Ghana

GhanaAPPARTENANCE RELIGIEUSE
chrétiens : 61,2 %
animistes : 19,3 %
musulmans : 19,0 %
autres : 0,5 %

Catholiques : 2 977 000

SUPERFICIE
238 533 km2

POPULATION
24 333 000 habitants

RÉFUGIÉS
13658

DÉPLACÉS
-


La liberté de religion est garantie par la Constitution. L’enregistrement est obligatoire pour tous les groupes religieux, mais nombreux sont ceux qui ne se sont toujours pas mis en règle avec cette loi entrée en vigueur à la fin des années 1980, notamment ceux qui pratiquent les religions indigènes traditionnelles. Les activités ecclésiales sans but lucratif telles que les activités caritatives et l’éducation sont exemptées d’impôts.
Aucun problème particulier n’a été signalé entre les diverses organisations religieuses. Le gouvernement encourage la coexistence pacifique et la coopération.
La croyance dans la sorcellerie est très répandue dans le pays, et il n’est pas rare que des personnes, en particulier les femmes âgées, soient accusées de sorcellerie et rendues responsables de toutes sortes de malheurs allant des mauvaises récoltes aux maladies. Dans certaines régions du pays, les « sorcières » sont chassées de leur village et obligées de trouver refuge dans des « camps spéciaux pour sorcières ». Celles qui résistent à cette forme de bannissement et tentent de rester ou de rentrer chez elles risquent d’être brutalisées, et même parfois assassinées, par les habitants de leur village.
En outre, certaines religions traditionnelles pratiquent des « rites magiques » qui peuvent demander des scarifications, des mutilations, et même des sacrifices rituels, y compris d’enfants.
Dans certaines régions du pays subsiste la coutume du trokosi, une forme de servitude rituelle traditionnelle imposée à des jeunes filles, envoyées dans un sanctuaire local pour y être pratiquement réduites à l’esclavage. D’après cette tradition, pour réparer une offense grave, les familles doivent offrir au sanctuaire une de leurs filles qui deviendra l’« épouse de Dieu », et passera le reste de ses jours aux ordres des prêtres du sanctuaire. Il arrive que des filles soient envoyées dans ces sanctuaires dès l’âge de dix-huit mois.
Bien que ces pratiques rituelles soient considérées aujourd’hui comme un délit et sanctionnées par la loi, l’organisation International Needs Ghana (ING) a calculé qu’en 2009, il y avait encore au moins cinq mille jeunes filles ou femmes qui servaient dans les sanctuaires.
Outre les poursuites du gouvernement, plusieurs ONG prennent ces femmes en charge, en les aidant financièrement et en leur donnant une formation qui leur permette de commencer une nouvelle vie. Le Rev. Walter Pimpong, directeur de l’ING, a dit que plus de deux mille femmes ont bénéficié de son programme d’aide au cours des dernières années. Les groupes religieux traditionnels accusent ces organisations de ne pas comprendre leurs croyances et considèrent les campagnes du gouvernement contre le trokosi comme une véritable « persécution » religieuse.
À diverses reprises, des accusations d’abus psychologiques et physiques ont été portées contre ce qu’on appelle les « camps de prière », en particulier ceux organisés par les pentecôtistes. Dans ces camps, on tente de « soigner » les personnes qui ont des problèmes psychiques par des « exorcismes » qui durent parfois plusieurs semaines et peuvent consister en de graves abus tels que la privation de nourriture et d’eau, soi-disant pour « chasser le mal » de leur corps. Des sources des Nations Unies accusent certains leaders des Églises pentecôtistes de percevoir de l’argent pour ces « exorcismes » de la part des parents de ceux qui sont « possédés par le diable ».


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