PAKISTAN
Soutenir les prisonniers du diocèse de Faisalabad

Support of the pastoral ministry for prisoners (2008-2009)Vivre dans une prison pakistanaise est une vraie punition. La torture y est à l’ordre du jour. Les conditions de détention sont épouvantables. Il n’y a qu’une seule salle de bains pour une centaine de prisonniers, et les cellules sont petites et bondées. Certains prisonniers meurent d’épuisement à cause de la chaleur, ou d’un arrêt cardiaque. Chaque année, des dizaines de personnes meurent en prison. Pour les chrétiens, la prison est bien pire que pour leurs codétenus musulmans. Ils sont déjà pénalisés et opprimés dans la « vie normale », et leur situation en prison est encore plus précaire. Étant donné que la plupart des chrétiens sont très pauvres, leurs familles n’ont pas les moyens de corrompre les gardiens. C’est ainsi que les prisonniers chrétiens ne reçoivent presque jamais aucune visite, contrairement à leurs codétenus musulmans.

Support of the pastoral ministry for prisoners (2008-2009)Il y a 5.000 détenus dans les prisons de Faisalabad, troisième ville du Pakistan par la taille. Parmi eux, 85 à 100 chrétiens. La plupart des chrétiens emprisonnés le sont pour des infractions liées à la drogue, au commerce illégal de l’alcool ou pour d’autres infractions relativement sans gravité. Beaucoup auraient déjà été libérés depuis longtemps s’ils avaient pu payer l’amende infligée. Mais comme ils sont trop pauvres pour payer cette amende, ils restent en prison.

PAKISTAN / FAISALABAD 14/00214 Pastoral Ministry for prisoners iÀ Faisalabad, les autorités permettent tout de même qu’une fois par mois, et pour les grandes fêtes, des prêtres catholiques viennent dans les prisons pour prier et parler avec les prisonniers. C’est une grande bénédiction. Or, la pastorale des prisons bénéficie non seulement aux prisonniers, mais aussi à leurs proches – surtout si le prisonnier est le seul soutien de sa famille. L’arrestation d’un homme implique pour sa femme et ses enfants de se retrouver dans une grande détresse. Dans une telle situation, les prêtres tentent de soulager les souffrances les plus criantes. Ils cherchent aussi à ce que la famille de la victime se réconcilie avec le délinquant et lui pardonne. Avec 6000 €, l’AED soutiendra pour une année supplémentaire l’important service de la pastorale des prisons. Merci pour votre aide !