APPARTENANCE RELIGIEUSE
Musulmans : 99,1 %
Chrétiens : 0,3 %
Autres : 0,6 %
Catholiques : 5000
SUPERFICIE
102 532 km2
POPULATION
3 366 000 habitants
RÉFUGIÉS
26 795
DÉPLACÉS
-
Actualité en Mauritanie - Sécheresse et malnutrition dévastent le pays : 12 millions de personnes risquent l’insécurité alimentaire et la faim au Sahel
Outre la Mauritanie, d’autres pays du Sahel, tels que le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, le Niger, le nord du Cameroun, le Nigeria et le Sénégal, se trouvent dans la même situation dramatique : à cause de la sécheresse, il n’y a plus ni lait, ni viande, ni récoltes. 12 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire sévère et de faim. La Mauritanie, qui dispose des plus faibles réserves d’eau potable au monde, est l’une des nations les plus touchées. Un tiers de la population se trouve déjà en danger de famine.
Le lait et la nourriture manquent et la population lutte constamment pour survivre, surtout les enfants les plus jeunes. Une crise alimentaire peut provoquer la mort de 60 % des jeunes enfants dénutris mais les chiffres de cette année pourraient être encore plus élevés parce que la région ne s’est pas encore reprise de la grave sécheresse de 2010. Le Sahel est une région en crise permanente, qui vit dans un état d’insécurité alimentaire chronique. En effet, même au cours d’une année normale, la moitié de l’ensemble des enfants de moins de 5 ans souffre de dénutrition chronique. Les statistiques dépassent le seuil des 10%, limite de l’état d’urgence. La situation est aggravée en Mauritanie et dans d’autres pays de la région par la hausse vertigineuse des prix des aliments alors que ceux du bétail, qui constitue la valeur principale de la région, ont diminué drastiquement lorsque les pâturages ont commencé à disparaître suite à la sécheresse. Dans les rues, on rencontre des squelettes de vaches mortes de faim ou de soif. La région méridionale de Hodh el Gharbi est l’une des plus touchées de Mauritanie. La santé de la population se détériore rapidement du fait des faibles pluies devenues toujours plus imprévisibles.
Source : Fides, 21 février 2012
LE POINT SUR LA LIBERTE RELIGIEUSE
D’après la Constitution de 1991, la Mauritanie est une république islamique. L’article 5 dit que « l’islam est la religion du peuple et de l’État ».
Il n’est pas permis d’imprimer et de distribuer du matériel religieux non islamique comme la Bible. Toutefois, la possession de livres religieux non islamiques à usage privé n’est pas interdite.
Fin décembre 2008, à Ouadane, une femme norvégienne qui distribuait du matériel chrétien a été arrêtée. Remise en liberté sous caution, elle a été expulsée du pays le 2 janvier 2009 après avoir été trouvée une nouvelle fois en train de distribuer le même matériel à Afar.
Le prosélytisme est interdit aux non-musulmans, au nom d’une interprétation restrictive de l’article 5 de la Constitution. Les liens entre le gouvernement et la religion musulmane sont étroits ; les lois doivent se conformer aux principes de la charia. Le Grand Conseil de l’islam, composé de six imams, étudie la conformité des lois avec les préceptes islamiques.
Les tribunaux appliquent la charia sur les questions qui touchent à la famille, et le droit civil dans tous les autres domaines.
L’enregistrement des groupes religieux n’est pas obligatoire, sauf pour ceux qui souhaitent exercer des activités sociales et humanitaires. Toute forme de prosélytisme est interdite dans le cadre de ces activités.
La religion islamique est enseignée dans toutes les écoles, y compris les écoles privées. La participation aux cours est obligatoire. Cependant les élèves peuvent demander une dispense pour des motifs ethniques, religieux ou simplement personnels.
Chrétiens
Les groupes de terroristes liés à Al-Qaïda sont actifs dans le pays. Ils cherchent à enlever des Occidentaux pour demander une rançon ou d’autres avantages, et attaquent les chrétiens. Le 29 juin 2009, des extrémistes non identifiés ont assassiné Christopher Leggett, un travailleur humanitaire chrétien de nationalité américaine. Agressé dans la matinée dans un quartier très peuplé de Nouakchott devant l’école où il enseignait l’informatique, Leggett aurait résisté aux hommes qui cherchaient à s’emparer de lui. Ses agresseurs l’ont alors tué de plusieurs coups de feu à la tête. Al-Qaïda au Maghreb a revendiqué cet assassinat dans une proclamation audio transmise à la chaîne de télévision Al-Jazeera, en disant que la victime exerçait des « activités missionnaires » et qu’elle avait tenté de convertir des musulmans. Ceux qui connaissaient Christopher Leggett disent qu’il dirigeait une association qui enseignait l’informatique, la couture et la littérature, ainsi que la gestion des programmes de micro-financement. Le ministre de la Justice mauritanien a déclaré que « sa mort est une grande perte pour la Mauritanie ». Les condoléances et les condamnations de cet assassinat ont été nombreuses parmi les représentants des autorités et des associations de travailleurs humanitaires.
À la suite de cet assassinat, les organisations humanitaires ont demandé à leurs membres chrétiens originaires d’un pays occidental de quitter la Mauritanie au moins pendant un certain temps, et la police a renforcé ses mesures de surveillance.
Le 29 novembre, trois travailleurs humanitaires espagnols, deux hommes et une femme, ont été enlevés sur la route qui relie Nouakchott à Nouadhibou, peut-être par Al-Qaïda au Maghreb. Au mois de mars 2010, la femme, Alicia Gamez, a été relâchée au Mali.
Le 18 décembre 2009 dans la région orientale de Gao, l’Italien Sergio Cicala a été enlevé avec sa femme Philomène Kaboure, toujours par Al-Qaïda au Maghreb. Ils ont ensuite été emmenés au Mali, où ils sont restés prisonniers jusqu’à leur libération le 16 avril 2010.
