> Mali
APPARTENANCE
RELIGIEUSE
Musulmans : 81,9 %
Animistes : 16 %
Chrétiens : 2 %
Autres : 0,1 %
Chrétiens : 283 060
Catholiques baptisés : 241 000
SUPERFICIE
1 240 192 km2
POPULATION
13 518 000 habitants
RÉFUGIÉS
9203
DÉPLACÉS
-
La Constitution garantit la liberté de culte, définissant le pays comme laïc, et permettant toutes les pratiques religieuses qui ne dérangent pas la paix et la stabilité sociale. Durant la période d’étude de ce rapport, il n’y a pas eu d’indications de harcèlement ou de discrimination à cause de croyances religieuses.
Si le pays est laïc, le gouvernement consulte cependant souvent le « comité des sages » avant de prendre des décisions qui pourraient être controversées. Ce comité comprend l’archevêque catholique, celui protestant, et le dirigeant musulman.
Le gouvernement exige que toutes les associations soient inscrites, ce qui inclut donc celles religieuses. L’inscription n’implique cependant pas d’avantage juridique, ni d’autres bénéfices. Le Ministère des affaires territoriales a le pouvoir d’interdire des publications qui offensent d’autres religions ; toutefois, on ne signale pas de cas de censure en ce qui concerne les magazines ou publications à caractère religieux. Le gouvernement permet aux divers groupes de mener des activités de prosélytisme. Les groupes missionnaires travaillent librement dans le pays.
A ce sujet, un bulletin d’information de la radio vaticane en avril 2007 a signalé que peu avant les élections présidentielles, emportées le 3 mai par l’ancien président Amadou Toumani Toure, chaque évêque avait envoyé une lettre à son diocèse, dans laquelle il reconnaissait tout d’abord que le Mali est un exemple de démocratie en Afrique saharienne, et qu’il y a eu de nombreuses et diverses expériences qui témoignent de la maturité politique du pays, soulignant aussi les véritables efforts entrepris depuis les années 1990 pour créer un nouvel état. Cependant, les évêques ont aussi souligné que les politiques du pays n’ont pas toujours été sans faute, d’où leur invitation à instaurer de meilleurs politiques qui tiennent compte de la population. Toutefois, les évêques ont rappelé aux laïcs que les politiciens ne doivent pas êtres laissés sans aide, mais au contraire soutenus par le peuple dans leur travail.
Au Mali environ 90% de la population professe l’Islam, environ 5% sont des chrétiens (dont 2/3 sont catholiques et le reste protestants). Le restant de la population pratique les religions traditionnelles indigènes, surtout dans les régions rurales.
La forme d’Islam pratiquée dans le pays est tolérante envers les minorités religieuses, et les rapports généralement amicaux entre les différents groupes ont ainsi contribué à la liberté religieuse. Les adhérents aux différents cultes peuvent coexister au sein d’une et même famille, et aussi participer aux cérémonies d’autres groupes, sans problèmes.
Le 31 mai 2007, ACN a rapporté l’initiative et la coopération pratique entre « Rencontre et Foi » un centre géré par Père Joseph Stamer des Pères Blancs, et « L’Institut de Formation Islamo-Chrétien » (IFIC), un département du PISAI (Institut Pontifical pour les Etudes Arabes et Islamiques) à Rome, à présent transféré en Afrique. L’objectif est de former du personnel qualifié, qui peut à son tour enseigner dans un grand nombre de différents secteurs - en tant que prêtres, enseignants en religion, laïcs et membre de la commission nationale ou diocésaine pour le dialogue Islamo-Chrétien.
Le 18 mai 2007, Benoît XVI a tenu une audience pour les évêques du Mali à sa résidence de Castel Gandolfo. Dès le tout début de son discours, le pape n’a pas nié « les situations humaines et spirituelles difficiles » qui rendent le travail pastoral normal éprouvant, et exigeant de courage. Parmi d’autres commentaires, Benoît XVI a évoqué les relations avec les musulmans, qui représentent 90% de la population du Mali. Le pape a exprimé sa satisfaction pour les « relations cordiales » maintenues par les catholiques dans le monde musulman. Il a réitéré que pour que l’amitié soit réelle « il est légitime que la véritable identité de chaque communauté soit visiblement exprimée en respect mutuel, » afin d’encourager la vraie « coexistence pacifique. »







