APPARTENANCE RELIGIEUSE
chrétiens : 77,7 %
agnostiques : 11,9 %
musulmans : 8,5 %
autres : 1,9 %
Catholiques baptisés : 46 621 000
SUPERFICIE
551 500 km2
POPULATION
62 637 000 habitants
RÉFUGIÉS
196 364
DÉPLACÉS
-
Le 18 décembre 2008, la République française et le Saint Siège sont parvenus à un accord en ce qui concerne la reconnaissance mutuelle des titres et des diplômes dans l’enseignement supérieur, qui s’appliquera au système scolaire public français et aux universités catholiques, aux facultés ecclésiastiques et aux institutions scolaires du Saint Siège.
En février 2009, d’après une enquête menée par la Fondation de Service politique sur environ 3.000 parents catholiques, il est apparu qu’environ 67 pourcents des personnes interrogées soutenaient que la liberté de conscience de leurs enfants n’était pas respectée dans les écoles publiques. Par ailleurs, 20 pourcents de l’échantillon a répondu affirmativement à la question : « Vos enfants ont-ils été l’objet de critiques à l’école publique à cause de leur religion ? », tandis que 91 % des parents désirent que l’Église catholique prenne des initiatives afin d’ôter les obstacles à la liberté d’éducation.
Actes de violence
Sur le territoire français, le phénomène du vandalisme contre des édifices de culte, les profanations de cimetières et sacrilèges d’églises et d’objets sacrés que l’on enregistre avec une particulière violence depuis 2009 apparaissent préoccupants. Lorsque l’Église catholique est prise pour cible, il s’agit souvent d’oppositions portant sur des questions morales, liées à des combats portés par des groupes de défense de la vie contre l’avortement, ou à des campagnes pour l’affirmation de la famille traditionnelle. En février 2010, au moment de la fête de la Saint Valentin, un groupe d’activistes gay a organisé une manifestation devant la cathédrale parisienne de Notre-Dame, mettant en scène des baisers homosexuels de groupe pour s’opposer à la présumée homophobie de l’Église catholique. Suite aux protestations de la population, l’événement a été déplacé aux environs de la place Saint-Michel.
Au cours de l’année 2009, dans un contexte d’augmentation générale des manifestations et des actes à caractère raciste et xénophobe, les attaques dirigées contre la communauté juive et les lieux de prière islamiques ont augmenté. Différentes initiatives de dialogue interreligieux ont été entreprises pour arrêter l’expansion du phénomène. Ceux qui les soutiennent, comme l’imam Hassan Chalgoumi, qui s’est rangé en faveur d’une loi contre l’utilisation du voile intégral, sont la cible de menaces de la part de groupes fondamentalistes.
Le problème de l’islamisme
Face à la tentative d’imposer les règles alimentaires islamiques à la population non musulmane, le 18 février 2010 le maire de Roubaix a déposé plainte pour discrimination auprès du tribunal de Lille sur le fondement de l’article 225-1 du code pénal français, en raison du choix de certains restaurants Quick locaux de ne mettre à la disposition de leur clientèle que de la viande abattue selon la méthode dite halal. Le ministère public de Lille a annoncé l’ouverture d’une enquête à ce sujet.
Un débat long et structuré a eu lieu dans les médias et les salles de tribunal, faisant suite à différents litiges en ce qui concerne les règles d’habillement islamiques. Le 4 décembre 2008, au terme d’un litige, la Cour Européenne des Droits de l’Homme s’est prononcée en soutenant que l’interdiction de mettre le voile dans les écoles publiques en France ne violait pas le respect des droits de l’homme.
Après avoir confié à une commission parlementaire, présidée par le député communiste André Gerin, la charge de préparer un rapport sur l’usage de la burqa en France, le gouvernement a fortement soutenu un projet de loi interdisant de porter le voile intégral dans les lieux publics, en adoptant cette formulation : « Nul ne peut dans l’espace public porter une tenue destinée à dissimuler son visage » et prévoit des peines légères pour les personnes endossant le voile intégral, et des peines plus sévères, pouvant aller jusqu’à l’arrestation, pour toute personne obligeant autrui à le porter. Après avoir reçu l’approbation de l’Assemblée Nationale en première lecture, le 13 juillet 2010, le texte devra être soumis à l’examen des sénateurs.
