APPARTENANCE RELIGIEUSE
musulmans : 98,3 %
chrétiens : 1,1 %
autres : 0,6 %
Catholiques : 6 000
SUPERFICIE
2 235 km2
POPULATION
691 000 habitants
RÉFUGIÉS
-
DÉPLACÉS
-
La Constitution du petit archipel des Comores prévoit la liberté de religion, mais en pratique le gouvernement ne la respecte pas. D’après la loi pénale, le prosélytisme effectué par des religions autres que l’Islam est un délit, puni d’une peine privative de liberté et d’une amende. Même la simple distribution de Bibles ou d’autres textes religieux chrétiens est considérée comme activité prosélyte. Les étrangers accusés de prosélytisme sont expulsés. Ceux qui se convertissent subissent une peine.
Le 17 mai 2009, la population a approuvé à une large majorité le référendum constitutionnel qui a attribué de plus grands pouvoirs au Président de l’État et en a rallongé le mandat (qui expirera donc en 2011 et non en 2010). Le référendum a été approuvé par 93,9 % des votants, mais seulement 51,7 % des personnes disposant du droit de vote ont voté, vu que l’opposition politique avait invité à l’abstention. Le même référendum a également approuvé le fait que l’Islam soit déclaré religion d’État.
Plus de 98 % de la population est musulmane sunnite. Les chrétiens sont peu nombreux et sont tous citoyens étrangers. Diverses sources estiment que les chrétiens locaux préfèrent tenir secrète leur foi, par peur des persécutions. Les discriminations à l’encontre des chrétiens sont fréquentes et ont lieu pratiquement à tous les niveaux.
Les groupes religieux n’ont pas à réclamer de reconnaissance, mais en ce qui concerne ceux qui ne sont pas musulmans, toute manifestation publique de leur foi peut être considérée comme du prosélytisme. Le gouvernement permet aux groupes religieux d’établir des lieux de culte, de faire venir des prêtres et de se réunir pour prier ou accomplir d’autres activités pacifiques. Il y a deux églises catholiques et une protestante. Mais les résidents non musulmans préfèrent ne pas pratiquer leur foi en public, par peur des accusations de prosélytisme et des représailles légales.
Au cours de ces dernières années, on a noté de graves discriminations sociales à l’encontre des citoyens non musulmans, par exemple ils ont été exclus de l’école ou de leur village en étant accusés d’avoir fait du prosélytisme parmi les musulmans. Au cours de la période du présent rapport, on ne note pas de discriminations spécifiques.
L’enseignement religieux musulman n’est pas obligatoire dans les écoles publiques, mais il est fréquemment délivré. Les étrangers peuvent demander à ce que leurs enfants en soient exemptés, mais de toute façon tous les enfants de 4 à 7 ans reçoivent à l’école des cours ayant pour but de comprendre et de réciter des versets du Coran.
Le Grand Mufti, directement nommé par le Président, fait partie du gouvernement et est compétent pour prendre toute décision concernant la religion et l’administration religieuse.
