Sri Lanka

Sri LankaAPPARTENANCE RELIGIEUSE
Bouddhistes : 68,0 %
Hindous : 13,1 %
Chrétiens : 8,8 %
Musulmans : 9,6 %
Autres : 0,5 %

Catholiques : 1 461 000

SUPERFICIE
65 610 km2

POPULATION
20 410 000 habitants

RÉFUGIÉS
251

DÉPLACÉS
400 000

La longue guerre civile qui a fait des milliers de morts depuis 1983 – 100 000 d’après diverses sources – a officiellement pris fin le 18 mai 2009, quand V. Prabhakaran, commandant des Tigres tamouls du LTTE, a été tué au cours des affrontements. Depuis 30 ans, les Tigres tamouls se battaient contre l’armée régulière du Sri Lanka pour obtenir la reconnaissance de l’autonomie du nord et de l’est de l’île, habitée par les hindouistes tamouls. Comme dans toutes les guerres civiles, beaucoup d’atrocités ont été commises de part et d’autre. Mais en mai, le LTTE a dû rendre les armes, et les derniers rebelles tamouls se sont enfuis par la mer vers le Canada, où ils ont demandé l’asile politique. Après toutes ces années de peur, le Sri Lanka peut enfin tourner la page.

Toutes les communautés religieuses sont engagées dans le processus de reconstruction. L’Église catholique est en première ligne dans l’aide aux réfugiés et aux civils victimes du conflit.

Une grande partie de ceux qui avaient fui les zones de conflit sont rentrés chez eux. À l’heure actuelle, il ne reste plus que 80 000 personnes dans les camps de réfugiés et de réinsertion. D’après les équipes Caritas présentes dans la région, les conditions de vie y demeurent très difficiles. “Le manque d’eau et les températures très élevées rendent la situation particulièrement précaire”, a dit le P. George Sigamoney, directeur de Caritas Sri Lanka. “Alors que l’attention est en train de se porter sur la réinsertion, il ne faut pas perdre de vue les besoins de ceux qui sont encore dans les camps, où les structures scolaires en particulier sont inappropriées”.

Dans son message de Pâques 2010, la Conférence des évêques catholiques s’est réjouie de pouvoir enfin célébrer Pâques dans un pays en paix. Les évêques sri-lankais observent que “la guerre est finie, mais il nous reste encore à parcourir le chemin long et difficile vers une paix durable”. Ils évoquent aussi les défis à affronter : “Les réfugiés et les déplacés qui sont rentrés chez eux ont encore un grand besoin d’aide et d’attention ; beaucoup n’ont pas de quoi vivre, alors que les prix des biens de première nécessité ne cessent d’augmenter ; il va falloir organiser les élections générales et tenir les nombreuses promesses”. Les évêques concluent : “pour nous tous qui faisons chaque jour l’expérience de la mort sous différentes formes, Pâques représente le passage à une nouvelle vie”, en demandant à toute la population d’“entreprendre un chemin d’accueil de l’autre et de réconciliation”, en tournant le dos à “une vie de haine et de suspicion”.

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