté religieuse est garantie, et en fait, c’est le cas.
Les groupes religieux ne doivent pas se faire enregistrer ou avoir à rechercher de reconnaissance, mais presque tous le font afin de bénéficier de certains privilèges légaux accordés par l’Etat, comme le statut d’exemption de taxe. En tout, presque 182 000 groupes sont enregistrés en tant qu’organisations religieuses.
Le procès du chef et de quelques membres de la secte Aum Shinrikyo (Vérité Suprême) s’est terminé par des condamnations à mort. Le groupe, appelé maintenant Aleph, a des croyances qui mêlent des éléments de bouddhisme et d’hindouisme avec des points de vue apocalyptiques et des prévisions de fin du monde qui incluent guerres nucléaires et dévastation universelle.
Les chefs du groupe furent reconnus coupables d’avoir perpétré une série d’attaques entre 1995 et 1996, dont celle du métro de Tokyo au gaz Sarin, où douze personnes trouvèrent la mort, et qui fit plus de 5500 blessés, dont beaucoup avec des traumatismes physiques permanents.
Après un procès qui dura huit ans, le fondateur du groupe Ashara Shoko, dont le vrai nom est Chizuo Matsumoto, fut condamné à mort en février 2004 pour un certain nombre de crimes parmi lesquels l’assassinat de 27 personnes. Pendant le procès, le juge qui présidait le qualifia de « criminel le plus dépravé de l’histoire du Japon ».
En dépit des tentatives des avocats d’Ashara d’arguer qu’il était mentalement irresponsable et ne pourrait être poursuivi parce qu’incapable de communiquer avec d’autres, et donc ne pouvait participer au procès lui-même ou encore faire convenablement appel, la Cour statua en 2006 que la sentence était sans appel. La Cour suprême de Tokyo rejeta la plainte des avocats, concluant au contraire que toutes les raisons de faire appel avaient été épuisées, et ceci après qu’un rapport d’expertise arrive à la conclusion qu’il était sain d’esprit. Douze autres membres du groupes ont été également condamnés à mort, mais jusqu’ici aucun d’entre eux n’a été exécuté. Pour le gouvernement, les adeptes d’Aleph ne sont pas des membres d’une religion, mais plutôt des terroristes. Pour cette raison, le groupe est étroitement surveillé depuis 2000, ses bureaux étant inspectés périodiquement. Le groupe qui, à un certain moment, rassemblait plus de 15 000 adeptes au Japon et en Russie est estimé, aujourd’hui, à 1500 membres au Japon et 300 en Russie.







