Koweït

BelizeAPPARTENANCE RELIGIEUSE
musulmans : 85,2 %
chrétiens : 11,1 %
hindous : 3,5 %
autres : 0,2 %

Catholiques : 300 000

SUPERFICIE
17 818 km2

POPULATION
3 051 000 habitants

RÉFUGIÉS
221

DÉPLACÉS

La Constitution place l’islam au rang de religion d’État et institue la charia comme « principale source de la législation » (article 2). La Constitution de 1962 garantit aussi le principe de non-discrimination. L’article 29 stipule que « tous les hommes sont égaux en dignité ainsi que dans leurs droits et obligations au regard de la loi, sans distinction de race, d’origine, de langue ou de religion ». L’article 35 proclame : « La liberté de conscience est absolue. L’État protège les pratiques cultuelles des religions conformément aux traditions en vigueur, sauf si cela perturbe l’ordre public ou s’oppose aux bonnes mœurs ».

CHRÉTIENS

Le 30 octobre 2009, le quotidien local al-Watan a annoncé que Mohammad Al-Juwaihel, propriétaire de la nouvelle chaîne satellitaire Al-Sour, avait décidé de dédier trois heures par semaine aux programmes des chrétiens qui vivent au Koweït, dans le but de promouvoir la tolérance et l’amour entre citoyens. Si cette nouvelle était confirmée, ce serait une première dans les pays du Golfe.
Dans une interview à Oasis, Mgr Camillo Ballin, Vicaire apostolique au Koweït, a dit que le pays « accorde à tous une grande liberté de culte. Cela signifie que dans l’enceinte de nos églises, nous sommes entièrement libres de pratiquer notre religion. La police n’est jamais intervenue, et elle n’entre pas dans nos églises. Il existe cependant quelques restrictions. Nous ne pouvons pas tenir des activités religieuses dans des habitations privées, mais uniquement dans les églises. Il n’existe que trois paroisses pour environ 350 000 catholiques, et nous ne pouvons pas en construire d’autres. S’il y avait un jour une urgence dans l’une de nos églises, des centaines de fidèles pourraient mourir à cause de la panique. J’ai fait la demande d’un terrain pour construire une nouvelle église, mais pour le moment je n’ai pas encore reçu de réponse ». Mgr Ballin a ajouté que dans les trois écoles catholiques du pays « l’enseignement de l’islam est obligatoire, et il est interdit de faire le catéchisme aux chrétiens. En outre, aucun endroit, si petit soit-il, ne peut être utilisé pour les réunions de chrétiens, et nous ne pouvons pas non plus prier en public avant ou après les heures de cours. Plus que des écoles catholiques, je dirais que ce sont des écoles gérées par des catholiques ».
À la cérémonie d’adieu tenue en janvier 2010 pour Mgr Mounged Paul El-Hachem, nonce apostolique au Koweït, le porte-parole de la communauté gréco-catholique a dit que son Église risque de ne pas pouvoir renouveler son contrat de location pour le seul endroit dont elle dispose actuellement. L’Archimandrite Boutros Gharib a dit qu’elle n’a toujours pas reçu de réponse des autorités, malgré ses nombreux rappels, et il a ajouté qu’en dépit du climat de tolérance qui existe dans le pays, « il y a des personnes qui font obstruction et refusent de nous accorder les terrains sur lesquels bâtir un lieu de culte ».

CHIITES

Les chiites ont beaucoup de difficultés à obtenir des postes importants dans l’administration publique. Pourtant depuis 2006, le premier ministre a régulièrement nommé deux chiites dans son cabinet de 14 ministres. Les chiites se plaignent d’être sous-représentés dans les autres institutions. En 2008, seuls 5 chiites ont été élus à l’Assemblée nationale sur un total de 50 membres, contre 4 dans l’Assemblée précédente. Il n’y a pas d’officiers chiites dans les forces de l’ordre et dans la Garde nationale. Une exception marquante a été la nomination le 16 septembre 2009 du lieutenant à la retraite Ali Al-Mou’min, en tant que premier ambassadeur du Koweït à Bagdad après que les relations diplomatiques ont été rétablies entre les ceux pays.

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