Gambie

GambieAPPARTENANCE RELIGIEUSE
musulmans : 86,1 %
animistes :8,1 %
chrétiens : 4,4 %
autres : 1,4 %

Catholiques baptisés : 41 000

SUPERFICIE
11 295 km2

POPULATION
1 751 000 habitants

RÉFUGIÉS
10 118

DÉPLACÉS
-


La Constitution établit la liberté de religion, un principe généralement respecté par l’État. La charia (loi islamique) ne s’applique qu’aux musulmans sur les questions relatives au mariage, au divorce et à l’héritage.
L’enregistrement des groupes religieux n’est pas obligatoire.
L’enseignement de la religion, tant musulmane que chrétienne, est autorisé aussi bien dans les écoles publiques que privées, sans qu’il y ait interférence de la part de l’État.
Des gestes occasionnels d’intolérance contre les chrétiens ont été signalés ces dernières années. Mais en général, les relations entre l’Église catholique et les autorités musulmanes sont bonnes.
L’imam Ratib, de Banjul, a souligné « les bonnes relations et la fraternité entre les peuples », ainsi que « la paix religieuse et la tolérance » qui règnent dans le pays. De son côté, Mgr Ellison, évêque de Banjul, a défini la Gambie comme un pays en paix dans une homélie prononcée en décembre 2009 à l’occasion du 23e pèlerinage annuel à Kukujang Mariama.
L’arrivée dans le pays d’un grand nombre de groupes chrétiens pentecôtistes et évangéliques qui pratiquent un prosélytisme agressif inquiète les autorités, qui craignent que leurs activités ne finissent par entraîner des conflits religieux.

Le cas Fulton

Le 30 décembre 2008, le missionnaire chrétien David Fulton, 60 ans, et sa femme Fiona, 46 ans, ont été condamnés à un an de prison et de travaux forcés pour déclarations « séditieuses » sur le président et sur le gouvernement. Ils étaient accusés d’avoir fait circuler par e-mail des pétitions contenant de dures critiques contre le gouvernement.
Ce couple, originaire de Grande-Bretagne, vivait en Gambie depuis douze ans, en y menant des activités missionnaires et en s’occupant des malades terminaux. Fulton avait été également aumônier des prisons, mais il avait été renvoyé après avoir été accusé d’avoir cherché à convertir les citoyens locaux. Les deux missionnaires chrétiens ont été arrêtés le 29 novembre 2008 à leur domicile de Kerr Sering. Pendant le procès, ils ont plaidé coupable et ont demandé la clémence des juges. Le pasteur Martin Speed de l’Église pentecôtiste Westhoughton de Boston, qui s’était battu pour leur remise en liberté, a expliqué qu’on leur avait conseillé de plaider coupable pour tenter d’obtenir la clémence des juges. Ceux-ci leur ont infligé au contraire une peine exemplaire. D’autres sources rapportent qu’avant leur arrestation, les époux avaient été menacés et agressés dans la rue à cause de leur foi chrétienne.  
En février 2009, Fulton a été accusé en outre d’usurpation d’identité pour s’être fait passer pour un officier de l’armée en uniforme, ce qui lui a valu d’être condamné en mars 2009 à trois années supplémentaires de prison.
Remise en liberté en décembre 2009 après avoir purgé sa peine, Fiona a été immédiatement rapatriée en Grande-Bretagne, tandis que son mari David Fulton est toujours en prison.


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