Colombie


ColombieAPPARTENANCE RELIGIEUSE
chrétiens : 95,7 %
autres : 4,3 %

Catholiques : 41 897 000

SUPERFICIE
1 138 914 km2

POPULATION
46 300 000 habitants

RÉFUGIÉS
196

DÉPLACÉS
3 300 000 – 4 900 000

En Colombie
La société colombienne subit les effets des actes de violence des groupes de guérilleros, qui s’en prennent également aux ministres du culte et aux fidèles.  De 100 à 200 assassinats par mois en 2011…

En 2011, 117 enfants ont été assassinés en Colombie dont 41 de moins de 5 ans. C’est ce qui émerge des statistiques envoyées à l’Agence Fides concernant les bilans diffusés à la fin de 2011 concernant les cas de mort violente en Amérique. En Colombie en particulier, cette violence s’est acharnée contre les plus faibles.
(Agence Fides)

Changements intervenus dans la législation

En août 2009, le ministère de l’Intérieur et de la Justice de ce pays a institué par un acte protocolaire un Comité consultatif interreligieux, en vue de faciliter les démarches en matière de liberté et d’égalité de religion, de conscience et de culte.

Rapports entre l’Église catholique et l’État

La société colombienne subit les effets des actes de violence des groupes de guérilleros, qui s’en prennent également aux ministres du culte et aux fidèles. En juin 2009, les guérilleros ont encerclé un village de la commune d’Arauquita et fait irruption dans la salle où se tenait une réunion de pastorale sociale, en enlevant un agent pastoral, le professeur Jorge Humberto Echeverri, sans fournir aucune explication. Jorge Humberto Echeverri a été ensuite assassiné.
Face à la violence, le gouvernement a désigné l’Église et la Croix Rouge internationale comme seuls interlocuteurs habilités à dialoguer directement avec les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). L’Église s’est offerte à plusieurs reprises comme médiateur, en qualité de tiers extérieur à la politique. Cette année, le cardinal Darío Castrillón s’est proposé comme médiateur entre les FARC et le gouvernement, et il a eu des contacts téléphoniques avec Guillermo Sáenz, alias Alfonso Cano, chef des FARC. À cause de son rôle d’interlocuteur neutre, mais de confiance, en septembre 2009, le gouvernement a autorisé l’Église à diriger et coordonner les pourparlers en vue de la libération de 24 otages (policiers et militaires) dont certains étaient aux mains des FARC depuis plus de douze ans. L’Église a proposé que les FARC libèrent les otages une fois par mois en cinq étapes, dont la dernière serait en février 2010. Le principal élément de conflit entre les parties venait du fait que les FARC avaient accepté de libérer un certain nombre d’otages en échange de guérilleros actuellement détenus. De son côté, le gouvernement d’Álvaro Uribe avait accepté que les otages soient libérés par étapes, avec un autre pays qui ferait office de garant, mais il voulait que les FARC libèrent tous les otages unilatéralement, sans rien obtenir en échange. Pour sortir de l’impasse, l’Église a demandé au gouvernement et aux FARC qu’ils renoncent à une partie de leurs exigences pour parvenir à la libération des otages.
Au cours de l’année 2009, cinq prêtres ont été assassinés : Juan Gonzalo Aristizabal Isaza, de Medellín ; Gabriel Montoya Tamayo et Jesús Ariel Jiménez, tous deux de Vichada ; Óscar Cardozo Ossa, de Villavicencio ; et Jaramillo Cárdenas de Santa Rosa de Osos. Des dizaines de prêtres colombiens exercent leur ministère sous la menace des groupes armés. Et 17 évêques ont dû demander la protection de la police.
Dans la paroisse Nuestra Señora de la Anunciación à Armenia, un inconnu s’est introduit de nuit dans l’église, a forcé le tabernacle et l’a jeté par terre avec la coupe et les hosties consacrées qu’elle contenait. Comme il n’a pris aucun objet de valeur dans l’église, il semblerait qu’il s’agisse d’une attaque contre la présence eucharistique.

Communautés chrétiennes non catholiques et autres religions

Actuellement près de 10 % du Sénat de Colombie est composé de pasteurs évangéliques qui ont entrepris la carrière politique. Tous n’ont pas été élus directement ; certains sénateurs leur ont en effet laissé leur siège après leur départ. En général, ils sont des défenseurs acharnés du mariage et s’opposent à tous les projets de loi visant à accorder le mariage civil et des droits patrimoniaux aux homosexuels. On les désigne sous le nom de « les bancs de Dieu ».

La société colombienne subit les effets des actes de violence des groupes de guérilleros, qui s’en prennent également aux ministres du culte et aux fidèles.  De 100 à 200 assassinats par mois en 2011…
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