Portugal

PortugalAPPARTENANCE RELIGIEUSE
Chrétiens : 89,7
Agnostiques : 9,2 %
Autres : 1,1 %

Catholiques : 9 368 000

SUPERFICIE
91 982 km2

POPULATION
10 732 000 habitants

RÉFUGIÉS
389

DÉPLACÉS
-


La Constitution garantit le droit à la liberté religieuse dans deux articles, qui assurent l’égalité de tous les citoyens face à la loi et l’inviolabilité de la “liberté de conscience, de religion et de culte”. Personne ne peut être “persécuté ni privé de droits”, mais personne ne peut non plus “être exempté de ses obligations ou devoirs civiques à cause de ses convictions ou pratiques religieuses”, bien que l’objection de conscience soit garantie, d’après la loi. Personne ne peut non plus “être questionné, par quelque autorité que ce soit, en ce qui concerne ses convictions ou pratiques religieuses, sauf pour la collecte de données statistiques” qui, cependant, ne peut permettre l’identification de la personne. Enfin, personne ne peut subir de préjudice pour avoir “refusé de répondre”.

D’après la loi portugaise, “les Églises et autres communautés religieuses sont séparées de l’État et sont libres dans leur organisation et dans l’exercice de leurs fonctions et de leur culte”. “La liberté d’enseignement de toute religion pratiquée dans le cadre de sa confession respective” est garantie, “ainsi que l’utilisation de moyens de communication sociale propres pour la poursuite de ses activités”.

Les relations avec l’Église catholique sont réglementées par le Concordat de 2004. Avec les autres confessions religieuses, la Loi sur la Liberté Religieuse de 2001 prévoit la possibilité pour l’État de conclure des accords différenciés. Néanmoins, jusqu’à présent cela ne s’est encore jamais produit, bien qu’en juillet 2010 le statut de “confession religieuse établie » ait déjà été attribué à 48 Églises ou groupes religieux différents. Aucune Église ou religion n’est financée par l’État, bien que celui-ci soutienne la construction d’églises (et, dans des cas sporadiques, de temples non catholiques).

Dans le cadre de la même loi (16/2001), une Commission sur la Liberté Religieuse a été créée, avec pour mission de donner des avis et de conseiller le Gouvernement en cette matière. La loi prévoit aussi quelques exemptions fiscales et la possibilité de classes confessionnelles à l’école publique, ainsi que l’accès à un temps d’émissions religieuses à la radio et à la télévision publiques. Dans le domaine fiscal, un mécanisme a été établi selon lequel chaque contribuable peut attribuer 0,5 % de son impôt sur le revenu à une entité religieuse ou à toute association non lucrative de son choix.

Néanmoins, la liste d’entités religieuses ayant bénéficié de cette possibilité est encore très réduite : on n’en compte que quelques dizaines.

Depuis la loi de 2001, les confessions minoritaires peuvent, à l’instar de l’Église catholique, célébrer des mariages religieux avec effets civils et fournir une assistance spirituelle, entre autres dans les forces armées et les prisons. Les conditions concrètes de l’exercice de cette assistance ont été réglementées en 2009, ouvrant à toutes les confessions les portes de l’assistance spirituelle dans ces domaines d’activité.


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