Notre action
> Les projets du mois d’avril 2010
Ethiopie
Construction d’une chapelle à Niko
En Ethiopie, l’histoire du christianisme
remonte à presque deux millénaires. Le premier évêque date de l’an
316 après Jésus-Christ, et le monachisme s’est acclimaté à partir
de l’an 500. Aujourd’hui, près de 60 % de la population de ce pays
du nord-est africain sont chrétiens. La plupart d’entre eux font
partie de l’Église orthodoxe éthiopienne. Il n’y a
qu’environ 0,8 % de catholiques. Cependant,
l’Église catholique accomplit 90 % du travail
socio-caritatif de ce pays africain.
Dans le village de Niko, qui fait partie du vicariat apostolique de
Gambella, l’Église catholique n’a commencé son activité qu’en 2008,
mais elle a été bénie en peu de temps par l’implantation d’un
apostolat florissant. Par ailleurs, l’Église fait beaucoup pour
aider les gens à améliorer leurs conditions de vie. Toute la région
est à l’abandon, la population vit dans une grande pauvreté. De
plus, il y a des conflits entre les différentes ethnies. Jusqu’à
présent, les gens appartiennent majoritairement à des religions
tribales traditionnelles. Cependant, beaucoup d’entre eux
s’intéressent à la Bonne Nouvelle de Jésus Christ et souhaiteraient
en apprendre plus à son sujet.
Petros Tesfaye, le curé, nous écrit : « L’Église
catholique est l’Église qui unit toutes les ethnies (…). Les gens
vivent en dessous du seuil de pauvreté, mais ils sont très heureux
d’être chrétiens catholiques et leur foi est forte. Le nombre de
catéchumènes ne cesse d’augmenter. » Selon lui, il est
particulièrement important que les pauvres et les défavorisés
fassent l’expérience de leur dignité d’enfants de Dieu. Il y a
actuellement 375 personnes qui se préparent au baptême et à la
première communion. Dans d’autres villages aussi, les gens
demandent à être instruits dans la foi catholique.
Le Père Tesfaye aimerait maintenant construire une chapelle à Niko,
afin que les cours et les messes n’aient plus lieu en plein air.
Par ailleurs, les fidèles se sentent frustrés de ne pas avoir
d’endroit pour pouvoir honorer Dieu. Spécialement en
Afrique, les gens ont une conscience profonde de la sainteté des
lieux.
Les habitants de Niko sont prêts à collaborer de leurs mains aux
travaux de construction de la chapelle. Ils sont également prêts à
donner quelque chose du peu d’argent dont ils disposent pour que
Dieu ait sa maison au milieu d’eux. Leurs modestes moyens ne sont
pas suffisants, c’est pourquoi le Père curé Tesfaye nous demande de
l’aide. Nous ne voudrions pas les décevoir, lui et ses fidèles
; nous lui avons promis 15.000 euros. Qui veut l’aider
?
Code: 118-01-19 ![]()
République Démocratique
du Congo
Formation de 200 catéchètes pour la pastorale aux armées
Plus de 5 millions de personnes ont été assassinées depuis 1996 dans la région du Kivu, dans l’est de la République Démocratique du Congo. Massacres d’une brutalité inimaginable, viols en masse, incendies criminels, enlèvements et pillages sont jusqu’à présent à l’ordre du jour. Cependant, la presse internationale s’intéresse à peine à ce conflit. Presque personne ne sait qu’il s’agit de l’affrontement militaire ayant coûté le plus de vies humaines depuis la deuxième guerre mondiale. La cause de cette tragédie est la soif de posséder les ressources du sol, car dans la région il y a de gros gisements de cuivre, d’uranium, de cobalt, de zinc, de tungstène, de minerai d’étain, d’or et de diamant. Mais surtout du coltan.Non seulement les rebelles se distinguent par une grande brutalité, mais également les troupes gouvernementales congolaises. Le projet, mis en place par le diocèse de Goma pour s’occuper de la pastorale des membres de l’armée, est d’autant plus important. Les soldats doivent s’imprégner de l’esprit de l’Evangile, continuer de développer leur conscience et apprendre les valeurs permettant de déterminer leurs actes. C’est un précieux investissement dans un avenir meilleur pour la région du Kivu, ensanglantée et douloureusement éprouvée. Le diocèse a déjà ainsi obtenu de bons succès, c’est pourquoi il voudrait former encore 200 autres catéchètes qui aideraient les soldats à se sensibiliser à la volonté de Dieu et à la dignité de l’Homme et à orienter leurs actes de plus en plus en direction de l’esprit évangélique. Il faut beaucoup de catéchètes, car il y a de nombreux endroits difficilement accessibles en raison des mauvaises conditions de circulation, ce qui empêche un catéchète d’être actif à plusieurs endroits.
A Rome, en octobre 2009, le Pape Benoît XVI a déclaré dans son sermon d’ouverture du synode spécial des évêques d’Afrique : « Par son action d’évangélisation et de promotion humaine, l’Eglise peut certainement apporter en Afrique une grande contribution à toute la société (…). La vocation de l’Eglise, communauté de personnes réconciliées avec Dieu et entre elles, est d’être prophétie et ferment de réconciliation entre les différents groupes ethniques, linguistiques et aussi religieux (…) ».
Pour atteindre cet objectif, le diocèse de Goma mise là où les choses sont les plus urgentes : auprès de ceux dont les dispositions intérieures et l’attitude auront des conséquences : pendant leur service militaire, seront-ils des meurtriers de masse ou des serviteurs de la justice et de la paix ?
Nous avons promis 15.000 euros.
Code: 115-07-49
Terre sainte
Travaux de rénovation dans la paroisse syro-catholique
de Bethléem
L’exode des chrétiens de Terre sainte qui émigrent à l’étranger ne
cesse pas. 80 % des habitants de Bethléem étaient encore
chrétiens dans les années 1940, ils sont à peine plus de 10 %
aujourd’hui. Mais si un jour il ne devait plus y avoir de
chrétiens en Terre sainte, ce ne serait plus une terre sainte, dit
Marie-Ange Siebrecht, qui s’occupe du Proche-Orient au sein de
notre Œuvre. « Les lieux saints sont importants,
mais ce sont les chrétiens qui sont les pierres vivantes.
Et il faut continuer à aider ces gens. Nous devons leur porter
assistance ! », déclare-t-elle en lançant un appel à tous
les chrétiens du monde occidental.
La plupart des chrétiens ne veulent absolument pas quitter leur
patrie. A Bethléem, beaucoup de voix s’expriment comme celle-ci :
« Cela représente vraiment beaucoup pour moi d’être né
dans la ville de David, à Bethléem, où Jésus est venu au monde. Je
ne voudrais pas quitter mon pays, le pays de mes pères, ma maison,
ma famille, tout est ici ! » Mais beaucoup d’entre eux ne
voient aucune autre possibilité, car les gens de la région de
Bethléem vivent comme dans une prison. Ils ne peuvent se rendre
nulle part sans s’arrêter à des points de contrôle. Même les plus
jeunes le ressentent déjà. Si on pose la question à des enfants qui
jouent dans la rue, ils disent : « Autrefois, nous jouions
aussi de l’autre côté, mais ensuite ils ont construit le mur, afin
que nous ne puissions plus aller de l’autre côté. Nous sommes une
famille dont une moitié est ici et l’autre là-bas. Des enfants
jouent également de l’autre côté, mais nous ne pouvons plus jouer
ensemble. »
Les adultes peuvent à peine nourrir leurs familles. A Bethléem, il
n’y a quasiment pas de travail, mais plus des deux tiers des
habitants n’ont pas la possibilité de sortir de la ville pour
pouvoir travailler ailleurs. Un chrétien de Bethléem déclare :
« Nous vivons à cinq minutes de Jérusalem, mais
nous ne pouvons pas y aller ! On nous traite comme des terroristes
! »
Mais au sein de l’Église, les fidèles ressentent qu’ici ils
habitent bien en Terre sainte. La jeunesse reste d’autant plus ici
que les habitants sont profondément enracinés dans leur paroisse,
et que les offices, les prières ainsi que les activités sociales et
les célébrations communes sont nombreux. Cependant, il faut pour
cela des locaux appropriés.
L’église paroissiale syro-catholique de Bethléem, à laquelle se
rattachent aussi un centre paroissial ainsi que la résidence des
prêtres, a besoin d’être rénovée d’urgence pour pouvoir répondre
aux besoins de la paroisse. Nous voulons apporter une aide de
20.000 euros, car nous nous souvenons de ce que le Père Werenfried,
fondateur de notre Œuvre, écrivait en 1956 après son voyage en
Terre sainte : « Je suis allé en Terre Sainte pour notre
Œuvre, sur la terre où les collines, les chemins et les villages
sont marqués des traces du sauveur, là où Jésus et sa Sainte Mère
ont ri et pleuré. Vignoble aride où Dieu était en détresse et où
c’est l’Église qui supporte encore aujourd’hui, à travers ses
membres, la souffrance et la mort du ressuscité ». Nous
soutenons cette Église jusqu’à maintenant.
Code: 321-01-19 ![]()
Colombie
Aide à la formation de 59 séminaristes de l’Institut
missionnaire Saint Jean Eudes de Mosquera
Depuis des décennies, la Colombie se trouve en crise perpétuelle :
de violents combats entre la police, l’armée, les cartels de la
drogue et la guérilla. Les conséquences en sont dramatiques :
corruption, taux d’inflation élevé, des milliers des réfugiés dans
leur propre pays. Les gens vivent dans une peur constante et ne
peuvent pas avoir une vie normale. À côté de l’organisation
terroriste FARC bien connue en occident, il y a d’autres groupes
armés d’extrême droite et d’extrême gauche avec leurs lots de
contraintes, de violence et de mort envers la population, nous
rapportent les représentants de l’Église.
Pourtant, à travers tout le pays, l’Église fait ce qui est en son
pouvoir. Et elle n’est pas épargnée elle non plus ! En effet, de
nombreux dignitaires de l’Église ont déjà été kidnappés, et il y a
sans cesse des assassinats de prêtres.
Cependant, l’Église tient infatigablement et vaillamment à son
engagement et joint l’engagement social à la prise en charge
pastorale des gens. C’est également ainsi que les 59 séminaristes
conçoivent leur vocation, eux qui se préparent, à l’Institut
missionnaire Saint Jean Eudes de Mosquera, à pouvoir un jour servir
Dieu et les hommes en tant que missionnaires dans leur propre pays,
et en partie à l’étranger.
Un évêque colombien nous a déclaré : « La mission de
l’Église est d’être un instrument de paix et une voix prophétique
pour la justice et la vérité – une voix avant tout pour les pauvres
et ceux qui souffrent. La paix en Colombie ne doit pas être une
paix des tombes, mais une paix vivante, à laquelle toutes les
parties doivent participer. Le message de l’Église est
certes respecté, mais hélas on ne lui porte que trop peu
d’attention ». Les futurs prêtres veulent servir à cette
paix, la Pax Christi.
Deux prêtres et six diacres ont été ordonnés au début de l’année.
De nouveaux candidats voudraient intégrer l’institut cette année.
Ils voudraient contribuer à ce que la Colombie devienne un pays
marqué par la Bonne Nouvelle de Jésus Christ et construise, sur
cette base, un avenir meilleur et plus paisible.
Pour la formation des séminaristes, nous avons promis 4200 euros
pour cette année.
Code: 214-02-79 ![]()
Croatie
Construction d’un centre pastoral à
Plitvice
Les fidèles de Plitvice ont dû attendre longtemps avant d’avoir
enfin leur propre paroisse. Les communistes ne permettaient pas la
fondation de paroisses. Leur rêve ne s’est réalisé qu’il y a six
ans.
Le diocèse de Gospic-Senj, dont Plitvice fait partie, a beaucoup
souffert lors de la guerre en Croatie au début des années 1990.
Presque tous les bâtiments ecclésiastiques et les églises ont été
détruits. Au cours de la période qui a suivi, il n’était pas
question de construire de nouveaux bâtiments. Mais maintenant, le
rêve des fidèles de Plitvice se réalise : c’est là que l’évêque a
décidé d’établir un centre pastoral dont profiteront non seulement
les paroissiens, mais aussi des prêtres, des religieuses et des
laïcs de tout le diocèse. A l’avenir, la catéchèse paroissiale, les
retraites pour laïcs, les exercices spirituels pour les prêtres et
les religieux, les sessions de la conférence épiscopale et les
séminaires pastoraux y auront lieu. Enfin, il y aura aussi une
grande pièce dans laquelle on pourra célébrer la messe, et le
prêtre habitera dans le bâtiment.
Le Père curé Alojz Knezevic se réjouit déjà, car il sait que
beaucoup plus de fidèles se rendront régulièrement aux offices s’il
y a une pièce appropriée à cela.
Aujourd’hui il y a 300 familles catholiques à
Plitvice, mais certaines ne vont à la messe que
les jours de fête. Cependant le Père curé Knezevic est
optimiste et pense que ceux qui, aujourd’hui, ne se manifestent que
rarement, développeront de plus en plus d’intérêt pour la
foi.
Le nouveau centre pastoral est un signe d’espérance pour
tout le diocèse.
En Croatie, l’Église jouit encore d’une bonne image, étant donné
qu’elle était un signe de résistance à l’époque communiste et est
encore restée une instance morale après la guerre. Par ailleurs, la
foi catholique est profondément enracinée dans le peuple croate
malgré la longue période communiste. Cependant, il faut justement
investir dans le soutien à ceux qui transmettront la foi et qui,
par leur témoignage personnel, éduqueront dans l’amour du Christ et
de l’Église les générations à venir. Le centre pastoral de Plitvice
doit servir à cet objectif.
Nous voulons fournir 50.000 euros d’aide afin que le centre puisse
être achevé cette année.
Code: 441-01-19 ![]()
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