Slovaquie

SlovaquieAPPARTENANCE RELIGIEUSE
Chrétiens : 85,6 %
Agnostiques : 14,4 %

Catholiques : 3 940 000

SUPERFICIE
49 012 km2

POPULATION
5 412 000 habitants

RÉFUGIÉS
401

DÉPLACÉS
-

Un recours a été présenté à la Cour constitutionnelle, qui doit se prononcer sur la constitutionnalité d’un amendement à la loi sur l’enregistrement des groupes religieux. Cette loi a durci les conditions nécessaires pour obtenir cet enregistrement.

Ce nouvel amendement pose en effet comme condition, pour l’enregistrement, un seuil d’au moins vingt mille membres adultes résidents dans le pays. Cette condition pénalise les groupes minoritaires, qui se voient dans l’impossibilité d’obtenir une reconnaissance légale. L’enregistrement n’est pas obligatoire, mais il comporte des avantages indéniables, en sorte que tous les mouvements religieux aspirent à l’obtenir. Outre des subventions, il leur donne le droit de visiter leurs membres dans les prisons et les hôpitaux et de leur proposer un accompagnement spirituel, de célébrer les mariages religieux selon leur rite, et d’accéder aux chaînes de la télévision publique.

Ces dernières années, on n’a pas constaté de changement significatif du point de vue de la liberté religieuse, et les cas de discriminations pour motifs religieux ont été peu nombreux.

En mars, la Cour suprême s’est prononcée en faveur d’un groupe religieux, le Christian Fellowship, qui avait fait appel contre le rejet par le Ministère de la Culture de sa demande d’enregistrement présentée en 2007. La Cour a jugé peu convaincants les arguments avancés par le Ministère pour justifier son refus. Le 20 mai, le Ministère de la Culture, prenant acte du prononcé de la Cour suprême, a accepté de reconsidérer la demande et a informé le Christian Fellowship de sa décision.

Par ailleurs, un grand nombre de demandes de restitution des biens confisqués aux communautés religieuses, sous le régime communiste, sont encore en cours d’examen. Et lorsque ces biens sont restitués à leurs précédents propriétaires, les églises, synagogues et cimetières sont souvent dans un tel état de délabrement qu’ils sont inutilisables. Et dans bien des cas, ils restent à l’abandon, les communautés en question n’ayant pas les ressources nécessaires pour les remettre en état. La loi n’accorde aucun dédommagement ni remboursement pour les dégâts subis, car le gouvernement traverse une période de restrictions financières.

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