> République tchèque
APPARTENANCE
RELIGIEUSE
Chrétiens : 63 %
Agnostiques : 36,9 %
Autres : 0,1 %
Chrétiens : 6 483 330
Catholiques baptisés : 3 289 000
SUPERFICIE
78 866 km2
POPULATION
10 220 000 habitants
RÉFUGIÉS
2037
DÉPLACÉS
-
Le droit de liberté religieuse est inséré dans la Constitution de 1992, qui comprend dans son article 3 “La Charte fondamentale des Droits et des Libertés” approuvée aussi par l’Assemblée fédérale en 1992.
Tous les groupes religieux doivent s’enregistrer au Ministère de la Culture pour pouvoir entre autres obtenir des aides de l’État.
En avril 2007, la communauté musulmane tchèque a fait une série de demandes au Ministère de la Culture afin d’obtenir la permission d’enseigner la religion islamique dans les écoles de l’Etat, de créer leurs propres écoles privées, de célébrer des mariages islamiques et de nommer des chargés d’activités religieuses dans les casernes militaires et dans les prisons.
En février 2007, la Cour suprême tchèque a rejeté le verdict prononcé par la Haute Cour de Prague en septembre 2006, laquelle avait ordonné que le château de Prague et la cathédrale saint Vitus, expropriés par le régime communiste, soient rendus à l’Église catholique. Le 9 mars 2007, Radio Vatican s’est concentrée sur cette question primordiale: ainsi que l’a souligné le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague, les arguments utilisés pour appuyer cette décision n’étaient pas d’ordre légal mais plutôt politique, et que cela n’arrêtait pas la démarche de l’Église, qui envisageait même de faire appel à la Cour européenne à Strasbourg. Dans son émission du 4 avril 2007, Radio Vatican annonça, au cours de son journal, qu’un accord provisionnel avait été conclu au sujet de la controverse concernant les biens de la cathédrale. Le Bureau du Président de la République a, en fait, décidé, que “l’administration de la cathédrale, de même que celle du Château de Prague, serait dorénavant confiée au Chapitre épiscopal”. Le 31 janvier 2007, la même source a diffusé la réponse des évêques tchèques aux accusations de collaboration avec le régime communiste, accusations au niveau de plusieurs prêtres tchèques. Dans une note, les évêques déclarent que “avant tout, l’Église a été une victime et a été persécutée”. De plus, précise le document, l’Église a été la première à soulever cette question, ce qui a obligé un certain nombre de personnalités importantes à démissionner.
Le 4 novembre 2007, l’Osservatore Romano rapporta que des progrès avaient été réalisés dans le dialogue entre l’État et l’Église catholique au sujet des biens confisqués par le régime communiste.
La Conférence épiscopale tchèque négocie une compensation équivalente à trois milliards d’euros, étalés sur une période d’environ soixante-dix ans.
Le 15 novembre 2007, le journal de Radio Vatican a informé que la Cour Constitutionnelle tchèque avait rejeté une proposition visant à modifier l’article 495/2005 qui impose des restrictions aux Églises et aux communautés religieuses lorsqu’elles fondent des institutions de charité ou des écoles sur leurs propriétés.
Toutes ces institutions doivent, selon la loi, entamer des procédures légales longues et compliquées. Aux dires des évêques, cela constitue une grande injustice et dorénavant, ils sont prêts à s’adresser à la Cour européenne.
En lire plus dans EdM 142 (février 2009)







