APPARTENANCE RELIGIEUSE
animistes : 44,9 %
musulmans : 41,9 %
A chrétiens : 11,9 %
autres : 1,3 %
Catholiques : 190 000
SUPERFICIE
36 125 km2
POPULATION
1 647 000habitants
RÉFUGIÉS
7898
DÉPLACÉS
-
La liberté de religion, qui est garantie par la Constitution, est respectée et protégée par les autorités. L’article 4 interdit d’utiliser des termes religieux ou des noms de groupes religieux pour indiquer ou identifier un parti politique.
Les groupes religieux doivent se faire enregistrer, mais en général cet enregistrement ne pose aucun problème.
Dans la période prise en considération pour ce rapport, aucun acte de discrimination ou d’intolérance entre les diverses religions n’a été signalé.
Mais par ailleurs, les groupes religieux se plaignent d’une situation d’injustice, de corruption, de violence et de vengeances personnelles qui s’étend à l’ensemble de la société, et donc aussi aux croyants et aux communautés religieuses. L’assassinat du Président Joao Bernardo Vieira en mars 2009 semble avoir été un acte de représailles après la mort du chef des forces armées dans un attentat à la bombe. En avril 2009, les chefs religieux catholiques, protestants et musulmans ont lancé un appel conjoint appelant les autorités à « un sérieux examen de conscience » et à une réflexion approfondie afin d’imprimer un « changement de cap dans les attitudes personnelles et sociales » (L’Osservatore Romano, 8 avril 2009).
Catholiques
Dans cette situation, dans la matinée du 15 août 2009, un groupe de soldats armés a fait irruption au siège du couvent de Saint François d’Assise de Bissau, tenu par les Frères mineurs. Les soldats étaient à la recherche du député Conduto de Pina, arrêté pour sa participation présumée à un coup d’État puis remis en liberté pour manque de preuves. Tout de suite après sa relaxe, il avait disparu et les soldats avaient pénétré dans le couvent sans mandat judiciaire, persuadés qu’il avait trouvé refuge chez les frères mineurs.
En effet, le député avait escaladé le mur d’enceinte de la communauté franciscaine, et les moines l’avaient caché dans une pièce du monastère. Les soldats ont à leur tour escaladé le mur et se sont introduits de force dans le monastère. Plus tard, le député a été transféré au grand séminaire interdiocésain, où il a trouvé asile pendant quelques mois avec un autre homme politique accusé et recherché par l’armée. Les soldats n’ont jamais cherché à entrer au séminaire pour arrêter les deux hommes.
À la suite de l’irruption de l’armée dans le couvent franciscain, les évêques de Guinée Bissau ont adressé une lettre ouverte au Premier ministre Carlos Gomes Junior dans laquelle ils réaffirment que la mission de l’Église consiste dans la promotion intégrale de l’homme et la défense de la dignité humaine, y compris en accueillant ceux qui risquent d’être victimes d’actes illégaux et répressifs.
Dans l’après-midi du même jour, le chef de l’état-major des forces armées s’est excusé auprès des frères mineurs pour ce qui s’était passé. Dans les jours qui ont suivi, le Procureur général de la République de Guinée Bissau a dit que « l’occupation illégale par l’armée de bâtiments appartenant à l’Église est une source de préoccupation et complique nos relations avec le Saint-Siège ».
