> Slovénie
APPARTENANCE
RELIGIEUSE
Chrétiens : 92,1 %
Athées : 7,8 %
Autres : 0,1 %
Chrétiens : 1 852 131
Catholiques baptisés : 1 602 000
SUPERFICIE
20 266 km2
POPULATION
1 967 000 habitants
RÉFUGIÉS
263
DÉPLACÉS
-
Dans son article 7, la Constitution slovène de 1991 décrète la séparation de l’Etat et des communautés religieuses, auxquelles elle garantit la pleine liberté religieuse dans son article 41.
La coexistence entre les diverses religions est généralement sereine, à l’exception de quelques conflits entre l’Eglise catholique et les missionnaires étrangers de groupes protestants, que l’Eglise trouve trop zélés et agressifs dans leurs activités prosélytes.
L’enregistrement des groupes religieux n’est pas obligatoire, mais ceux qui le désirent peuvent le faire auprès du Bureau des Communautés religieuses du Gouvernement, afin d’obtenir un statut légal. En 2006, il y avait 41 groupes officiellement enregistrés et quatre demandes en cours.
Le 3 mars 2007, une nouvelle loi sur la liberté religieuse a pris effet, réplique immédiate de celle de 1976. Cette loi a clarifié le respect de l’Etat en ce qui concerne le droit à la liberté religieuse, le statut légal et les droits des différentes croyances et de leur membres, les procédures d’enregistrement, les avantages offerts aux groupes enregistrés et les responsabilités de l’Agence gouvernementale des communautés religieuses. Néanmoins, cette nouvelle loi a été soumise à un examen minutieux par la Cour constitutionnelle de Slovénie, à la demande du Conseil national. Selon cette nouvelle loi, les religions qui veulent se faire enregistrer, doivent satisfaire deux conditions fondamentales : elles doivent regrouper au moins cent membres, et prouver qu’elles sont actives dans le pays depuis au moins dix ans. Les groupes déjà enregistrés sous l’ancienne loi sont automatiquement reconnus par la nouvelle.
Jusqu’ici, il n’y a pas eu de cas de restitution aux citoyens juifs de biens confisqués ou nationalisés pendant et après la seconde guerre mondiale. En 2006, le Département du Ministère de la Justice, chargé des Restitutions et de la Réconciliation nationale, a lancé des appels d’offre en vue de la signature d’un contrat dans le but de dresser un inventaire de tous ces biens ; le contrat a été attribué à l’Institut d’Histoire contemporaine et la recherche se poursuit. En octobre 2006, le Ministère de la Justice a publié son propre rapport sur ce problème, et un troisième rapport, financé par l’Organisation Mondiale de Restitution Juive, est en cours d’étude.







