APPARTENANCE RELIGIEUSE
musulmans : 55,4 %
chrétiens : 41 %
agnostiques : 3,6 %
Catholiques : 464 000
SUPERFICIE
51 197
POPULATION
3 760 000habitants
RÉFUGIÉS
7 132
DÉPLACÉS
114 000
La liberté religieuse est en général respectée dans le pays. Cependant, on déplore des restrictions de la part des autorités bosniaques à l’égard de certains groupes minoritaires. Localement, des violences et des abus persistent même sur une base religieuse dans différentes zones de l’État bosniaque.
Les chefs religieux de groupes minoritaires résidant à Sarajevo, à Banja Luka et à Mostar continuent de déplorer les discriminations que commettent à leur égard les fonctionnaires appartenant aux autorités locales, surtout en ce qui concerne l’utilisation de leurs propriétés à des fins religieuses. Par ailleurs, une protection adéquate ne leur est pas assurée en cas de vandalisme ou de harcèlement.
Au mois de janvier, le Ministère de l’éducation de la Republika Srpska a inauguré expérimentalement un cours de culture des religions pour les étudiants en première année d’école supérieure, au début du second semestre.
La Communauté baptiste continue de dénoncer les problèmes qu’elle rencontre pour enregistrer la dénomination Alliance des Églises protestantes évangéliques de Bosnie-Herzégovine. Le Ministère de la Justice motive ces difficultés en déclarant que la loi ne reconnaît pas formellement le terme « Alliance ».
Il demeure des cas d’édifices religieux construits illégalement. Par exemple, une église serbe orthodoxe non autorisée sur le territoire de Konjevic Polje reste encore en activité, et cela malgré une décision du Ministère de l’urbanisme (2004) qui voulait la faire abattre. En 2007, les serbes orthodoxes ont théoriquement accepté la décision, mais rien ne s’est encore produit concrètement.
Le 20 février, le Tribunal de Banja Luka a ordonné que le gouvernement de la Republika Srpska et la municipalité versent environ 42,6 millions de dollars à la communauté islamique locale à titre d’indemnité pour la destruction de seize mosquées pendant le conflit de 1992-1995. Le 17 mars, l’État a fait appel sur cette sentence.
Fin avril, une église orthodoxe serbe, construite dans le village oriental de Divic, endroit où se dressait auparavant une mosquée, a été ôtée sans causer de problèmes.
Heureusement ont beaucoup diminué au cours de l’année, les attentats à l’encontre de symboles religieux, des membres du clergé et des propriétés de communautés dans les trois plus grandes zones ethniques. Malgré cela, les serbes orthodoxes sont encore l’objet d’attaques.
Par exemple le 6 janvier, la veille du Noël orthodoxe, des hommes non identifiés ont mis le feu au drapeau national dans la cathédrale orthodoxe de Tuzla. L’église a pu bénéficier d’une protection vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Des vandales ont même endommagé des sites de l’Église catholique. Par exemple, au cours de la semaine du 23 mars, les vitraux de l’église de San Luca dans la localité de Novi Grad (commune de Sarajevo) ont été endommagés par trois fois ; il s’agit de la seizième dégradation depuis 2005.
Même les propriétés des Juifs sont l’objet d’attaques : par exemple le 15 février, des graffitis unissant la svastika à l’étoile de David sont apparus à Sarajevo. Les 7 et 8 janvier, pendant l’une des crises récurrentes de la bande de Gaza, des inscriptions antisémites sont apparues à Mostar.
La discrimination reste un grave problème, surtout dans trois secteurs : contre les non serbes dans la zone à majorité ethnique serbe, contre les non croates dans l’ouest de la Herzégovine, et contre les non bosniaques musulmans au centre de la Bosnie.
