Libéria

LibériaAPPARTENANCE RELIGIEUSE
Animistes : 41,7 %
Chrétiens : 40,5 %
Musulmans : 16 %
Autres : 1,8 %

Catholiques : 310 000

SUPERFICIE
111 369 km2

POPULATION
4 102 000 habitants

RÉFUGIÉS
6 952

DÉPLACÉS
-


La Constitution de 1985 reconnaît la liberté religieuse et l’État la respecte et la défend.
Les groupes religieux doivent se faire enregistrer, mais la procédure est parfaitement ordinaire et on ne signale pas de refus ou de discrimination. En général, l’enregistrement n’est pas requis pour les groupes religieux traditionnels.

Le gouvernement fournit des subsides aux écoles privées dont beaucoup sont dirigées par des groupes chrétiens ou musulmans.

Il continue d’y avoir des meurtres rituels païens effectués afin de prendre à la victime des parties de son corps destinées à être utilisées dans des rituels traditionnels. Les autorités poursuivent ces comportements en tant qu’homicides. Les « disparitions » de personnes et les homicides rituels (appelés « activités Gboyo ») sont tellement fréquents qu’au début de 2010, la population a effectué des manifestations de protestation dans différentes villes pour demander une plus grande intervention des autorités. En janvier 2010, à Harper, une communauté chrétienne a organisé trois journées de prière et de jeûne pour les victimes de ces rituels.

Chrétiens

Malgré la tolérance générale et le respect mutuel, il continue d’y avoir des épisodes de tension entre les communautés chrétienne et musulmane. Toutefois, étant donné le caractère très fortement ethnicisé de l’affiliation aux différentes religions, il n’est pas toujours facile de distinguer si de tels épisodes sont motivés avant tout par l’intolérance religieuse ou plutôt par les conflits interethniques.
Par exemple, de graves heurts ont éclaté, le soir du 26 février 2010, dans le village de Voinjama, qui fait partie du comté de Lofa dans le nord du pays, causant au moins 4 morts et de nombreux blessés. Les agences internationales et la presse locale ont immédiatement rapporté cela comme un violent affrontement entre chrétiens et musulmans – il semble avoir été amorcé par la découverte du cadavre d’une étudiante d’une école luthérienne dans une mosquée-, qui a débouché sur l’incendie d’une mosquée et l’invasion puis la destruction et l’incendie de deux églises, de différentes habitations et d’une école chrétienne. La force de paix des Nations Unies est intervenue pour séparer les factions et protéger les sites sensibles, tels que les lieux de culte.

Immédiatement après ces événements, Mgr Chris Brennan, administrateur apostolique du diocèse de Gbarnga, dont fait partie Voinjama, a au contraire déclaré à l’agence Fides : « il ne s’agit pas d’un affrontement entre chrétiens et musulmans, mais d’un affrontement entre deux ethnies ». « Je suis en route pour la zone et je n’ai pas encore réuni toutes les informations nécessaires pour avoir une idée précise des événements. Mais je peux déjà affirmer que les différentes informations qui ont circulé sur Internet et ont été relancées par les agences de presse ne sont pas exactes. Il ne semble pas qu’une église ait été brûlée, même si une mission catholique pourrait avoir été pillée », a dit Mgr Brennan. « Je veux cependant réaffirmer avec force que ces violences ne sont pas causées par des affrontements religieux, mais par des tensions entre deux groupes ethniques, dont l’un est à prédominance musulmane, et l’autre au contraire à prédominance chrétienne. Mais cela n’a rien à voir avec de présumés affrontements religieux ».


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