L’AED est une Œuvre internationale d’aide pastorale, Fondation de droit pontifical dépendant de la Congrégation pour le Clergé. L’Église a confié à l’AED une mission pastorale pour le monde entier, celle de » remplir un mandat précis de l’Église dans un secteur spécifique qui est le service de la charité envers les Églises locales les plus souffrantes et nécessiteuses « .
Le but de l’organisation est nettement pastoral ; elle répond aux demandes des Églises locales persécutées, menacées et démunies dans plus de 150 pays du monde. Ces demandes sont adressées à l’Œuvre par l’intermédiaire des évêques ou par les supérieurs majeurs des communautés religieuses. Certaines demandes transitent par les bureaux nationaux, tel le bureau national français dont le directeur est Marc Fromager. Ce dernier transmet au siège international de Königstein (Allemagne) toutes les demandes qui lui parviennent. Les Églises locales déterminent les priorités et le caractère de l’action pastorale. La commission des projets à Königstein doit aussi tenir compte de la situation socio-politique, économique et culturelle des projets.
L’AED n’apporte pas d’aide socio-caritative sauf s’il s’agit de réfugiés, et toujours dans un but pastoral. Elle n’apporte pas d’aide au développement. Si les projets ne correspondent pas aux critères pastoraux énoncés ci-après, les demandes sont refusées et orientées vers des organismes spécialisés.
Schéma des différentes étapes d’un projet
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L’aspect administratif du travail
Les documents nécessaires pour pouvoir étudier une demande :
- Une description du projet et les objectifs poursuivis. Si possible quelques photos.
- Le contexte local.
- Une recommandation de l’évêque ou du supérieur majeur de la communauté. Cette recommandation doit être plus large qu’une simple signature. Elle doit montrer que le projet est une priorité dans le diocèse concerné. S’il y a plusieurs priorités déjà citées, l’évêque devra alors désigner la priorité des priorités. Sans cette recommandation, le projet ne peut être pris en considération.
- Une confirmation de la participation locale.
- Le budget prévu et la participation demandée à d’autres organismes en cas de co-financement (ce critère est important car les organismes d’aide se concertent lorsqu’il y des décisions communes à prendre).
- Le montant de la participation demandée à l’AED.
Lorsque le dossier est complet, il est adressé au siège à Königstein et confié au responsable de la section concernée. La plupart des sections sont réparties selon un critère géographique. Les décisions sont prises à plusieurs niveaux selon l’importance du montant à octroyer. En fonction de la somme accordée, la décision sera enregistrée soit par la section des projets, soit par le directeur des projets, soit encore pour des projets plus conséquents par la secrétaire générale ou le président. Tout montant supérieur à 250 000 euros est obligatoirement soumis à l’approbation du Conseil Général de l’AED.
Etant donné la structure sacramentelle et en conséquence hiérarchique de l’Église, les priorités de l’AED sont les suivantes :
- La formation religieuse, principalement celle des grands séminaristes et des novices. Nous soutenons également la formation des catéchistes et des laïcs.
- Les bourses d’étude pour les futurs formateurs de séminaires et de noviciats (maîtrise, doctorat) et pour ceux qui auront des responsabilités au sein des diocèses et des communautés religieuses (en France, Mlle Evelyne ARIZZI est chargée des bourses d’études pour l’Oeuvre. Elle travaille en étroite collaboration avec le P. Xavier RAMBAUD, responsable des prêtres étrangers à l’archevêché de Paris).
- Les offrandes de messe et l’aide d’existence pour les religieuses en charge de la pastorale, la première évangélisation, surtout là où la foi est menacée ou n’a pas encore été prêchée, la distribution de livres religieux. Nous soutenons aussi des projets de traduction dans les langues locales.
- La construction d’églises, couvents, séminaires et centres catéchétiques (nos subsides dans ce domaine sont toujours très limités en raison du manque de fonds).
- Les moyens de transport pour le travail pastoral essentiel (dans ce domaine aussi notre budget nous impose de fortes restrictions).
- L’aide caritative et pastorale pour les réfugiés.
- Les projets en faveur du respect de la vie et de la famille.
- L’apostolat des médias.
Lors de l’attribution des sommes demandées, l’AED envoie une lettre de décision. Le paiement est effectué dans la majorité des cas quelques mois après, selon les moyens financiers disponibles. L’AED dépend à 100 % des dons de ses bienfaiteurs dans les 17 pays qui ont un bureau national. L’AED demande immédiatement un accusé de réception de la somme et par la suite, un compte-rendu détaillé sur l’utilisation du subside. Ce rapport permet de sensibiliser nos bienfaiteurs.
Tous les ans, dans le Bulletin n° 4, l’AED publie la répartition des dons reçus pour l’année précédente.
