APPARTENANCE RELIGIEUSE
chrétiens : 81,7 %
animistes : 9,3 %
agnostiques : 3,2 %
musulmans : 2,4 %
hindous : 2,4 %
autres : 1,0 %
Catholiques : 3 666 000
SUPERFICIE
1 221 037 km2
POPULATION
50 492 000
RÉFUGIÉS
47 974
DÉPLACÉS
-
L’article 15 de la Constitution établit la liberté de religion. En outre, la « Bill of Rights » interdit expressément toute discrimination pour des motifs religieux et affirme le droit de chacun à pratiquer sa religion et à faire partie d’une communauté religieuse. L’État respecte cette liberté.
Les communautés religieuses ne sont pas tenues de se faire enregistrer.
L’instruction religieuse est autorisée dans les écoles publiques, mais elle n’est pas obligatoire.
Au nom de la liberté de religion, l’Église catholique a obtenu le droit d’enseigner la religion et de célébrer régulièrement la messe dans toutes ses écoles, y compris dans celles qui ont le statut d’« écoles publiques détenues par des particuliers », une définition qui montre qu’elles sont au service du bien commun.
Episodes de violence
De nouveau, en 2009, avec la multiplication des actes de violence, en particulier dans les bidonvilles, l’Église catholique a versé un lourd tribut de sang, puisque quatre de ses prêtres ont été assassinés, probablement au cours d’agressions avec vol.
Le P. Daniel Matsela Mahula, du diocèse de Klerksdorp, a été tué par quatre hommes armés le 27 février 2009, alors qu’il roulait en voiture près de Bloemhof. Né en 1975 et ordonné en 2002, il exerçait son service à l’église catholique de Saint-Pierre à Jouberton.
Le P. Lionel Sham, 66 ans, curé de Mohlakeng (archidiocèse de Johannesburg), a été assassiné le 7 mars 2009 après avoir été enlevé chez lui. Son corps a été retrouvé par la police le 8 mars, quelques heures après sa disparition. Il avait la réputation d’être toujours prêt à rendre service et généreux avec ceux qui étaient dans le besoin.
Le corps du P. Ernst Plöchl, un missionnaire autrichien de Marianhill, âgé de 78 ans, qui vivait en Afrique du Sud depuis plus de 40 ans, a été retrouvé le dimanche matin 31 mai à la Mission isolée de Maria Zell, à l’est de la Province du Cap.
Le P. Louis Blondel, des Pères Blancs, a été assassiné dans la nuit du 6 décembre par des jeunes gens qui avaient pénétré à son domicile de Diepsloot, dans la banlieue de Pretoria. Cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans le meurtre du P. Blondel ont été arrêtées par la police sud-africaine.
En vue des élections présidentielles du 22 avril 2009, la Conférence des évêques d’Afrique du Sud (SACBC) a diffusé une lettre pastorale intitulée « Soyons en éveil ! Protégeons notre démocratie » du grave fléau de la corruption, qui fait que « les gens se sentent désillusionnés, impuissants et sans espoir », ce qui a pour effet de « réduire leur participation et de frapper au cœur la démocratie ». Les évêques exhortent le peuple « à participer et à affronter les problèmes qui se présentent au fur et à mesure, et pas seulement au moment des élections ».
