APPARTENANCE RELIGIEUSE
bouddhistes : 85,4%
animistes : 4,6 %
agnostiques : 2,5 %
chrétiens : 2,0 %
musulmans : 2,0 %
autres : 3,5 %
Catholiques : 20 000
SUPERFICIE
181 035 km2
POPULATION
15 053 000 habitants
RÉFUGIÉS
135
DÉPLACÉS
-
Du point de vue de la liberté de religion, il n’y a pas eu de changement au cours de la période prise en examen dans ce rapport. Aucune violation n’a été signalée des principes sanctionnés par la Constitution de 1993 de la part des autorités. L’article 43 de la Constitution proclame la liberté de religion et interdit toute discrimination fondée sur la croyance religieuse. Ce même article établit que le bouddhisme est la religion d’État.
Tous les groupes religieux doivent se faire enregistrer, y compris les bouddhistes, pour pouvoir exercer leurs activités et construire leurs lieux de culte, mais l’absence d’enregistrement ne fait pas l’objet de sanction. Les missionnaires peuvent opérer librement, mais une directive du 26 juin 2007 interdit le prosélytisme « porte-à-porte », la distribution de littérature chrétienne hors des églises, et certaines pratiques jugées trop agressives comme l’emploi des haut-parleurs ; cette directive interdit en outre de « proposer de l’argent ou des objets matériels » pour obtenir des conversions, une disposition qui ne s’applique pas aux bouddhistes, mais qui vise principalement les chrétiens évangéliques qui sont souvent accusés d’offrir de la nourriture, des vêtements ou des cours d’anglais pour pousser les gens à se convertir. En outre, des permis spéciaux sont nécessaires pour la construction des églises.
Il faut demander une autorisation de l’État pour ouvrir une école religieuse ou un lieu de culte, et celui-ci ne doit pas se trouver à moins de 2 kilomètres de distance d’un autre lieu de culte. Ces limitations ne s’appliquent pas aux bureaux des groupes religieux.
Les cours de doctrine bouddhiste sont obligatoires dans les écoles publiques, mais pas dans les écoles gérées par les groupes non bouddhistes.
