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Opération
Simon de Cyrène

Tel Simon de Cyrène qui a aidé le Christ a porter sa Croix, aidons un prêtre en détresse à supporter ses épreuves quotidiennes, par un effort de jeûne ou de pénitence. >>>



> Yémen

YemenAPPARTENANCE RELIGIEUSE
Musulmans : 98,7 %
Hindous : 0,9 %
Chrétiens : 0,2 %
Autres : 0,2 %

Chrétiens : 44 564
Catholiques baptisés
: 6000

SUPERFICIE
527 968 km2

POPULATION
20 975 000 habitants

RÉFUGIÉS
117 363

DÉPLACÉS
27 000

La Constitution de 1991 établit l’islam comme religion d’Etat. L’article 3 précise que la Charia islamique est la source de toute la législation. L’apostasie figure à l’article 12 du Code pénal de 1994 en tant que « hudud » (crimes coraniques), et est punissable de la peine de mort. Les autres « hudud » sont la rébellion, le vol à main armée et autres formes de vol, l’adultère et les fausses accusations d’adultère, l’alcoolisme.

Les chrétiens

Durant la période de rédaction de ce rapport, divers articles de la presse yéménite ont décrit les activités prosélytes chrétiennes comme une « invasion ». Dans un rapport publié par al-Haqiqa al-Dawliya le 27 août 2007, Majed-al-Kahlani a prétendu qu’un grand nombre de missionnaires se servent de leur « étiquette » humanitaire en exploitant les besoins financiers des jeunes et leurs désirs de relations sexuelles avec le sexe opposé, à des fins de prosélytisme.

Al-Kahlani parle de la conversion au christianisme de 120 yéménites rien que dans la région d’Hadramant, et se réfère au site Internet « Yemen4Jesus », créé par les nouveaux chrétiens pour diffuser leurs témoignages. L’article fait état de l’opinion du Directeur du Ministère des Affaires religieuses, Sheik Hamoud al-Suaidy, au sujet des punitions prévues par ces apostats, à savoir la peine de mort s’ils persistent dans leur apostasie. La loi prévoit cette peine pour les musulmans apostats, mais en pratique, elle n’a jamais été appliquée.

Les musulmans

Pendant ce temps, la rébellion entre l’al-Shabab-al Mumin (la jeunesse croyante), dirigée par le clan Houthi et les forces gouvernementales s’est poursuivie dans la province de Saada au nord-ouest du Yémen.

Les sources officielles font état de plus de 5 mille hommes tués, rien qu’en 2007. Les rebelles, qui sont de la communauté chiite zaidi, sont une épine dans le flanc du gouvernement du Président Ali Abdullah Saleh, qui les accuse de vouloir déstabiliser le pays, afin de garder le contrôle exclusif des territoires du nord. Le cessez-le-feu organisé grâce à la médiation du Qatar en juin 2007 n’a duré que quelques mois.

En janvier 2006, la célébration de la fête chiite d’Eid al-Ghadir a été interdite pour la deuxième année consécutive dans certaines localités de Saada, places fortes des adeptes d’Houthi (voir ci-dessous).

En mai 2006, le président Ali Abdullah Saleh a gracié deux imams, le premier Yahya Hussein al-Dailami, condamné à mort, et le second Mohammed Ahmad Miftah, condamné à huit ans de prison. Les deux étaient accusés d’avoir des liens avec l’Iran, ce qui était contraire à l’intérêt de leur pays. En fait, ils avaient critiqué ouvertement les actions du gouvernement contre la rébellion al-Houthi de la province de Saada. Cependant, ils avaient prêché une protestation pacifique.

Pendant le mois du Ramadan, en 2007, une centaine d’ulémas a adressé une requête aux autorités civiles, leur demandant de faire face à leurs responsabilités en ce qui concerne la « dégradation des coutumes » du pays. Ils ont fait état de l’augmentation du prosélytisme chrétien parmi les jeunes musulmans et de la nécessité de modifier les lois islamiques, « sous prétexte de les adapter aux critères internationaux ».

Les ulémas critiquèrent les défilés de mode impliquant des jeunes filles yéménites pendant le Festival d’Eté de Sanaa, les sports féminins, les danses compromettantes (comme celles du Festival d’Hadramant), l’ouverture de salons de massage et la participation de jeunes filles yéménites à des pièces de théâtre et des tournées de chants à l’étranger.

Le gouvernement a adopté une nouvelle politique dirigée contre les activités des groupes d’extrémistes islamiques. Il a été décidé, en conséquence, de fermer les écoles et les centres religieux non-autorisés et de surveiller les sermons des imams radicaux ; un certain nombre de Festivals ont été interdits et les horaires d’ouverture des mosquées raccourcis. Dans une étude des actions du gouvernement yéménite, le « Yemen Times » a remarqué que ceux qui étaient visés n’étaient qu’un petit groupe de chiites aux affiliations politiques, comme le Parti al-Haq, interdit car en non-conformité avec la loi.

Depuis le début de 2007, 4500 écoles non autorisées ont été fermées, parce qu’elles étaient suspectées de professer une éducation divergeant des programmes prévus par l’Etat, et de promouvoir des idéologies extrémistes. Le gouvernement a interdit aux écoles privées et publiques de se servir de programmes différents de ceux approuvés officiellement. Plusieurs livres, qui prônaient des principes extrémistes, ont été interdits. Les imams qui incitaient le peuple à exercer la violence, ou à faire des déclarations mettant en danger l’ordre public, ont été visés. Les organisations privées islamiques peuvent entretenir des relations avec les associations musulmanes internationales, même si de temps à autre, elles sont inspectées par les autorités.

Les juifs

Les membres de la petite communauté juive se composant d’environ 500 croyants ont le droit de vote, mais ne peuvent être élus. Les milliers de juifs yéménites qui ont émigré en Israël ces dernières décennies, sont autorisés à visiter le pays à condition qu’ils ne soient pas détenteurs d’un passeport israélien. En janvier 2007, la petite communauté juive de Saada (45 personnes) a été déplacée à Saana, à la suite de menaces proférées par un adepte d’al-Houthi. Dans la capitale, cette communauté est protégée par l’Etat.

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