APPARTENANCE RELIGIEUSE
Chrétiens : 95,4 %
Animistes : 2,6 %
Autres : 2,2 %
Catholiques baptisés : 35 904 000
SUPERFICIE
2 344 858 km2
POPULATION
67 827 000 habitants
RÉFUGIÉS
185 809
DÉPLACÉS
1 900 000
L’article 26 de la Constitution de 2003, en plus de disposer que la République Démocratique du Congo n’a pas de religion d’État, garantit le respect intégral de la liberté religieuse, avec toutes les conséquences que cela implique au niveau de son organisation, de la liberté d’enseignement, de sa manifestation aussi bien en privé qu’en public, dans le respect de l’ordre public et des bonnes mœurs.
Les organisations religieuses doivent se faire enregistrer en suivant une procédure très simple, de façon à obtenir l’exemption de certains impôts. Mais les groupes non enregistrés agissent eux aussi librement.
L’instruction religieuse, délivrée directement par des membres d’institutions religieuses, est autorisée à l’école publique.
Le Gouvernement et les responsables des différents groupes religieux présents dans le pays se consultent régulièrement.
Noël est une fête nationale.
La grave situation de conflit, surtout dans le Nord et le Sud du Kivu et dans les autres régions de la frontière orientale, continue encore. Dans cette zone, il y a des incursions de diverses milices locales, ou infiltrées de l’étranger, qui commettent des meurtres et des pillages. Les violences envers les femmes ont atteint une telle fréquence que cela alarme même les organisations internationales. Le drame des femmes violées a été au centre des interventions non seulement de Mgr Monsengwo, archevêque de Kinshasa, mais aussi du secrétaire général du Conseil Mondial des Églises (WCC), Samuel Kobia, à l’occasion d’une rencontre œcuménique qui s’est déroulée à Kinshasa en juillet 2009.
Un rapport de la Commission Justice et Paix de l’Archidiocèse de Bukavu fait référence à “une barbarie inimaginable dont il faut parler parce que parfois on a plus peur du silence des justes que de la barbarie des méchants”. “Les violences contre les femmes sont considérées comme une manière d’infliger la mort à toute une communauté. C’est une manière de frapper au cœur même de la communauté”.
Selon le rapport, la zone la plus touchée par les crimes est celle de Walungu, dans le district de Kaniola.
Malgré le drame vécu dans ces zones du pays, on ne signale pas de cas de violence ou d’intolérance qui soient dus à des motivations religieuses.
A l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance du pays, le message du 24 juin 2010 adressé par la Conférence Episcopale de la République Démocratique du Congo au peuple congolais contient entre autres ce qui suit : “La dernière décennie a particulièrement enregistré d’incalculables conséquences des conflits armés qui ont ensanglanté la nation tout entière. Nous n’oublierons jamais les millions de morts, victimes des guerres ni les millions de déplacés. Nous pensons spécialement aux femmes, aux jeunes et aux enfants dont la dignité a été bafouée à outrance par la violation de leurs droits. …. L’Eglise catholique elle-même a été blessée dans beaucoup de ses membres et dans ses structures. Elle a communié au destin du peuple congolais jusque dans ses souffrances : Evêques, prêtres, personnes consacrées et fidèles laïcs ont payé de leur vie par amour pour ce peuple.”
