APPARTENANCE RELIGIEUSE
chrétiens : 85,1 %
musulmans : 10,5 %
agnostiques : 4,1 %
autres : 0,3 %
Catholiques : 102 000
SUPERFICIE
69 700 km2
POPULATION
4 219 000 habitants
RÉFUGIÉS
870
DÉPLACÉS
230 000
Dans l’ensemble, les graves problèmes politiques qui, en 2008, ont conduit à des heurts armés avec les troupes russes, n’ont pas eu d’incidence sur la situation de la liberté religieuse dans le pays.
Les principes contenus au point 1 de l’article 9 de la Constitution, qui dispose : « L’État déclarera l’entière liberté de foi et de religion, tout en reconnaissant en même temps le rôle spécial de l’Église Apostolique Orthodoxe Autocéphale de Géorgie dans l’histoire de la Géorgie et son indépendance à l’égard de l’État », ont été dans l’ensemble respectés, malgré le caractère dramatique de la situation.
Le statut juridique des autres organisations, telles que l’Église Catholique, qui ne jouissent que d’une reconnaissance en tant qu’associations privées à but non lucratif, n’a pas changé. Cette situation, contestée par les intéressés qui demandent une reconnaissance en tant qu’associations religieuses de droit public, ne cause cependant pas préjudice à leur activité normale.
Les privilèges de l’Église Apostolique Orthodoxe Autocéphale, accordés par le concordat de 2002, qui peut par exemple mettre son veto à la construction de lieux de culte d’autres communautés religieuses, n’ont pas changé.
On déplore par ailleurs des difficultés dans les rapports entre l’Église Apostolique Orthodoxe Autocéphale et les autres communautés religieuses, surtout en ce qui concerne l’attitude de son clergé qui exprime souvent, surtout dans les écoles, des jugements méprisants à l’égard des autres confessions en définissant par exemple le signe de croix effectué à la manière de l’Église catholique ou des communautés protestantes comme « le signe de Satan ».
Ces excès verbaux ne favorisent évidemment pas les relations œcuméniques.
Malgré cela, on ne signale pas de violations du libre exercice des droits, y compris à l’égard des minorités religieuses. De telles violations sont même découragées par la législation très sévère à l’encontre des atteintes portées à ces droits. Il y a auprès du Procureur Général un département chargé de la protection des droits de l’homme qui a entre autres pour fonction de vérifier le respect des droits des organisations religieuses. Le travail accompli par cet office a été vanté récemment pour son impartialité, y compris par des responsables des Témoins de Jéhovah.
