APPARTENANCE RELIGIEUSE
chrétiens : 85,0 %
agnostiques : 10,5 %
musulmans : 3,7 %
autres : 0,8 %
Catholiques : 37 000
SUPERFICIE
43 094 km2
POPULATION
5 481 000 habitants
RÉFUGIÉS
20 355
DÉPLACÉS
-
Le débat sur la liberté de religion est dominé par la question des musulmans, et en particulier par la question du voile que certaines femmes revendiquent comme signe de leur appartenance religieuse. Lors d’un procès qui s’est tenu le 7 août 2009 à Copenhague, une femme musulmane appelée à témoigner a refusé d’ôter en public le voile intégral qui couvrait son visage, même temporairement, en demandant d’être identifiée uniquement au moyen de son permis de conduire. Le Président de la Cour d’appel a fait savoir qu’il avait accepté les conditions de ce témoin parce qu’une femme juge avait pu l’identifier précédemment en soulevant discrètement le voile qui cachait son visage.
Face à de tels abus du droit à la liberté de religion, le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen a pris position de façon très claire, lors d’une conférence de presse donnée au début de 2010, en déclarant qu’« il n’y a pas de place dans notre société pour les burqas et les niqabs » qui symbolisent « une idée de la femme et de l’humanité à laquelle nous sommes fondamentalement contraires et que nous entendons combattre ». La société danoise, a-t-il expliqué, « est une société ouverte dans laquelle nous voulons pouvoir regarder en face ceux à qui nous nous adressons, que ce soit dans les écoles ou sur les lieux de travail ».
Une enquête commandée par le ministère des Affaires sociales à l’Université de Copenhague en août 2009 et publiée le 18 janvier 2010 a révélé qu’au Royaume du Danemark, seules cent à deux cents femmes portent la niqab, ce long voile avec une petite fente horizontale pour les yeux. Cette question ne concernerait donc que 0,15 % des femmes musulmanes (au total 1 100, soit 1,9 % de la population du pays qui s’élève à 5,5 millions d’habitants). Cette enquête a montré aussi que les femmes qui portent le voile intégral font l’objet de graves restrictions dans l’accès à l’éducation et à l’emploi.
Pour éviter la diffusion de ce phénomène, le 28 janvier 2010 le gouvernement a décidé de limiter l’usage du voile intégral sans l’interdire formellement, en confiant la réglementation de son port aux écoles, administrations publiques et entreprises. Par ailleurs, le gouvernement a mis à l’étude un amendement à l’article 260 du code pénal qui punit la coercition d’une peine de deux ans de prison. Cette peine de détention pourrait être allongée à quatre ans pour les personnes jugées coupables d’avoir contraint une femme à porter la burqa ou la niqab.
