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ALEP ANÉANTIE, il est encore temps d'agir ! :
Nouvelle aide d'urgence en Syrie

OBJECTIF :
1 500 000 €
0 € collectés

Syrie Septembre 2016 – Face à l’aggravation de la situation en Syrie, l’AED vient d’approuver de nouveaux projets pour poursuivre son soutien aux familles les plus démunies, notamment à Alep.

Help for the village of Al-Maamoura-Eglise Saint Joseph (construction of the priest's house)Cette aide porte une attention particulière à la ville d’Alep actuellement en première ligne des combats qui opposent l’armée gouvernementale contrôlant la partie occidentale de la ville (hier encore capitale commerciale et industrielle de Syrie) aux groupes rebelles détenant encore la partie orientale de la ville et en contrôlant aussi l’approvisionnement en eau et en électricité. En même temps, l’AED a promis de renouveler son soutien aux familles de réfugiés internes à la Syrie, dans des villes comme Damas et Tartous.

Emergency help for the displaced families from Alqariatin moved to live in Homs city, Fairouzah, Zaidal, Maskanah, AlfuhailaL’AED continuera à soutenir 2 817 familles à Alep et à Al Hassaka, où depuis plus de cinq ans maintenant, les populations sont confrontées à toutes sortes de difficultés, souffrances et craintes. Les organisateurs de l’aide sur place témoignent :«  Nous continuons à travailler en équipe et, avec votre soutien, essayons de rester en contact avec un nombre toujours croissant de familles et leur apporter, autant que cela est possible, ce dont elles ont besoin pour vivre dans la dignité. La vie est devenue très chère et très dure. Nos familles luttent entre la crainte et l’inquiétude face à l’avenir. La question que les gens se posent en permanence est celle de rester ou non ». Les combats continuent sans cesse : ces 4 derniers mois, 1400 civils ont été tués. Après des années de conflit et d’exode, les chrétiens sont passés de 160 000 à moins de 40 000.

 Plus de 3 syriens sur 4 vivent dans l’extrême pauvreté

enfant de Syrie qui pleureAujourd’hui à Alep, il ne reste que les plus pauvres : ils vivent sans eau ni électricité, la vie est devenue très chère et très dure. Selon les chiffres de la FAO, aujourd’hui, plus de trois Syriens sur quatre vivent dans une extrême pauvreté et ne peuvent pas acheter les produits de première nécessité et les denrées alimentaires indispensables à leur subsistance : le prix du carburant a plus que doublé au cours de ces 18 derniers mois ; celui de la farine de blé a augmenté d’environ 300% et celui du riz d’environ 650% en comparaison avec les prix d’avant le début de la guerre.

L’aide promise pour les prochains mois inclut l’approvisionnement en lait pour nourrisson et en couches pour environ 650 bébés et enfants en bas âge de moins de deux ans à Tartous et en d’autres lieux du diocèse de Lattaquié. L’AED a reçu avec la demande d’aide supplémentaire un message des responsables exprimant combien « les parents étaient heureux de sentir qu’ils ne sont pas abandonnés par Dieu ». De plus : « Votre aide remonte toujours le moral de familles désespérées, qui auraient sinon pu avoir l’impression qu’un bébé est un fardeau au lieu de ressentir le bonheur et la joie ».

Aide aux familles déplacées 

packL’AED souhaite aussi étendre son soutien aux familles déracinées d’Alep, d’Hama et d’Idlib. La plupart d’entre elles s’étant réinstallées à Tartous et à Lattaquié, elles ont maintenant besoin d’aide pour payer leur logement. Jusqu’à il y a quelques mois, 100 familles bénéficiaient ici d’un soutien, mais les violents affrontements à Alep et dans d’autres parties du pays ont entraîné une augmentation à 450 du nombre de familles déracinées dans le diocèse : chacune d’entre-elles a grand besoin d’aide. Et 507 familles qui se sont enfuies à Damas ont également lancé un appel à l’aide d’urgence pour payer leur logement, traitement médical, vêtements, scolarisation et de la nourriture.

enfantsL’aide promise pour les prochains mois inclut du lait pour 650 bébés et enfants de moins de 2 ans. Les responsables de l’aide sur place nous écrivent : « Les parents sont heureux de sentir qu’ils ne sont pas abandonnés par Dieu. Votre aide remonte toujours le moral de familles désespérées, qui auraient sinon pu avoir l’impression qu’un bébé est un fardeau au lieu de ressentir le bonheur et la joie. »

 L’AED s’est ainsi engagée à réunir 1,5 million d’euros pour être en mesure de soulager les souffrances du peuple syrien dans les mois à venir. Votre générosité fait vraiment la différence, ils comptent sur nous : et il est encore temps d’agir !

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ALEP : témoignage poignant de Rand, 26 ans

Cet été, lors de la veillée avec le Pape aux JMJ, une Syrienne d’Alep, la voix tremblante, a livré un témoignage fort, dont voici un extrait :

Rand« Je m’appelle Rand Mittri. J’ai 26 ans et je viens d’Alep, en Syrie. Comme vous le savez peut-être, notre ville a été détruite, ruinée et brisée. Le sens de notre vie a été anéanti. Nous sommes la ville oubliée.

Cela peut être difficile pour une grande partie d’entre vous de comprendre l’étendue de ce qui se passe maintenant dans mon pays bien-aimé, en Syrie. Il va m’être très difficile de vous donner une image de la vie pleine de douleur en quelques phrases, mais je vais partager avec vous quelques aspects de notre réalité.

Chaque jour, nous vivons entourés de la mort. Mais comme vous, le matin, nous fermons la porte quand nous allons au travail ou à l’école. C’est à ce moment que nous sommes pris par la peur de ne pas pouvoir rentrer pour retrouver nos maisons et nos familles. Peut-être serons- nous tués ce jour. Peut-être nos familles ne seront plus en vie. C’est un sentiment dur et douloureux de savoir que tu es entouré de la mort et de la tuerie, et qu’il n’y a pas de possibilité de s’enfuir : il n’y a personne pour t’aider.

Est-il possible que ce soit la fin et que nous soyons nés pour mourir en souffrance ? Ou bien sommes-nous nés pour vivre, pour vivre la vie le plus pleinement possible ? Mon expérience de cette guerre a été rude et difficile. Mais tout ça a fait que j’ai mûri et j’ai grandi avant mon âge, que je vois les choses d’une perspective différente.

Je travaille dans le centre Don Bosco à Alep. Notre centre reçoit plus de 700 jeunes hommes et femmes qui s’y rendent en espérant de voir un sourire ou entendre un mot d’encouragement. Ils recherchent aussi quelque chose qui manque dans leurs vies : de vrais soins humanitaires. Mais il est très difficile pour moi de donner de la joie et de la foi aux autres quand moi-même je manque de ces choses dans ma vie.

A travers ma maigre expérience de vie, j’ai appris que ma foi en Jésus Christ l’emporte sur les circonstances de la vie. La vérité n’est pas conditionnée par une vie en paix, exempté de souffrance. De plus en plus je crois que Dieu existe malgré toute notre douleur. Je crois que parfois, à travers notre douleur, Il nous enseigne le vrai sens de l’amour. Ma foi en Jésus Christ est la raison de ma joie et de mon espoir. Personne ne sera jamais capable de me voler cette vraie joie.

Je vous remercie tous et je vous demande sincèrement de prier pour mon pays bien-aimé, la Syrie.

Trad. : Alicja Slowik