APPARTENANCE RELIGIEUSE
Chrétiens : 79,8 %
Musulmans : 13,2 %
Animistes : 6,3 %
Autres : 0,7 %
Catholiques baptisés : 4 017 000
SUPERFICIE
118 484 km2
POPULATION
15 692 000 habitants
RÉFUGIÉS
5 443
DÉPLACÉS
-
La Constitution reconnaît la liberté religieuse et en général les autorités la respectent et la défendent. Au cours de la période examinée, on ne rapporte pas de cas d’abus ou de discrimination pour motifs religieux.
Les groupes religieux sont obligés de se faire enregistrer en fournissant des indications sur la structure et les buts de leur organisation. Un système spécial de taxation plus favorable est réservé aux organisations enregistrées.
Pour pouvoir travailler dans le pays, les missionnaires étrangers et les volontaires pour des activités caritatives doivent obtenir un permis et payer l’impôt correspondant, comme tout autre professionnel étranger.
L’école publique fournit un enseignement religieux facultatif et l’élève a le choix entre le cours de « connaissance de la Bible », d’orientation chrétienne, et le cours sur « l’éducation religieuse et morale » qui utilise du matériel pédagogique musulman, chrétien, hindou et bahaï.
Il y a eu des conflits avec des groupes islamiques qui protestaient parce que les écoles chrétiennes, rassemblées au sein de l’ACEM (« Association des Éducateurs Chrétiens du Malawi » /Association of Christian Educators in Malawi), ne délivraient que le cours portant sur la « connaissance de la Bible ». Or, les écoles chrétiennes fournissent une préparation nettement meilleure que celle de l’école publique et sont donc très fréquentées. Mais pour l’instant, l’ACEM n’a rien changé à sa décision.
Au cours de la période analysée, les conflits entre le gouvernement et les disciples rastafaris ont continué. Un certain nombre d’écoles, dans les règlements vestimentaires à l’intention des élèves, continuent d’interdire les cheveux longs propres aux rastafaris. Les rastafaris, qui considèrent leur coupe de cheveux « rasta » comme une expression fondamentale de leur religion, protestent en répliquant qu’aucune loi n’interdit cela et insistent sur le fait qu’une telle interdiction est discriminatoire. C’est pourquoi ils ont présenté une protestation au ministre de la Justice avec la liste des écoles appliquant l’interdiction. Cependant, le gouvernement avait répondu par avance que l’interdiction ne pouvait pas être considérée comme portant atteinte à un droit religieux, dans la mesure où elle concernait les cheveux longs et l’habillement en général et n’avait pas l’intention de discriminer quiconque.
