Bhoutan :

La Constitution, entrée en vigueur en 2008, reconnaît la liberté religieuse et le bouddhisme Mahayana, auparavant religion d’Etat, est décrit comme étant le « legs spirituel du Bhoutan ». Le roi assume le rôle de « protecteur de toutes les religions » (art. 3)[1].

La totale liberté religieuse est garantie à tous les citoyens et toutes les formes de contrainte sont interdites quant aux choix religieux des personnes (art. 7.4).

La vaste communauté hindoue est respectée et même les petites minorités chrétiennes jouissent d’une liberté  religieuse suffisante dans leur œuvre de charité et dans leur apostolat, malgré qu’il leur soit interdit de s’engager dans un culte public.

Mais il n’existe pas encore de législation permettant la reconnaissance d’un statut légal aux communautés non-bouddhistes[2].

Les restrictions à l’entrée dans le pays de religieux étrangers ont également été abolies et il n’y a pas de règle spécifique quant à la publication de livres religieux.

En mars 2011, l’archevêque Thomas Menamparampil, de Guwahati (Inde) a pu faire une visite non-officielle à plusieurs petites communautés catholiques et protestantes du pays[3].

L’instruction religieuse n’est autorisée que dans les écoles dirigées par des communautés religieuses, mais pas dans les écoles publiques.

Aucun changement institutionnel, ni aucun incident significatif concernant la liberté religieuse n’ont été signalés durant la période couverte par ce rapport.



[1] http://www.constitution.bt/TsaThrim%20Eng%20(A5).pdf

[2] U.S. Department of State – International Religious Freedom Report for 2011

[3] AsiaNews, 22/03/2011

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