REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Aide à la formation pour les 47 séminaristes du philosophat du grand séminaire St. Mbaga Tuzine à Murhesa
« Les Congolais en ont vraiment assez de pleurer et de mourir », a déclaré le vicaire général du diocèse de Bukavu, Mgr Pierre Bulambo, quand un prêtre et deux religieuses ont été assassinés en décembre dernier dans l’est de la République Démocratique du Congo. Cela fait déjà trop longtemps que la région des Grands Lacs est stigmatisée par la violence. L’armistice, décidé en 2008, est très fragile. On en revient sans cesse à des conflits armés, à des déplacements de population et à des viols. Les prêtres et les religieux sont aux côtés de la population souffrante, et pour eux aussi c’est un calvaire quotidien. Ils ne sont pas peu nombreux à avoir déjà payé de leur vie pour leur fidélité.
Pourtant, cela n’empêche pas les jeunes hommes de suivre l’appel de Dieu. Au philosophat du grand séminaire Saint Mbaga Tuzinde, à Murhesa, 47 séminaristes se préparent actuellement à l’ordination sacerdotale. Le séminaire existe déjà depuis 1982. De jeunes candidats au sacerdoce, issus de six diocèses, sont ici préparés au service de l’autel, et à servir au milieu de la population. Au cours de son histoire, le séminaire n’a cessé d’être pillé et délibérément endommagé. Par ailleurs, l’Église est aussi pauvre que la population. Par l’agriculture et l’élevage, le séminaire essaye certes de couvrir au moins les frais de nourriture des séminaristes et du corps enseignant, mais les prix galopent et la crise économique mondiale se fait durement sentir. C’est pourquoi l’économe du séminaire, le Père Ferdinand Bizimana, nous demande avec confiance cette année encore de l’aide pour la formation des futurs prêtres.
Un séminariste du nom de Marc, qui nous parle de sa vocation, voulait déjà devenir prêtre quand il était enfant. Son père a été tué au cours de la guerre civile, si bien que sa mère est restée veuve avec onze enfants. Le jeune homme veut toutefois mettre sa vie au service de la réconciliation et briser le cercle vicieux de la haine. Il nous écrit : « « L’année du prêtre », qui a été proclamée pour l’Église entière, et le synode spécial des évêques pour l’Afrique m’encouragent dans mon intention de servir le peuple de Dieu dans mon diocèse martyrisé par la haine et la division, en annonçant chez nous la Bonne Nouvelle de l’amour et de la miséricorde pour le bien des hommes. »
Lévi, un autre séminariste, est originaire d’une famille de douze enfants. Son frère aîné est déjà prêtre, l’une de ses sœurs est entrée dans l’ordre des « Filles de la Résurrection ». Ses parents se réjouissent que trois de leurs enfants consacrent leur vie au Seigneur. Il s’est « épanoui » au séminaire, rapporte-t-il, et il est heureux que règne ici une grande harmonie malgré la diversité des origines (en effet les séminaristes proviennent de différentes régions et ethnies). Dans sa lettre, il écrit : « Je remercie particulièrement tous les bienfaiteurs de « l’Aide à l’Église en Détresse » qui ne m’ont pas oublié dans mon parcours. Puissent-ils tous être assurés que je ne décevrai pas leur générosité. Fasse le ciel qu’ils vivent heureux et bénis ici sur terre et que le bon Dieu leur accorde la béatitude éternelle à la fin de leur vie. »
Nous voulons contribuer, à hauteur de 17.000 euros, à ce que les 47 futurs prêtres puissent poursuivre leur chemin et continuer leur formation.
Code : 115-02-79 ![]()
BURUNDI
Cinq motos pour la pastorale dans le diocèse de Rutana
Le diocèse de Rutana au sud-est du Burundi est encore jeune : en janvier de cette année, il a célébré son premier anniversaire. L’évêque Bonaventure Nahimana a beaucoup à faire pour développer son diocèse qui en est encore au stade de l’enfance. Car en fait, tout manque encore. L’infrastructure pratique de l’Église doit être développée : presbytères, monastères, bureaux de l’administration diocésaine, installations sociales, centres de formation et encore beaucoup plus. Mais sa demande la plus urgente est que les prêtres des onze paroisses dont se compose le diocèse puissent bien s’occuper des fidèles et toujours être là pour eux. Cela renforcera aussi l’apostolat des vocations – l’exemple et la présence des prêtres doivent encourager les garçons à mettre aussi leur propre vie au service du Seigneur. Mais en plus, les prêtres doivent avoir l’occasion de s’occuper le plus intensivement possible des fidèles.
C’est toutefois difficile dans quelques-unes des paroisses – non pas parce que les prêtres manqueraient de zèle apostolique, mais parce qu’ils doivent parcourir de grandes distances à pied pour arriver dans les villages qui font partie de leurs paroisses. Cela leur fait perdre beaucoup de temps et de force. Certaines des localités se trouvent à presque 30 kilomètres du centre de la paroisse. De plus, lors de leurs longues marches à pied, les prêtres sont importunés par le soleil perçant ou la pluie violente. Il faut prendre en charge pastoralement les personnes déplacées dans leur propre pays ainsi que celles expulsées de l’étranger, surtout en provenance de la Tanzanie limitrophe. Car le Burundi, qui compte parmi les pays les plus pauvres au monde, a longtemps été frappé par une sanglante guerre civile.
Presque 170.000 catholiques font partie du diocèse de Rutana. Cela signifie que chaque paroisse compte en moyenne plus de 15.000 fidèles. C’est un chiffre énorme, même dans des conditions normales. Les prêtres doivent célébrer la messe dans les différentes localités, distribuer les sacrements, assurer l’instruction religieuse dans plusieurs écoles, rendre visite aux malades et aux personnes âgées, assister les gens par des actes et des conseils, etc. Mais tout cela est à peine possible sans un moyen de transport approprié. L’évêque nous écrit : « En cette année du prêtre, nous convions les prêtres à être plus proches des gens, en particulier avec les personnes malades et abandonnées, et à multiplier leurs visites dans les paroisses filiales, dans les camps de déplacés intérieurs et de réfugiés rentrés de l’étranger, mais ce n’est pas facile. Je dois dire que c’est avec joie, que la majorité de nos prêtres exécute son service dans des conditions difficiles. » C’est pourquoi il nous demande de l’aider à acheter 5 motos afin q
ue les prêtres puissent plus facilement parvenir auprès de leurs fidèles dans les trois paroisses les plus éloignées. Les deux autres motos seront à la disposition du travail pastoral du diocèse, à la disposition surtout de ceux qui travaillent à l’apostolat des vocations. Il ne demande pas de voitures parce qu’elles sont trop chères et consomment trop d’essence, et que de toute façon certaines des routes seraient trop mauvaises pour la plupart des voitures dont le prix est abordable. Mais des motos apporteraient un grand soulagement aux prêtres et accéléreraient fortement la pastorale. Nous lui avons promis 15.000 euros, afin que les fidèles n’aient plus à attendre aussi longtemps leurs prêtres.
Code : 112-08-29 ![]()
PAKISTAN
Un véhicule pour un curé dans le désert de Thar
Le Père curé Ishaq Ghulam est encore jeune : il n’a été ordonné prêtre qu’il y a quatre ans – dans un pays à majorité islamique où les chrétiens ne constituent qu’une minuscule minorité et sont « socialement discriminés, politiquement opprimés et religieusement persécutés », comme nous l’exprime un confrère du Père Ghulam. Depuis deux ans, Ishaq Ghulam est curé d’une paroisse située dans le désert de Thar. Deux cents familles font partie de la paroisse. Beaucoup d’entre elles sont éparpillées et peuvent être éloignées de plus de 40 kilomètres du centre de la paroisse. La sécheresse, le sable, les températures extrêmes – tout cela complique la vie des gens et des animaux dans cette région. Par un dur labeur, les familles arrachent au désert une maigre production qui suffit à peine pour leur subsistance.
Mais le Père Ghulam a le cœur joyeux : infatigablement, il prend la route pour être le « bon berger » de ses fidèles. Mais ce n’est pas facile, car il ne dispose que d’une très vieille voiture. Les routes ne méritent pas vraiment leur nom. On ne peut presque pas les reconnaître, beaucoup d’entre elles sont ensablées. Et des dunes de sable s’étendent à perte de vue, si bien qu’il est difficile de deviner dans quelle direction on roule réellement. Mais même là où il y a des semblants de routes, celles-ci sont si mauvaises et pleines de trous qu’il est très dangereux de les parcourir avec une voiture inadaptée.
C’est encore pire en hiver, car alors les températures s’effondrent, il fait extrêmement froid et la voiture reste souvent plantée au milieu du désert. Comment faire alors pour la transporter dans l’atelier d’un garage ? Le jeune curé ne se laisse pas effrayer par cela, mais ça l’a souvent déjà rendu malade, parce que sa voiture, tombée en panne par un froid glacial au milieu du désert, ne voulait plus avancer. Mais pour ce prêtre, il n’est pas question de sa propre santé, mais du fait qu’il veut rendre visite à ses paroissiens. Sans un véhicule approprié, il ne lui est que très difficilement possible d’atteindre toutes les personnes qui l’attendent. C’est clair : ici, seule une grosse Jeep peut aider, car le désert ne réussit pas aux autres voitures.
Avec une telle Jeep, ce curé pourrait même par exemple transporter des personnes gravement malades chez le médecin ou dans un hôpital, et fournir aux gens une aide concrète qui est maintenant impossible dans les circonstances actuelles.
Nous avons promis à ce jeune prêtre courageux 6.000 euros pour un véhicule approprié.
Code : 328-01-29 ![]()
INDE
Construction d’un couvent pour les Sœurs de Saint Charles Borromée à Maubawk
C’est dans l’État fédéral du Mizoram, dans les montagnes du nord-est de l’Inde, que vit l’ethnie des Mizo, subdivisée en de nombreuses branches dont chacune parle sa propre langue. La région n’est guère développée, il n’y a pas de système de soins de santé digne de ce nom, presque pas de système éducatif, pas de vraies routes, presque pas de moyens de communication ni de transport. La région a longtemps été complètement fermée aux étrangers, ce n’est qu’en 1947 que sont arrivés ici les premiers missionnaires catholiques. Il y a encore aujourd’hui des restrictions d’accès, et les étrangers qui veulent gagner la région ont besoin d’une autorisation des pouvoirs publics. La pauvreté est grande, et les gens tentent de s’en sortir avec une agriculture peu développée. Cependant, la pratique répandue du défrichement par le feu détruit la nature et finalement menace aussi la population.
Certes aujourd’hui, la plupart des Mizo sont chrétiens, mais les catholiques ne constituent qu’une petite minorité. Toutefois, ce sont des religieuses catholiques de l’ordre de Saint Charles Borromée qui s’occupent des besoins de la population avec un grand engagement. A Maubawk, elles ont loué une petite maison. Maubawk est un village très isolé de presque 8000 habitants, qui se trouve au milieu d’une forêt de bambous. Non seulement les Sœurs vivent dans cette maisonnette, mais elles y tiennent aussi une petite infirmerie, où elles soignent des patients du village lui-même et des villages alentours. Car les maladies, surtout infectieuses, sont très répandues. Beaucoup de gens contractent la malaria, le cholera, le typhus, une hépatite, une pneumonie etc., et les maladies se terminent souvent par la mort. Les enfants sont particulièrement menacés. Rien qu’au mois d’août, plus de 200 bébés et nourrissons ont attrapé des bronchites et des pneumonies. Beaucoup d’entre eux ont pu être guéris parce qu’ils ont été traités à temps par les sœurs, mais certains ont dû mourir en agonisant parce que leurs parents vivaient dans des villages trop éloignés et que l’aide arrivait trop tard. Les villages environnants sont non seulement très éloignés, mais parfois aussi difficiles d’accès. La saison des pluies dure entre 6 et 8 mois, et des éboulements se produisent souvent pendant cette période, si bien que les routes s’en trouvent complètement barrées.
Cependant, non seulement les sœurs s’occupent des gens médicalement, mais elles sont également là pour toutes les détresses du corps et de l’âme. Elles portent sur leurs épaules la pastorale, enseignent la foi aux gens, mais aussi des choses tout à fait pratiques de la vie quotidienne. Elles donnent des cours aux enfants et aux jeunes, enseignent la Bonne Nouvelle tout comme elles fournissent une aide pratique au développement, et surtout elles apprennent aux jeunes mères à maintenir leurs bébés en bonne santé, afin qu’il n’y ait plus autant de nourrissons qui meurent.
Mais maintenant la maisonnette dans laquelle elles ont trouvé refuge est devenue beaucoup trop petite, car jour après jour arrivent de plus en plus de patients et de personnes ayant besoin de conseils, et il n’y a pas de place pour les accueillir. Beaucoup d’entre eux ont une longue marche à pied derrière eux. Si les sœurs avaient plus de place, elles
pourraient bien plus efficacement s’occuper des patients ainsi que de la pastorale. Les petites pièces qui sont maintenant à leur disposition valent mieux que rien, mais en définitive elles ne sont pas adaptées au travail des sœurs. Par ailleurs le nombre des sœurs augmente, et bien que chaque sœur soit absolument indispensable, il deviendra bientôt impossible d’accepter de nouvelles vocations.
Sœur Rosaline, la Supérieure, nous demande de l’aider pour la construction d’un petit couvent, et nous ne voulons pas abandonner les sœurs qui accomplissent un service au milieu de la forêt de bambous de Mizoram. Nous leur avons promis 16.000 euros.
Code : 317-05-19 ![]()
CUBA
Un véhicule pour la pastorale de la paroisse de Yara
La voiture, qui a rendu de loyaux service à la paroisse de Yara durant des décennies, est une antiquité. Elle passe maintenant plus de temps à l’atelier de réparation que sur la route, et il devient difficile de lui trouver des pièces de rechange. Les mécaniciens doivent faire de vrais miracles pour la maintenir un tant soit peu « en vie » – d’autant plus que les conditions de circulation sont pitoyables, et deviennent pire encore pendant la saison des pluies, et qu’une grande partie de la paroisse s’étend sur une zone accidentée. La paroisse est grande : sa superficie s’élève à plus d’un millier de kilomètres carrés. Presque 80.000 personnes vivent ici – la majeure partie d’entre elle est catholique. Deux prêtres et trois religieuses s’occupent des fidèles. Les deux prêtres sont des missionnaires de Steyler. L’un d’eux est originaire d’Indonésie, l’autre de Croatie. La plupart des prêtres de Cuba sont étrangers, et le manque de prêtres est sérieux. Dans le diocèse de Bayamo-Manzanillo, dont fait partie la paroisse de Yara, il n’y a que 12 prêtres pour plus de 800.000 habitants. Seuls trois d’entre eux sont Cubains. Le régime communiste de Fidel Castro, qui a duré plusieurs décennies, a causé de profondes blessures à l’Église, mais n’a pas pu briser la force de sa foi. Mais il y a beaucoup à faire, car des générations de jeunes gens ont été endoctrinées par la propagande communiste qui a essayé de détruire les valeurs chrétiennes. Il est d’autant plus important que le peu de prêtres présents puisse arriver auprès des gens pour annoncer l’Évangile, distribuer les sacrements et livrer un témoignage vivant de Jésus Christ.
Bien que la paroisse de Yara se compose de nombreuses localités, il n’y a d’église qu’à Yara même. Cependant, une ancienne église est actuellement en cours de reconstruction. Dans les autres localités, les fidèles se rassemblent dans des maisons privées pour prier, pour des liturgies régulières et pour la catéchèse. En effet les chemins jusqu’à l’église paroissiale sont beaucoup trop longs, et les autobus ne passent que rarement et sans horaire régulier. Si les prêtres disposaient d’une voiture en état de fonctionner, ils pourraient se rendre beaucoup plus fréquemment dans les différentes localités et y célébrer la messe.
13.000 euros sont nécessaires pour acquérir une voiture qui rendra active la pastorale. Qui apportera son aide ?
Code : 216-01-29 ![]()
MEXIQUE
Soutien à la formation de 10 novices de l’ordre des Clarisses Capucines
Assise en 1212. Une belle jeune fille quitte en secret la maison de ses nobles parents. Elle laisse derrière elle la sécurité et la protection, la richesse et tout le confort, pour offrir sa vie entière à son fiancé Jésus-Christ, dans la pauvreté, la chasteté et l’obéissance. Elle est enflammée des idéaux de Saint François d’Assise, son chef spirituel, compagnon et frère dans le Seigneur. Chiara Offreduccio di Favarone – c’est ainsi que s’appelait alors la jeune fille – met sa famille effrayée devant le fait accompli : elle se fait couper les cheveux et convainc ainsi ses proches qu’elle avait irrévocablement choisi une vie d’imitation radicale de Jésus-Christ. A cette époque, il n’était certes pas inhabituel qu’une jeune fille rentre au couvent, mais une jeune femme d’une famille noble aurait mené une vie conforme à sa condition, même dans une communauté religieuse. Choisir une vie dans la stricte pauvreté était quelque chose de nouveau et d’indigne. D’autres jeunes femmes la suivirent bientôt. Plus tard, elle est elle-même devenue célèbre dans le monde entier comme Sainte Claire d’Assise, fondatrice des Clarisses. L’ordre qu’elle fonda avait la particularité que non seulement les différentes sœurs renonçaient à tous les biens de ce monde, mais qu’aussi la communauté elle-même était pauvre et ne possédait rien.
Il y a aujourd’hui dans le monde entier des sœurs qui suivent avec zèle l’idéal de Sainte Claire. Elles se consacrent surtout à l’adoration perpétuelle devant le Saint Sacrement de l’autel.
Au Mexique, les Clarisses Capucines de la communauté religieuse féminine contemplative représentent la plupart des vocations. De jeunes visages heureux sourient sous leur voile, et beaucoup des couvents de la communauté éclatent de tous côtés, bien que le Mexique soit un pays de tradition laïque, avec sans cesse des tentatives politiques pour repousser le plus possible l’influence de l’Église et que, comme dans beaucoup de pays d’Amérique latine, les valeurs chrétiennes soient de plus en plus refoulées en dehors de la société malgré le nombre élevé de fidèles catholiques. Eu égard à cela, la prière des sœurs contemplatives est indispensable.
Le Père Werenfried van Straaten, fondateur de notre œuvre de bienfaisance, a écrit à propos de la vie contemplative que c’était comme « de la neige pure au sommet des montagnes, sous le soleil de l’Amour de Dieu. Neige qui fond, se liquéfie, et qui semble inutile selon toute apparence. Mais voyez ! D’étroits petits ruisseaux s’écoulent vers le bas, ils s’élargissent, se réunissent à des courants sauvages, deviennent des chutes d’eau qui font fonctionner des centrales électriques, des machines, des usines et des industries entières. Ils font apparaître des océans de lumière comme par enchantement et continuent leur route pour transformer des plaines arides en champs fertiles, pour recouvrir d’arbres, de plantes, céréales, fleurs et fruits et de beauté un monde gris et pour amener dans des pays lointains des cargaisons entières de nourriture et de tout ce qui est encore nécessaire à la vie humaine… C’est l’essence de toute vie contemplative, de tout Être en silence auprès de Dieu, de toute écoute attentive de la Parole de Dieu. »
Nous avons promis 1560 euros aux Clarisses Capucines de la province du sud du Mexique pour la formation de 10 jeunes novices, afin que leur prière et leur vie deviennent un tel courant d’amour et de salut pour
le Mexique et pour le monde entier.
Code : 230-03-79 ![]()
BOSNIE HERZEGOVINE
Finition de la nouvelle église paroissiale de la paroisse Saint Luc à Sarajevo
La paroisse Saint Luc a été fondée à Sarajevo il y a presque 15 ans. La guerre, qui avait fait rage en Bosnie-Herzégovine pendant trois ans après l’éclatement de la Yougoslavie, était alors presque terminée. Son triste bilan : 243.000 personnes ont perdu la vie, deux millions de personnes ont été déplacées en raison du redécoupage de la République, de nombreux monastères, églises, presbytères et autres bâtiments ecclésiastiques ont été intentionnellement détruits. Les blessures de la guerre sont encore visibles partout dans le pays et ce sont surtout les catholiques, d’origine croate, qui ne reprennent pas pied. De nombreux jeunes Croates partent pour l’étranger, vu que les possibilités de formation et de travail sont mauvaises, et beaucoup des familles qui s’étaient enfui pendant la guerre ne veulent pas revenir dans leur patrie parce qu’elles n’y voient pas d’avenir pour elles-mêmes ni pour leurs enfants. L’infrastructure a été détruite au cours de la guerre, et il y a encore beaucoup de régions sans eau courante ni électricité, même si entre-temps beaucoup de choses ont déjà pu être reconstruites. Par ailleurs, dans le domaine politique et religieux, les catholiques connaissent de fortes restrictions, ce qui complique particulièrement la recherche d’un poste de travail. Il est fréquent que les catholiques ne soient pas engagés quand ils postulent pour une place.
Mais même la reconstruction de la vie de l’Église est difficile. En effet, non seulement la construction d’églises et de centres paroissiaux coûte beaucoup d’argent, mais en plus elle est souvent interrompue intentionnellement par les pouvoirs publics qui refusent d’accorder des permis de construire. Tandis que plus de 200 nouvelles mosquées ont été construites dans la ville de Sarajevo elle-même, ainsi que dans d’autres parties du pays grâce à l’argent de l’Arabie Saoudite, il est souvent impossible aux catholiques de construire des maisons de culte et des centres paroissiaux. Par ailleurs, des fondamentalistes islamiques attisent l’opinion publique contre les chrétiens, ce qui rend plus difficile une cohabitation pacifique, nous rapporte le Père curé Ante Jelic. Les fidèles de la paroisse Saint Luc à Sarajevo ont même dû se battre pendant sept longues années contre tous les obstacles bureaucratiques imaginables pour obtenir l’autorisation de construire leur église paroissiale. Entre-temps, le gros œuvre de l’église a déjà pu être accompli avec l’aide de « l’Aide à l’Église en Détresse ». Le Père curé Jelic relate : « Nous avons achevé la nouvelle église paroissiale et couvert le toit. Pendant des années, nous avons célébré la messe au rez-de-chaussée où il faisait froid et sombre. Nous avons récemment inséré les portes et les fenêtres, bien que les murs et les sols n’en soient encore qu’au gros œuvre. C’est maintenant ici que nous célébrons la messe. Mais nous voudrions continuer les travaux. Les installations électriques, le nettoyage, la peinture et les travaux sur le sol de l’église sont imminents. La détresse nous pousse à vous écrire à nouveau. Au nom de la paroisse, je vous remercie beaucoup et vous salue très cordialement, dans l’espoir que vous ne nous laisserez pas tomber. »
Nous ne voulons pas décevoir sa confiance et avons promis 25.000 euros, afin que les travaux de construction n’aient pas à être interrompus.
Code : 444-01-19 ![]()
UKRAINE
Un bâtiment pour les activités du diocèse de Kharkiv-Zaporizhzhya
La plupart des gens s’imaginent que les évêques résident dans des palais ou au moins dans de belles et grandes demeures. Cependant, Mgr Marian Buczek habite dans des conditions qui ne seraient même pas acceptables pour un logement social dans la plupart des pays. Sa chambre, qui se trouve dans une baraque provisoire, fait neuf mètres carrés. Il n’y a pas non plus de locaux pour les autres activités et besoins du diocèse. Quand l’Église catholique a dû reprendre son travail à zéro en 1991 à Kharkiv, après les bouleversements politiques en Europe de l’Est et l’indépendance de l’Ukraine, les prêtres ont acheté quelques conteneurs. C’est là que se déroule la vie de l’Église catholique depuis lors.
Mais il y a au moins déjà un lieu de culte. Car à Kharkiv, située à l’est de l’Ukraine, à 40 kilomètres à peine de la frontière russe, avec une population d’environ 2 millions d’habitants, l’église catholique de l’Assomption avait déjà été construite au 19ème siècle. L’église avait cependant été confisquée et ravagée par les bolcheviques en 1938. Elle n’a été restituée à l’Église catholique qu’en 1992. Les soviétiques athées y avaient accompli leur œuvre : les portraits de Saints, objets liturgiques et statues avaient tous été détruits. Une seule statue était restée intacte : celle de la Vierge Marie, Immaculée Conception, qui tenait sur un socle rappelant le globe terrestre. Les fidèles y ont presque vu un miracle. Elle, la Reine du Ciel, avait survécu au communisme, oui, elle l’avait vaincu. Désormais, il devenait à nouveau possible de louer et de célébrer Dieu là où la lutte contre la foi avait fait rage pendant des décennies, de la manière la plus cruelle qui soit.
En 2002, quand la ville de Kharkiv a été élevée au siège épiscopal du diocèse de Kharkiv-Zaporizhzhya, le Pape Jean-Paul II a donné à l’église de l’Assomption le titre de cathédrale. Depuis mai 2009, Marian Buczek, né en Pologne il y a 56 ans, est l’évêque de ce diocèse dans lequel il n’y a que 50.000 catholiques sur 20 millions de personnes.
Les fidèles reflètent la diversité de l’Église mondiale : Rien que dans la cathédrale de Kharkiv, on dit des messes en ukrainien, polonais, russe, slovaque et vietnamien ! Dans l’église paroissiale Saint Vincent de Paul, on célèbre par ailleurs aussi des messes en français et anglais, car il y a beaucoup d’Africains ici. Des enfants de cœur africains assistent le prêtre. Kharkiv est une ville où il y a beaucoup d’étudiants ; beaucoup des catholiques proviennent d’autres continents. L’Église est vivante et grandit, mais elle a besoin de plus d’espace vital.
L’évêque dynamique se retrousse les manches : dans son diocèse, l’Église aura bientôt la possibilité d’organiser ses activités dans des conditions normales. Marian Buczek ne veut pas de palais pour lui-même, mais il souhaite des salles de catéchisme, une bibliothèque œcuménique
, des pièces où les religieuses pourront s’occuper des enfants aveugles et handicapés, une salle d’urgences médicales pour les pauvres, une cuisine pour servir la soupe aux sans-abri, des pièces pour les rencontres pastorales avec les enfants, les jeunes et les adultes, pour la chorale et les groupes de prière. Et naturellement, le bâtiment doit aussi comporter des pièces à vivre pour l’évêque et les prêtres ainsi que des bureaux et des chambres d’hôte. La lutte avec les autorités a été longue et rude, et quand l’évêque voulait aller chercher le permis de construire, on lui disait : « Ici, ça ne deviendra pas un deuxième Vatican ! », mais finalement la ville a restitué à l’Église catholique le terrain situé à côté de la cathédrale. Il faut maintenant commercer la construction dès que l’hiver sera fini et que le temps le permettra, étant donné qu’il existe un risque que l’administration municipale ne reprenne à nouveau le terrain à l’Église. En effet, il se pourrait que l’administration déclare que le terrain n’a pas été utilisé dans le but indiqué, mais qu’il reste vide. Nous avons promis 300.000 euros à cet évêque engagé, qui ne demande pas grand-chose pour lui-même, mais tout pour ses fidèles.
Code : 438-08-19 ![]()








