> Oman
APPARTENANCE
RELIGIEUSE
Musulmans : 87,4 %
Hindous : 5,7 %
Chrétiens : 4,9 %
Autres : 2 %
Chrétiens : 126 420
Catholiques baptisés : 72 000
SUPERFICIE
212 457 km2
POPULATION
2 580 000 habitants
RÉFUGIÉS
7
DÉPLACÉS
-
La loi de base de l’Etat, datant de 1996, établit l’islam comme religion d’Etat et la Charia comme inspiration de la loi. La liberté de pratiquer les rites religieux est garantie sous réserve que ceux-ci sont en conformité avec la tradition et ne menace pas la paix publique. L’Article 29 du Code pénal prévoit des peines de prison pour tous ceux qui blasphèment contre Dieu ou les prophètes, ou qui offensent les religions. Parfois, cet article sert à restreindre la liberté religieuse. Le Sultan a fait don aux communautés chrétiennes et hindoues, constituées presque entièrement d’immigrés, de terres pour leur permettre de construire leurs lieux de culte. Les communautés non-musulmanes sont libres de communiquer avec leur co-religionnaires à l’extérieur du pays. La publication d’ouvrages religieux non-musulmans est interdite, même si les autorités en tolèrent l’importation de l’étranger, tout en les inspectant au préalable.
Les autorités contrôlent les sermons du vendredi pour s’assurer qu’ils ne couvrent pas de sujets politiques, ni de problèmes qui ne s’accordent pas avec la politique du gouvernement. Chaque mois, le Ministère de l’Awqaf (Héritage Religieux) établit les paramètres des sermons, et les imams doivent les respecter à la lettre.
L’apostasie n’est pas considérée comme un crime, d’après la loi de ce sultanat, mais ceux qui se convertissent de l’islam à une autre religion, rencontrent des problèmes parce que la loi sur la famille leur enlève l’autorité parentale.
La loi n’empêche pas le prosélytisme, mais en cas de protestation, le Ministère de l’Awqaf et des Affaires Religieuses prend des mesures contre les groupes ou les individus qui le pratiquent. Les séminaires pour la tenue de colloques sur l’œcuménisme sont tolérés dans la mesure où ils n’encouragent pas les musulmans à abandonner leur foi. Les groupes religieux non-musulmans doivent être enregistrés et leurs activités sont soumises à des restrictions. Les étrangers sont les seuls à être autorisés à fréquenter les écoles ou la religion islamique n’est pas enseignée.
D’ailleurs, cet enseignement est obligatoire dans les écoles des citoyens d’Oman.







