APPARTENANCE RELIGIEUSE
Musulmans : 93,9 %
Agnostiques : 3,0 %
Chrétiens : 2,8 %
Autres : 0,3 %
Catholiques baptisés : 109 000
SUPERFICIE
84 394 km2
POPULATION
6 472 000 habitants
RÉFUGIÉS
450 756
DÉPLACÉS
-
La Jordanie, gouvernée par une monarchie islamique dont le souverain est l’un des descendants de Mahomet et l’islam la religion officielle, a mis en place une législation et des pratiques comparables à celles qui prévalent en Syrie. Il s’agit donc d’un système assez libéral, où les Eglises sont reconnues et bénéficient de toute liberté, ayant même le droit d’ouvrir les écoles dont elles ont besoin, ce qui n’est pas le cas en Syrie. Mais ici aussi la liberté religieuse ne concerne que le culte et non la liberté de conscience, la conversion des musulmans à une autre religion étant strictement interdite.
Il reste que le Royaume jordanien est très actif dans le dialogue avec les autres religions, notamment avec le christianisme. Le prince El Hassan Bin Talal, oncle du roi Abdallah II, préside à Amman l’Institut Al Bayt pour la pensée musulmane qui dispose d’un département voué au dialogue inter-religieux. Le prince Hassan a reçu en 2008 le prix Niwano pour sa « vie passée à construire la paix et la justice au Moyen-Orient ».
Lors de son pèlerinage en Jordanie, du 8 au 10 mai 2009, le pape Benoît XVI a remercié les autorités jordaniennes pour leur attitude, déclarant dès son arrivée à l’aéroport d’Amman : « La possibilité qu’a la communauté catholique jordanienne de construire des édifices publics de culte est un signe du respect de votre pays pour la religion et en son nom, je veux dire combien cette ouverture est appréciée ».
Pendant tout son séjour, le Saint-Père a bénéficié d’un accueil très chaleureux de la part des souverains. « On sentait que les responsables politiques faisaient tout pour faciliter ce voyage, avec respect et délicatesse », a commenté le Père Samir Khalil Samir, jésuite établi au Liban.
Le roi et la reine ont d’ailleurs accompagné le souverain pontife lors de son déplacement sur les rives du Jourdain, alors que leur présence n’était pas prévue par le protocole. Sur le lieu où la tradition situe le baptême du Christ, le pape a béni la première pierre de deux églises catholiques, l’une latine, l’autre melkite. Deux autres églises, une copte et une russe-orthodoxe, ont également été édifiées sur ce site au cours des dernières années.
