Liban

LibanAPPARTENANCE RELIGIEUSE
Musulmans : 53,6 %
Chrétiens : 40,0 %
Autres : 6,4 %

Catholiques : 2 030 000

SUPERFICIE
10 400 km2

POPULATION
4 255 000 habitants

RÉFUGIÉS
50 413

DÉPLACÉS
90 000 – 390 000

Sur le plan institutionnel, aucun changement n’est survenu au Liban concernant la liberté religieuse et le système politique.

Cependant, plusieurs mouvements militent pour l’instauration d’une laïcité intégrale, tant politique que sociale, ce qui impliquerait la déconfessionnalisation des institutions de l’Etat. Mais, certaines personnalités chrétiennes s’opposent à une telle réforme sans un changement réel des mentalités dans les rangs de l’islam, religion qui ne sépare pas les domaines temporel et spirituel. Elles craignent une manœuvre destinée à permettre aux musulmans, qui se savent plus nombreux que les chrétiens dans le Liban actuel, de s’emparer des principaux rouages de l’Etat et de l’administration.

Une mesure attendue a cependant été prise en 2009 : le ministre de l’intérieur, Ziad Baroud, a accordé aux citoyens libanais le droit de faire retirer la mention de leur religion sur les fiches d’état civil. Cette mention avait déjà été retirée sur les cartes d’identité  juste après la guerre terminée officiellement en 1990. Il faut dire que, pendant la guerre, de nombreux Libanais avaient été enlevés ou assassinés au vu de leur carte d’identité.

Le 25 avril 2010, a eu lieu à Beyrouth la première marche pour la laïcité. Environ 5.000 Libanais y ont participé.

Il arrive encore que les chrétiens soient victimes d’actes de malveillance. Ainsi, le 20 juin 2010, alors que le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Boutros Sfeir, effectuait une visite pastorale dans la Bekaa pour y consacrer l’église du nouvel évêché de Zahlé, une bombe a explosé dans la remise d’un revendeur de pièces détachées pour voitures, faisant un mort et deux blessés. Selon les enquêteurs, les trois victimes étaient occupées à piéger une voiture quand la bombe qu’ils manipulaient a explosé. Selon certaines sources, ils préparaient un attentat contre le patriarche.
Quelques jours auparavant, des tracts ont été distribués aux chrétiens de Saïda (Sidon) et de la région voisine du Zahrani, les sommant d’évacuer leurs maisons et leurs villages dans un délai d’une semaine s’ils tenaient à leur vie. Peu après, la police a arrêté l’auteur présumé de cette campagne, un dénommé Mahmoud Rida Bizri.

Malgré le départ de la plupart de ses membres du Liban après la création d’Israël, en 1948, et surtout pendant la guerre libanaise, la communauté juive reste inscrite sur la liste des 18 confessions reconnues par l’Etat. Au nombre de 22.000 avant la guerre, les juifs sont aujourd’hui environ 200, et vivent le plus souvent dans l’anonymat et sous la protection des autorités.

En août 2009, la plus ancienne synagogue de Beyrouth, appelée Maghen Abraham, dont la construction remonte à 1926, qui avait été en partie détruite pendant la guerre, a été restaurée avec la participation de l’Etat. Tous les partis, y compris le Hezbollah, ont donné leur accord à ces travaux. Isaac Arazi, président du Conseil communal juif, a expliqué à cette occasion que « la restauration de la synagogue est seulement l’un des objectifs d’un projet qui prévoit aussi « la récupération des cimetières juifs de Beyrouth et de Sidon et l’ouverture d’un bureau de communications et pour les registres civils ». Il y a seize synagogues au Liban.

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